Potlatch (cérémonie)
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Le potlatch est un ensemble de cérémonies de festin, de dons, de paiements et de distributions publiques pratiquées par plusieurs peuples autochtones de la côte Nord-Ouest Pacifique, au Canada et aux États-Unis [1] . Le terme vient du jargon chinook, où il renvoie à l'idée de donner ou de faire un don[1] .
Le potlatch ne désigne pas seulement une fête ou une redistribution de biens. Dans plusieurs sociétés de la côte nord-ouest, il constitue une institution publique où des invités réunis comme témoins reconnaissent des noms, des rangs, des droits, des privilèges cérémoniels, des dettes, des mariages, des deuils, des successions ou des transmissions familiales et politiques[2] ,[3] . Il peut donc fonctionner comme une instance de gouvernement, de droit coutumier, d'économie du don et de validation des relations entre familles, maisons, clans ou nations[4] ,[5] ,[3] . Peter Macnair décrit ainsi le potlatch Kwakwaka'wakw comme une institution englobante, à la fois économique, politique, sociale, religieuse, rituelle et cérémonielle[3] .
Les formes de potlatch varient selon les peuples et les contextes. Les synthèses régionales citent, à des degrés variables et avec des formes parfois proches plutôt qu'identiques, les Haïdas, les Tlingits [6] , les Tsimshians, les Gitxsan, les Nisga'a, les Haislas, les Nuu-chah-nulth, les Kwakwaka'wakw, les Nuxalks, les Heiltsuks, les Kitasoo et Xai'xais, les Wuikinuxv, les Makahs, les Quileutes, les Quinaults, les Salish de la côte, les Lil'wat, les St'at'imc, les Eyak, les Chinook, les Clatsop, les Tillamooks, les Coos, les Umpqua et Siuslaw, et les Coquille [7] . Dans certaines régions, il est d'abord lié au deuil et aux rites mortuaires ; dans d'autres, il marque aussi les naissances, mariages, chefferies, noms, danses, récits, poteaux commémoratifs, droits autochtones sur des territoires, accès à des ressources ou alliances[2] ,[8] ,[9] ,[10] ,[11] .
Au Canada, l'État colonial criminalise le potlatch par une modification de la Indian Act adoptée en 1884 et appliquée à partir de 1885. La loi punit de deux à six mois de prison les personnes qui organisent, aident ou encouragent ces cérémonies, puis reste en vigueur jusqu'en 1951[2] . Elle ne vise pas un simple « excès » festif : elle attaque une institution sociale centrale, parce que les autorités coloniales et missionnaires y voient un obstacle à la christianisation, au salariat, à l'école, à l'accumulation individuelle et à l'assimilation [2] . Malgré les poursuites, la confiscation d'objets cérémoniels et le risque d'emprisonnement, des potlatchs sont maintenus, déplacés, fragmentés, dissimulés ou requalifiés en banquets, fêtes chrétiennes ou distributions privées[2] ,[3] . Depuis la levée de l'interdiction, la pratique a repris ou été réactivée dans plusieurs communautés, sous des formes transformées et contemporaines[10] ,[11] .
Définition et fonctions
[modifier | modifier le code ]Le mot « potlatch » est une catégorie générale utilisée dans la littérature anthropologique, ethnographique et coloniale pour regrouper des cérémonies différentes. Les peuples concernés emploient aussi leurs propres termes, et les formes locales ne sont pas interchangeables[2] . Chez les Haïdas, par exemple, Sara Florence Davidson et Robert Davidson rapprochent le potlatch du terme gyaa 'isdlaa, « donner des choses », et insistent sur son rôle de transmission et d'apprentissage cérémoniel[11] .
Dans les sociétés où il est central, le potlatch associe nourriture, chants, danses, discours, récits, jeux, plaisanteries, paiements, cadeaux et présence de témoins. Ces témoins ne sont pas seulement des invités : leur présence et l'acceptation des dons donnent force sociale à ce qui est proclamé[4] ,[3] ,[11] . Accepter un paiement peut ainsi reconnaître une chefferie, un mariage, un nom, un deuil terminé, l'élévation d'un poteau ou la transmission d'un privilège cérémoniel[11] .
