Ce titre est celui d’un courriel reçu le samedi 20 juin 2026 en fin de soirée. La France est alors au milieu de sa deuxième canicule de l’année, et moi en train de produire la dépêche De la fermeture des comptes inactifs depuis 3 ans que je pensais initialement en avance et qui était finalement en retard.
Et donc recevoir un tel message n’annonçait rien de bien rafraîchissant. (Même si ça changeait des week-ends successifs d’annonces de failles de sécurité noyau à déployer plus ou moins en urgence)
Pourtant il s’agissait du signalement d’une faille réelle, fait de façon détaillée, claire et pédagogique. Ça change du bruit de fond habituel sur Internet avec son lot de tentatives diverses et variées d’injections chimériques mi-SQL mi-Javascript mi-PHP, et ses fameux audits de sécurité non-sollicités et délicieusement bourrins. Grand merci donc à 0xMitsurugi H pour avoir explicité le problème.
Depuis 6 ans, Libre en Fête c'est la fête des logiciels libres à chaque arrivée de printemps. Le mouvement prend de l'ampleur et cette année le nombre de manifestations approche 80.
16 régions sont concernées dans l'hexagone et la Corse participe également. La liste des évènements est disponible sur le site libre-en-fete.net et les détails peuvent être consultés sur l'agendadulibre.org.
Le journal Le Monde a également publié un article illustrant bien le dynamisme et la diversité de la communauté du libre et un encart intitulé Le "boom" des logiciels libres avec, entre autres, une bonne définition du logiciel libre et des quatre libertés.
John Backus est décédé samedi 17 mars à l'âge de 82 ans. Pionnier de l'informatique, il a forgé les bases de l'informatique dans les années 50-60 au travers de quelques travaux que nous avons tous plus ou moins utilisé :
Le Fortran développé entre 1954 et 1957 par lui et son équipe au sein d'IBM. Le Fortran, que l'on aime ou que l'on aime pas, a su par la suite évoluer et sa dernière mouture est toujours très utilisée en calcul intensif.
La notation BNF (Backus-Naur Form) en 1959 permet de décrire la grammaire d'un langage de programmation indépendamment de ce langage. Cette notation est toujours très utilisée de nos jours. A l'origine, John Backus l'a introduite pour définir l'Algol.
Il est en effet l'un des membres actif du comité international de l'Algol 58, puis de l'Algol 60 . Ce langage a rapidement été utilisé dans les années 60 par les universitaires pour décrire des algorithmes. Il a, par exemple, été le premier à utiliser la paire : "begin end" pour délimiter les blocs. Aujourd'hui au musée des langages, il a fortement marqué ses successeurs, dont le Pascal.
Il reçoit en 1977 le prix Turing récompensant ses travaux, notamment sur la notation BNF.
La nouvelle est tombée cette après-midi (mercredi 21 mars) sur le site de l'agence de presse officielle de KDE, à savoir dot.kde.org [1] : la prochaine série majeure du bureau KDE dispose désormais d'un calendrier avant sa publication, escomptée pour la fin octobre 2007.
Outre le passage à la série 4 de la librairie graphique Qt de Trolltech (NdM : prononcer « cute »), cette évolution devrait se traduire par des changements fondamentaux dans la structure interne du projet.
Ainsi, pour le son, aRts sera définitivement abandonné au profit de Phonon [2] qui devrait servir d'interface générique pour les applications KDE.
Des doutes subsistent toutefois sur certaines innovations comme plasma (pour l'interface graphique) ou le projet portable akonadi [3] (pour la synchronisation des téléphones, PDA, etc.) dont l'état d'avancement reste indéterminé.
Certaines évolutions sont déjà âprement discutés sur dot.kde.org notamment sur l'évolution visuelle du bureau [4], certaines concessions au « sucre pour les yeux » (eye-candy) étant ainsi contestées car considérées comme inutiles ou excessivement gourmande en terme de ressources [5].
Par ailleurs, la série 3.5.x poursuit son évolution. Après une version 3.5.6 en janvier 2007 visant essentiellement à corriger des bogues mais incluant aussi de nouvelles fonctionnalités [6] , une autre (dernière ?) version de maintenance reste possible bien qu'aucune annonce n'ait encore été faite.
Le 2 juin 2006 sur le site formats-ouvert.org, on pouvait lire : "le parlement danois, juste avant d'être en vacances parlementaires, a voté à l'unanimité en faveur de l'utilisation obligatoire de standards ouverts dans les technologies de l'information du pays à partir de 2008 au plus tard."
Le 4 mars 2007 toujours sur l'excellent Formats-ouverts.org, Thierry STOEHR écrivait : "Il est aussi certain que la bataille va faire rage en public ou dans les coulisses pour définir ce qu'est un standard ouvert."
Mais il y a un élément nouveau en date du 19 mars 2007 :
"For exchanging documents between public authorities, the ministry proposes the use of either ISO standard Open Document Format (ODF) or Microsoft's standard, Office OpenXML."
(http://ec.europa.eu/idabc/en/document/6768/469)
Verrons-nous la même chose en France pour le RGI ?
