Au printemps 2009, la compagnie « Le grenier de Babouchka » et « Charpousse » a proposé sur les scènes parisiennes la pièce de théâtre « Din nou village ». Ce spectacle a été créé à partir de deux des pièces de Gustave Devraine : « Nou mason » et « Augustine s’berluse ». La mise en sène était signée de Sophie Raynaud assistée de Julie Laurent.
Gustave Devraine a été fréquemment adapté pour la scène par d’autres compagnies. Notamment sa pièce « Nou mason » fut reprise par Simons, pour devenir « Eune prope mason ».
Lors de ses premières apparitions sur les scènes de théâtre picardes, « Ch’Lanchron » a également interprété en de très nombreuses occasions cette même pièce sous le titre « No moaison ». Bien d’autres troupes ont aussi porté Gustave Devraine devant le public picard. Pour le plus grand plaisir de tous.
« Ch’Lanchron » publie l’intégralité
des textes picards de Gustave Devraine
C’est dans le Vermandois que Gustave Devraine a puisé son picard, à commencer par Driencourt, son village natal. Il vécut ensuite à Péronne, le chef-lieu, où il animait la société d’histoire locale et s’occupait de la bibliothèque. Mais c’est bien au long des chemins ruraux que Gustave, le vétérinaire, parle picard au fil de ses rencontres. Son activité quotidienne le conduit en effet de ferme en ferme, où il soigne les vaches chez les éleveurs du pays.
De nature curieuse, il note les bons mots, les expressions ou répliques typées qu’il entend au hasard de ses visites. Son imagination le porte à replacer cet esprit picard dans des dialogues théâtraux, mais aussi dans des contes, des poèmes, des chansons. Nous y retrouvons régulièrement ses héros, Dudule (le mari) et Sidonie (sa femme) dans leur intérieur picard. Une grande cheminée avec son fauteuil, une table qui trône au centre de la pièce, et une horloge qui décompte les heures : le décor ne change presque jamais. Les idées foisonnent dans ce recueil.
Qui ne connaît encore les sketches, les saynètes ou les pièces de théâtre de Gustave Devraine ? « Ça ne va guère », « Nou mason », et toutes les
autres, sont rassemblées ici pour la première fois, accompagnées de nombreux textes jusqu’alors inédits. Tout le picard de Gustave Devraine est contenu dans Chés boudaines bleuses.
Table des matières de
« Chés boudaines bleuses »
Introduction
(par Jean-Luc Vigneux)
Présentation de
Max Devraine et
Jean Devraine (fils de l’auteur)
Le patois picard
(par l’auteur)
Driencourt, min village, introduction au picard
(article d’introduction par l’auteur)
Chés léttes éd Dudule à Sidonie
(8 correspondances)
In part nous
(9 histoires)
Chés contes picards
(5 contes)
Poémes et pi canchons
(29 poésies)
Éch téyate picard
(11 pièces de théâtre)
• Ch’manche à ramon
(1930)
• Augustine s’berluse
(1930)
• Mossieu l’Maire
(1933)
• Nou mason
(1934)
• L’tchote al vut aller au cirque
(1934)
• Hiver ou Chés courts jours
• Sidonie est émancipée
(1939)
• Sidonie in grève
(1939)
• Le retour
• Ène drôle d’histoére
(1947)
• Ça ne va guère
(1949)
Expressions et dictons picards
(150 expressions)
Lexique picard-français
(6 pages)
Bibliographie de l’auteur
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Format 17 cm x 24 cm - Couverture pelliculée, quadrichromie
Ouvrage illustré de photographies issues des archives familiales
240 pages - 18,00 Euros
Édition originale par « Ch’Lanchron » © 2004
Bibliographie de l’auteur
En français…
• Notes d’histoire locale de Péronne, du Santerre et du Vermandois
• Histoire de quelques villages (Driencourt, etc…)
• Péronne en poèmes et chansons
• Recueil de poèmes relatant la Guerre 1914-1918
(édité en 1999)
• Recueil de poèmes relatant l’époque 1939-1945
• Poésies françaises
En picard…
• Ch’manche à ramon
(auto-édition, non datée)
• Nou mason
(auto-édition, non datée)
• Mossieu l’Maire
(auto-édition, 1938)
• Ça ne va guère
(auto-édition, 1949)
• Le Théâtre picard
(anthologie, Paillart, 1949)
• Chés boudaines bleuses (
Ch’Lanchron, 2004)
Représentation de « Mossieu l’Maire » le 22 février 1933