Dans le cas kwakwaka'wakw décrit par Macnair, le potlatch gouverne le système de rangs et la propriété de privilèges cérémoniels. Il permet de rendre publiques les prétentions de l'hôte à des droits ancestraux, à une position héréditaire ou à des privilèges acquis par mariage. Les dons ne sont donc pas seulement des largesses : ils font reconnaître un statut social [3] . Les objets, maisons, masques, chants, danses, noms et récits peuvent fonctionner comme des prérogatives, et non comme de simples ornements[3] ,[5] .
Le potlatch suppose aussi une capacité économique et politique inégalement distribuée. Les hôtes principaux sont, selon les sociétés et les cérémonies, des chefs, des maisons ou des lignages capables de mobiliser des vivres, des biens, des objets de prestige et le soutien de leur groupe. Rosman et Rubel soulignent qu'une revendication de rang doit être validée par une distribution publique : une distribution absente ou insuffisante peut entraîner une perte de prestige, tandis que des distributions répétées peuvent consolider ou élever une position[12] . La richesse ne suffit toutefois pas à « acheter » le rang : chez les Tlingits, Sergei Kan décrit un statut fondé à la fois sur la naissance, l'ancienneté, la richesse, les accomplissements et la reconnaissance publique ; chez les Kwakwaka'wakw, Rosman et Rubel rapportent aussi des cas où des prétentions de roturiers enrichis échouent faute d'acceptation par les chefs[10] ,[12] .
Le potlatch est aussi lié à l'usage des territoires et des ressources. Certains rangs, titres ou noms renvoient à des droits sur des lieux de pêche, de chasse, de récolte ou de cueillette. Les travaux sur la côte nord-ouest y voient, selon les cas, un moyen d'affirmer des droits territoriaux, de négocier des relations entre groupes et de lier prestige, ressources et responsabilité rituelle[1] ,[8] . Cette fonction explique que des cérémonies puissent porter sur des droits très concrets, et non seulement sur le prestige personnel de l'hôte[11] .
Dans ses formes agonistiques les plus connues, surtout chez les Kwakwaka'wakw étudiés par les anthropologues classiques, le potlatch peut prendre la forme d'une rivalité de prestige par dons massifs et, plus rarement, par destruction de biens de valeur, notamment des cuivres cérémoniels[1] ,[5] . Cette dimension a fortement marqué les théories du don et du capital symbolique, mais elle ne résume pas l'ensemble des potlatchs[10] . La récitation d'histoires orales, l'hommage aux morts, les liens avec les ancêtres et les puissances non humaines, ainsi que la mise en scène de généalogies ou de privilèges cérémoniels, peuvent être aussi centraux que la distribution matérielle[10] ,[8] .
Variations régionales
[modifier | modifier le code ]Chez les Kwakwaka'wakw [note 1] , le potlatch rend publics les rangs, les privilèges cérémoniels, les mariages, les danses d'hiver et les positions héréditaires des numaym, groupes de parenté souvent traduits par « maisons »[3] ,[5] .
Chez les Tlingits, Sergei Kan montre que le koo.éex', ou potlatch mémoriel, s'inscrit dans un cycle mortuaire. Les dons et paiements remercient les membres de la moitié opposée ou les parents qui ont accompli les services funéraires. La cérémonie honore les morts, réorganise les relations de parenté entre vivants, rend publics des noms, emblèmes, droits et prérogatives, et permet de transformer le deuil en ordre social reconnu[10] .
Chez les Tsimshians, Margaret Seguin Anderson analyse les fêtes appelées yaokw comme des événements structurant les relations sociales et économiques, mais aussi comme l'expression d'un ordre cosmologique. Les territoires, maisons, noms, chefs, clans et ressources y sont liés à des obligations de réciprocité envers les autres groupes, les morts, les animaux et les puissances non humaines[8] .