Le quatrième dimanche de chaque mois le BxLUG organise une LCP/IP où tout un chacun peut venir copier ou échanger des logiciels libres, mais aussi partager des connaissances, des configurations, et faire circuler des informations...
La prochaine LCP/IP se déroulera le dimanche 25 mars 2007 de 10h à 18h au FoSCuP à l'ULB.
Nous vous attendons nombreux que vous soyez débutant, aguerri ou simplement curieux. N'hésitez pas à nous faire part de votre venue pour nous aider à évaluer le nombre de sandwiches nécessaires : lcp @ bxlug.be
Après une année 2006 riche en événements sur le front de la lutte contre les ventes subordonnées de logiciels avec du matériel informatique, l'année 2007 commence bien pour la visibilité de cette question, avec la lettre ouverte aux constructeurs, le questionnaire aux candidats à la présidentielle incluant cette problématique, et un dossier rassemblant des questions NTIC posées --dont la vente liée-- à six de ces candidats dans l'Ordinateur Individuel du mois de mars. Un communiqué co-signé par l'AFUL, l'APRIL et l'ADULLACT fait le point et rappelle qu'il n'est pas trop tard pour répondre au questionnaire de l'initiative Candidats.fr.
On notera cependant l'admirable ignorance de la réalité de terrain du Sénateur Maire de Lyon, qui signa en février un accord avec Microsoft. Une lettre ouverte co-signée par l'AFUL, l'APRIL et l'ADULLACT rappelle quelques évidences.
01net organise le jeudi 22 mars 2007 de 18h à 19h un chat « Logiciels libres » avec Benoît Sibaud président de l'APRIL (remplaçant Frédéric Couchet, délégué général, initialement prévu) et Christophe Espern, chargé de mission sur les thèmes « « Quel est aujourd'hui le poids du logiciel libre, en France et en Europe ? L'Administration et l'État doivent-ils montrer l'exemple en matière de logiciel libre ? La France a-t-elle besoin d'un pôle de compétitivité pour le logiciel libre ? La loi DADVSI menace-t-elle les intérêts du logiciel libre ? Quelle est la position des candidats à la présidentielle sur le logiciel libre ? Quel est le rôle de l'April ? ».
Les biographies transmises à 01net :
Benoît Sibaud est président de l'APRIL depuis décembre 2004. À titre professionnel il est ingénieur en informatique dans un centre de R&D Télécoms. Il a découvert GNU/Linux dans un magazine en 1995. Après des implications dans un GULL (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres) et à LinuxFR, il adhère à l'APRIL en 2001 pour sa dimension nationale, et pour être plus actif dans la défense du logiciel libre. À l'APRIL, il a entre autres créé le groupe de travail pour obtenir un classement du logiciel libre au patrimoine immatériel de l'humanité et est président depuis décembre 2004. En dehors de l'APRIL, il est encore co-webmestre du site LinuxFr et aussi co-responsable du thème Communautés des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2007.
Christophe Espern a découvert le libre début 2000. Fin 2002, il a cofondé l'initiative EUCD.info et s'est investi pendant quatre ans pour sensibiliser le public et les pouvoirs publics sur les enjeux entourant la transposition de la directive EUCD. Il a adhéré en 2004 à l'APRIL.
Le projet Prométhée, un ENT (Environnement Numérique de Travail) Libre et gratuit pour l'enseignement, sera présent à intertice.
Intertice est une manifestation interacadémique destinée à montrer ce qui se fait en matière de TICE (Technologie de l'Information et de la Communication dans l'Enseignement) en Île-de-France.
Cette 3ème édition se déroulera le mercredi 4 avril à La Cité des Sciences et de l'Industrie (30, avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris).
En plus de Prométhée seront également présents sur le stand "Logiciel Libre" : Slis, OOo et Claroline.
Comme tous les derniers mardis de chaque mois, l'association Campux vous invite à venir boire un verre au Café Citoyen.
Ce mois-ci il y aura une petite thématique : la présentation du routeur Wi-Fi installé par Campux au café Citoyen. Un Linksys WRT54GL flashé avec OpenWrt, un petit bonheur à geek :)
Le café citoyen est situé 7 place du Vieux Marché aux chevaux, à Lille même (Métro République-Beaux arts).
La place de l'ancien marché aux chevaux est située le long de la rue du Molinel, non loin de la place de la république. Le café citoyen est juste à côté de Royez Musique.
Régulièrement, Parinux organise des install-party, où les utilisateurs compétents aident les gens à installer linux sur leur machine et à résoudre leurs éventuels problèmes.
Les prochaines auront lieu respectivement à Pierrefitte et à Meudon les samedi 24 et 31 mars, et nous vous encourageons à vous inscrire sur les pages web de Parinux pour pouvoir bien organiser les manifestations et prévoir les décharges pour les assurances.
