Il y a cinq ans, quand j’habitais Paris, j’aimais bien récupérer des équipements électroniques déposés sur les trottoirs. Un jour, je tombe sur une tour Compaq avec un logo « Intel Inside Celeron » à l’ancienne. Curieux, je l’embarque pour regarder ce qu’il y a dedans.
C’est une ancienne tour bureautique avec une configuration « vintage » et peu véloce : Intel Celeron 1 100 MHz, SDRAM, trois ports PCI, carte vidéo 2D intégrée et contrôleur réseau 10/100 intégré. À l’allumage, je constate qu’elle fait peu de bruit et qu’elle consomme une trentaine de watts : parfait pour une tour qu’on pourrait laisser allumée toute la journée. L’interface de ma Bbox m’exaspérait, alors pourquoi ne pas la transformer en pare‐feu/routeur ?
Il existe un grand nombre de distributions de pare‐feu sous GNU/Linux ou BSD. J’ai testé celles adaptées à ma configuration : IPCop, IPFire, pfSense et Zeroshell. Finalement, j’ai retenu IPFire car l’interface est légère, les fonctionnalités me conviennent, les mises à jour sont régulières et l’équipe de développement accessible.
En fouillant dans les options et dans la doc, j’ai pu apprendre les bases des réseaux : DHCP, DNS, serveur mandataire (proxy), observation des connexions, détection d’intrusions... Ce qui était censé être une configuration à but pédagogique est devenu une configuration nominale : le pare‐feu est toujours derrière ma box, mais la tour Compaq a laissé place à une Dell 64 bits trouvée dans la rue elle aussi.
Suis‐je le seul à utiliser ce genre de distribution à la maison ? Dédiez‐vous une machine à la gestion de votre réseau local, ou vous contentez‐vous de votre box Internet ?