Chez les Haïdas, le potlatch et les fêtes décrits par Sara Florence Davidson et Robert Davidson servent à établir ou maintenir des statuts, à faire reconnaître des changements sociaux et à transmettre des savoirs. Les auteurs insistent sur le rôle des témoins, des paiements, des chants, des récits et des protocoles dans la revitalisation culturelle contemporaine[11] .
Les travaux ethnohistoriques sur les Haïdas distinguent aussi plusieurs formes anciennes. Le walal, lié notamment à la construction d'une maison, à l'élévation d'un poteau ou à l'installation d'un chef de maison, décline avant la fin du XIXe siècle, tandis que les potlatchs mortuaires restent plus durables. Les fêtes peuvent alors reprendre certaines fonctions sociales de cérémonies disparues ou transformées[13] .
Ces exemples montrent que le potlatch n'est pas une cérémonie uniforme. Il peut prendre des formes plus funéraires, plus compétitives, plus pédagogiques, plus politiques ou plus liées aux cycles de vie selon les peuples, les périodes et les situations coloniales[2] ,[1] .
Histoire
[modifier | modifier le code ]Formes anciennes et premiers contacts
[modifier | modifier le code ]Il n'existe pas de date unique de naissance du potlatch. Les cérémonies désignées par ce terme s'inscrivent dans une histoire longue des sociétés de la côte nord-ouest : villages permanents ou semi-permanents, stockage de ressources, rangs héréditaires, droits sur des noms et des territoires, circulation de biens de prestige et fêtes publiques y sont documentés avant le contact européen soutenu[14] ,[1] . Les sources distinguent cependant ces formes anciennes du potlatch observé par les voyageurs, missionnaires, agents coloniaux et ethnographes aux XVIIIe et XIXe siècles, déjà modifié par le commerce et la colonisation[2] ,[1] .
Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les échanges avec les Européens et les Américains introduisent de nouveaux biens, notamment dans le contexte de la traite de fourrures. Les couvertures, armes, outils métalliques, objets manufacturés et revenus du commerce modifient les formes de richesse disponibles, sans faire disparaître les logiques anciennes de rang, de dette, de témoignage et de reconnaissance publique[2] ,[1] .
Transformations au XIXe siècle
[modifier | modifier le code ]Le potlatch connu par l'anthropologie classique est donc déjà une pratique transformée par le contact colonial. Sur la côte nord-ouest, les épidémies, la traite de fourrures, la Compagnie de la Baie d'Hudson, les biens manufacturés, l'économie monétaire et les missions chrétiennes modifient les circuits de richesse, les rivalités de rang et les conditions matérielles des cérémonies[2] ,[3] .
Dans le cas kwakwaka'wakw, Fort Rupert, fondé en 1849, devient un centre commercial et cérémoniel. Les groupes proches du fort s'enrichissent par leur rôle d'intermédiaires ; des privilèges, chants, danses et styles circulent aussi par les mariages avec des voisins heiltsuk, owikeno, haïdas, tlingits et tsimshian[3] . La variole de 1862, qui tue une part considérable de la population autochtone de Colombie-Britannique, fragilise les successions et les positions héréditaires, ce qui transforme également les compétitions de rang[3] .
Plusieurs interprétations classiques expliquent l'expansion tardive des potlatchs kwakwaka'wakw par la combinaison du déclin démographique, de l'arrivée de richesses commerciales et de la transformation des biens distribués. La forme la plus compétitive et spectaculaire observée par les ethnographes ne correspond donc pas nécessairement à un modèle ancien inchangé : elle se développe dans un contexte colonial où les couvertures, les revenus du commerce et l'économie monétaire modifient les rapports entre rang, richesse et prestige[15] ,[16] .