Le 1er février, à l'occasion du salon Solutions GNU/Linux 2007, l'APRIL lançait l'initiative Candidats.fr, avec pour objectif de connaître la position des candidats à l'élection présidentielle sur divers sujets relatifs au Logiciel Libre. Lors de la table ronde politique du salon Solutions GNU/Linux, les représentants de quatre partis présents (Verts, PS, PCF et UMP) ont confirmé que le candidat de leur formation politique répondrait au questionnaire ; François Bayrou a confirmé pour l'UDF lors de son passage sur le salon.
Ce lundi 19 mars, le site Candidats.fr a reçu et publié la première réponse, provenant de Marie-George Buffet, « candidate de la gauche populaire antilibérale ». Dans un document de douze pages est détaillée la position de la candidate sur tous les sujets du questionnaire, ainsi que sur une série d'engagements.
Ainsi, à propos des brevets logiciels, on notera l'engagement suivant: « Défense par la France de positions claires en matière de réforme du système européen des brevets : refus de l'extension du champ du brevetable, mise en place d'un contrôle politique des offices de brevets, limitation de leur mission au seul enregistrement, introduction d'un principe pollueur/payeur, coopération judiciaire décentralisée mise en place de manière similaire à celle instituée par le programme de La Haye ». Au sujet de la loi DADVSI, «Abrogation du titre Ier de la loi DADVSI» et «Projet de loi reconnaissant explicitement un droit à l'interopérabilité et créant les conditions de son exercice en toute sécurité juridique, y compris pour les auteurs de logiciels libres». Il est également question de Logiciels Libres et de standards ouverts dans les administrations, de la vente liée, de l'informatique de confiance, des Logiciels Libres dans l'éducation, des mesures techniques de protection, etc.
L'initiative Candidats.fr encourage les candidats qui n'ont pas encore répondu à le faire rapidement pour permettre à chaque citoyen de prendre connaissance de leurs réponses, engagements et ainsi d'avoir le temps d'en débattre d'ici le premier tour de l'élection présidentielle.
Après le responsable marketing d'OpenOffice.org c'est au tour du créateur d'Ubuntu de donner son point de vue sur la question de la pré-installation de Linux dans les ordinateurs neufs, suite à la très médiatisée consultation publique lancée par Dell.
Il nous fait part sur son blog des difficultés d'une telle entreprise liées principalement selon lui aux faibles marges réalisées par les revendeurs si ils devaient se passer de la présence native de Windows mais également au caractère "tatillon" de ceux qui souhaitent non pas du "Linux" en général mais un GNU/Linux particulier à commencer par le choix de la distribution. Et de proposer quelques pistes pour améliorer la situation.
Une traduction française est disponible sur le blog de Framasoft.
PS : Suite à la consultation, Dell a mis en ligne un questionnaire afin de mieux étudier une éventuelle intégration de Linux dans ses gammes grand public. Vous avez jusqu'au 23 mars pour y participer.
Les 2 et 3 Juin prochains, l'association ACISSI organise la seconde édition de son salon de l'informatique. Cette année encore, quelques grands nom du Libre seront au rendez-vous, pour des stands et des conférences sur le thème "Le Libre en entreprise".
À côté de cet événement, les étudiant de différents IUT de France s'affronteront 24 heures durant sur des épreuves de développement d'applications, de sites web et sur des épreuves de sécurité informatique. Enfin, une foire à l'informatique se tiendra en marge de l'événement, où professionnels et particuliers viendrons faire des affaires.
Tous les visiteurs et les intervenants sont les bienvenus, les détails sont disponibles ici.
L'association France-Webradios, qui regroupe plusieurs radios en ligne (webradios) indépendantes, et la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP), qui regroupe des éditeurs de musique (indépendants et majors), ont établi un accord le 19 mars concernant la diffusion d'oeuvre protégées par les radios en ligne. Cet accord a pour but de régulariser la situation des radios en ligne en leur fournissant un cadre leur permettant de diffuser, sous conditions et moyennant paiement, des musiques soumises à droits d'auteur.
L'un des principaux points de l'accord, abordé lors du débat sur la DADVSI, concerne la présence des mesures techniques de protection dans les flux diffusés. Au final, il est mentionné que le diffuseur doit mettre en place des mesures de protection pour empêcher l'enregistrement des morceaux, cependant l'utilisation de solutions DRM propriétaires est facultative. En effet, il suffit par exemple de brouiller, de décaler ou de modifier régulièrement les métadonnées (tags ID3, ...) pour respecter l'accord. En plus de rester compatible avec l'utilisation des logiciels libres, cette mesure permet ainsi de ne pas provoquer une augmentation drastique des coûts d'exploitation qui serait fatale aux petites radios associatives.
Cet accord est donc un avancement important pour la reconnaissance légale des radios en ligne. Dans le communiqué de l'association France Webradios, son président, Sébastien Petit, retient "la capacité d’écoute et la grande ouverture d’esprit" dont a fait preuve la SCPP. Le texte intégral de l'accord est accessible depuis le communiqué de presse de la SCPP.
Tous les articles sont le fruit du travail de la communauté. Grâce au
système de rédaction coopérative du site, on peut s’aider les uns les
autres. Pas besoin d’expertise pour participer.