"Nous savons d駸ormais qu’un homme 駲uip? d’un ordinateur connect? ? Internet peut voler davantage d’argent qu’un homme arm? d’un pistolet." C’est en des termes plus que sentencieux que le juge Dickran Tervizian a inflig? trois ans et huit mois de prison ? Mark Jakob, un 騁udiant am駻icain de 23 ans. Celui-ci avait r饌lis? une plus-value boursi鑽e de 236 000 dollars (1,7 million de francs) sur l’action de la soci騁? Emulex, gr稍e ? la diffusion d’un faux communiqu? de presse.
Un communiqu? apocalyptique
Rappel des faits. タ la fin ao?t 2000, Mark Jakob flaire le bon coup et sp馗ule sur le titre Emulex. Mais, en "jouant" l’action ? la baisse alors que le cours de celle-ci grimpe, Jakob r饌lise qu’il risque de perdre 100 000 dollars (737 000 francs). Pour se "refaire", l’騁udiant, ancien stagiaire du site de diffusion de communiqu駸 d’entreprises Internet Wire, imagine, le jeudi 25 ao?t, le stratag鑪e du faux communiqu?. En annon軋nt, d’un coup, la d駑ission du patron d’Emulex, l’ouverture d’une enqu黎e de la SEC (le gendarme de Wall Street) et de tr鑚 mauvais r駸ultats, il fait plonger l’action. Et, soulagement, r馗up鑽e sa mise initiale, qu’il r駟nvestit aussit?t en "jouant" Emulex, ? la hausse cette fois. Dans le m麥e temps, le patron d’Emulex d駑ent les informations du communiqu?, ce qui rassure les investisseurs. Le cours retrouve son niveau normal et Mark Jakob empoche la plus-value. Traqu? par les hommes de la SEC jusque dans la biblioth鑷ue de son 馗ole, Jakob n’a eu de choix que de reconna?tre les faits et de plaider coupable. "Je suis sinc鑽ement d駸ol?", a-t-il confess?. Visiblement secou?, le juge s’est quant ? lui distingu? par l’emphase de ses propos, comparant les actes de Jakob au "l稍her d’une bombe atomique sur les march駸 financiers du pays".