Interdiction canadienne
[modifier | modifier le code ]En 1885, le gouvernement fédéral du Canada a interdit le potlatch, une cérémonie autochtone centrale pour les peuples (en) du Nord-Ouest Pacifique. Cette interdiction visait à assimiler les Autochtones en supprimant leurs traditions culturelles, perçues comme incompatibles avec les valeurs capitalistes et chrétiennes. L'application de la loi, initialement vague, a conduit à des arrestations et des confiscations d'objets cérémoniels. Malgré l'interdiction, plusieurs communautés continuent de pratiquer cette cérémonie en secret. La révision de la loi sur les Indiens en 1951 a finalement levé cette interdiction. Un an plus tard, le premier potlatch légal est organisé par le chef kwakwa̱ka̱’wakw Mungo Martin en Colombie-Britannique [17] .
La loi anti-potlatch ne supprime pas immédiatement la pratique. Cole et Chaikin montrent que son application est longtemps irrégulière, contestée et difficile. Le tournant répressif intervient surtout entre les années 1910 et le début des années 1920, lorsque l'administration fédérale cherche à faciliter les condamnations et à donner plus de pouvoir aux agents indiens[2] .
L'épisode le plus célèbre est la répression du potlatch organisé par Dan Cranmer à Village Island en 1921. Les poursuites conduisent à de nombreuses condamnations et à la confiscation de masques, hochets, cuivres et autres objets cérémoniels, ensuite envoyés dans des musées [2] . Pour les participants, ces objets ne sont pas de simples biens matériels : ils sont liés à des noms, chants, danses, droits et mémoires familiales[2] ,[5] . Cole et Chaikin indiquent que plus de 450 objets sont alors remis aux autorités, dont une vingtaine de cuivres, des masques et des sifflets cérémoniels ; la compensation versée est jugée insuffisante par les intéressés et aucune indemnité n'est payée pour les cuivres[2] .
L'interdiction a aussi des effets économiques et sociaux. Les autorités coloniales présentent souvent le potlatch comme une coutume appauvrissante, fondée sur le gaspillage de biens ; les pétitions autochtones et plusieurs anthropologues soutiennent au contraire qu'il fonctionne comme un système de redistribution, de crédit et d'entraide. Des pétitionnaires kwakwaka'wakw et salish expliquent que les distributions périodiques aident les personnes âgées, pauvres ou sans travail, et que les biens donnés ne sont pas perdus puisqu'ils créent des obligations de retour[2] . Franz Boas et d'autres anthropologues avertissent alors que la suppression du potlatch risque de détruire un système économique autochtone, en rendant soudainement sans valeur les couvertures, les cuivres et les obligations associées aux cérémonies[2] .
Les peuples concernés défendent le potlatch comme une institution de reconnaissance, de dette, de soutien, de justice et de transmission. Ils soulignent aussi l'inégalité coloniale : les banquets, cadeaux, fêtes de Noël ou cérémonies chrétiennes des non-Autochtones restent autorisés, tandis que leurs propres formes cérémonielles sont criminalisées[2] . L'interdiction doit donc être comprise comme une mesure d'assimilation : elle cherche à rendre illégale une manière autochtone de produire de l'autorité, de la mémoire et de l'obligation sociale[2] ,[11] .
Persistance et reprises contemporaines
[modifier | modifier le code ]Après les poursuites, des cérémonies sont déplacées vers des lieux isolés, fractionnées entre plusieurs maisons ou présentées comme des repas, distributions privées, actes de charité ou fêtes chrétiennes[2] . Macnair rapporte aussi des distributions faites de maison en maison à Alert Bay, en les présentant comme des cadeaux de Noël, ou des « bootleg potlatches » tenus dans des villages surveillés par des sentinelles[3] .
En 1951, la disposition interdisant le potlatch disparaît de la Indian Act. La reprise publique ne signifie pas un simple retour à un passé inchangé. Les cérémonies sont transformées par les pensionnats, la christianisation, l'économie monétaire, l'urbanisation et les nouvelles formes d'organisation autochtone[2] ,[10] . En Alaska, où il n'existe pas d'interdiction générale comparable à la loi canadienne, les potlatchs tlingits sont néanmoins modifiés par les missions, l'école, l'anglicisation, l'économie monétaire et les organisations autochtones modernes[10] . Chez les Kwakwaka'wakw, Macnair souligne le rôle d'aînés, d'artistes et de sculpteurs comme Mungo Martin, ainsi que des musées et programmes communautaires dans la reprise publique des danses, poteaux, masques et potlatchs[3] .
Chez les Haïdas, Davidson et Davidson décrivent des fêtes, nominations, fins de deuil, élévations de poteaux, hommages et potlatchs urbains organisés après les années 1960. Ces cérémonies servent à redistribuer des biens, mais aussi des connaissances, des récits, des chants et des responsabilités culturelles[11] .
Théories et réceptions
[modifier | modifier le code ]Le potlatch occupe une place importante dans l'histoire de l'anthropologie et dans les théories de l'économie de don [1] . Le terme est introduit en anthropologie autour de par Marcel Mauss et Georges Davy, avant d'être placé par Mauss au centre de l'Essai sur le don comme exemple majeur de « phénomène social total » : les dons engagent à la fois l'économie, le droit, la religion, le prestige, l'honneur et les relations entre groupes[18] . Mauss avait déjà évoqué le potlatch dès dans son essai sur les Inuits [19] .
Les travaux anthropologiques postérieurs ont déplacé l'analyse. Chez les Kwakwaka'wakw, le potlatch a été étudié comme système de rang, de prestige, de dette, de succession, de rivalité et de validation publique des droits ; chez les Tlingits, Kan le replace d'abord dans un complexe mortuaire ; chez les Tsimshians, Seguin Anderson insiste sur la structuration sociale, économique et cosmologique des fêtes[3] ,[10] ,[8] . Ces approches relativisent l'image d'une simple dépense spectaculaire ou d'une compétition de générosité[4] ,[1] .
L'histoire intellectuelle récente insiste aussi sur le rôle des interlocuteurs autochtones dans la formation de ces savoirs. Isaiah Lorado Wilner analyse les échanges entre les Kwakwaka'wakw, Franz Boas et George Hunt comme une circulation d'idées où le potlatch est présenté comme une forme de loi, de gouvernement et d'ordre social, et non comme un simple objet d'observation occidentale[20] .
En philosophie, Georges Bataille a repris le potlatch dans sa réflexion sur la dépense improductive et la « part maudite »[21] . Gilles Deleuze s'en sert pour discuter la relation créancier-débiteur chez Friedrich Nietzsche [22] . René Girard l'évoque plus ponctuellement dans sa théorie du désir mimétique : il y voit une forme ritualisée de rivalité, où la concurrence peut porter non sur l'accumulation mais sur la dépense ou la destruction de richesse[23] . Ces usages philosophiques restent distincts des interprétations anthropologiques spécialisées du potlatch[1] .
Notes et références
[modifier | modifier le code ](en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée «Potlatch » (voir la liste des auteurs ).
Notes
[modifier | modifier le code ]- ↑ Le nom « Kwakiutl », fréquent chez Franz Boas et dans plusieurs sources anciennes, désigne au sens strict un groupe de Fort Rupert, mais a longtemps été employé plus largement pour les peuples parlant le kwak'wala. Kwakwaka'wakw, « ceux qui parlent kwak'wala », est aujourd'hui le terme englobant.
Références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) Michael E. Harkin, « Potlatch in Anthropology », International Encyclopedia of the Social & Behavioral Sciences, Elsevier, , p. 714-718 (DOI 10.1016/B978-0-08-097086-8.12135-X )
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- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (en) Peter Macnair, « From Kwakiutl to Kwakwa ka'wakw », dans R. Bruce Morrison et C. Roderick Wilson, Native Peoples: The Canadian Experience, Toronto, McClelland & Stewart, (ISBN 0-7710-6511-6), p. 586-603
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- ↑ (en) Casey Pender et Till Gross, « The Potlatch as Memory: Ceremony and Gift-Giving along the Pacific Northwest », SSRN, (DOI 10.2139/ssrn.5297516 )
- 1 2 3 4 5 (en) Margaret Seguin Anderson, « Understanding Tsimshian Potlatch », dans R. Bruce Morrison et C. Roderick Wilson, Native Peoples: The Canadian Experience, Toronto, McClelland & Stewart, (ISBN 0-7710-6511-6), p. 555-585
- ↑ (en) E. Richard Atleo, Tsawalk: A Nuu-chah-nulth Worldview, Vancouver, UBC Press, (ISBN 978-0-7748-1085-2)
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- ↑ (en) Stuart Piddocke, « The Potlatch System of the Southern Kwakiutl: A New Perspective », Southwestern Journal of Anthropology, vol. 21, no 3, , p. 244-264
- ↑ (en) Gail Ringel, « The Kwakiutl Potlatch: History, Economics, and Symbols », Ethnohistory, vol. 26, no 4, , p. 347-362
- ↑ « Interdiction du potlatch », dans L'encyclopédie canadienne (lire en ligne) (consulté le )
- ↑ Francis Dupuy, « Chapitre 3. Potlatch et kula », Cursus, vol. 2, , p. 48-79 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marcel Mauss, « Essai sur les variations saisonnières des sociétés eskimos. Étude de morphologie sociale », L'Année sociologique , 1904-1905, p. 103 (lire en ligne)
- ↑ (en) Isaiah Lorado Wilner, « A Global Potlatch: Identifying the Indigenous Influence on Western Thought », American Indian Culture and Research Journal, vol. 37, no 2, , p. 1-114
- ↑ Georges Bataille, La Part maudite, Paris, Les Éditions de Minuit,
- ↑ Gilles Deleuze, Critique et clinique, Paris, Minuit, , p. 160
- ↑ René Girard, Les choses cachées depuis la fondation du monde, Paris, Librairie générale française, , 636 p. (ISBN 978-2-253-03244-1)
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Bibliographie
[modifier | modifier le code ]Études générales et historiques
[modifier | modifier le code ]- (en) Douglas Cole et Ira Chaikin, An Iron Hand upon the People: The Law Against the Potlatch on the Northwest Coast, Vancouver / Seattle, Douglas & McIntyre / University of Washington Press, (ISBN 978-0-295-97050-9).
- (en) Michael E. Harkin, «Potlatch in Anthropology», International Encyclopedia of the Social & Behavioral Sciences, Elsevier, , p.714-718 (DOI 10.1016/B978-0-08-097086-8.12135-X ).
- (en) H. G. Barnett, «The Nature of the Potlatch», American Anthropologist, vol.40, no3, , p.349-358.
- (en) Abraham Rosman et Paula G. Rubel, Feasting with Mine Enemy: Rank and Exchange among Northwest Coast Societies, New York, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-03278-0).
Études régionales
[modifier | modifier le code ]- (en) Aldona Jonaitis, Chiefly Feasts: The Enduring Kwakiutl Potlatch, Seattle, University of Washington Press, (ISBN 978-0-295-97114-8).
- (en) Margaret B. Blackman, «Ethnohistoric Changes in the Haida Potlatch Complex», Arctic Anthropology, vol.14, no1, , p.39-53.
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- (en) Sara Florence Davidson et Robert Davidson, Potlatch as Pedagogy: Learning Through Ceremony, Winnipeg, Portage & Main Press, (ISBN 978-1-55379-773-9).
Théories du don et réceptions
[modifier | modifier le code ]- Marcel Mauss, Essai sur le don (1923-1924).
- Georges Bataille, La Part maudite (1949).
- Maurice Godelier, L'Énigme du don (1996).
- (en) Isaiah Lorado Wilner, «A Global Potlatch: Identifying the Indigenous Influence on Western Thought», American Indian Culture and Research Journal, vol.37, no2, , p.1-114.
- Youri Volokhine, «Potlatch: notes sur les usages d'un concept / Potlatch: Notes on the Uses of a Concept», ASDIWAL. Revue genevoise d'anthropologie et d'histoire des religions, vol.16, no1, , p.63-71 (DOI 10.3406/asdi.2021.1202 , lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code ]- Anthropologie économique
- Économie de don
- Consommation ostentatoire
- Essai sur le don
- Kula (Nouvelle-Guinée)
- Taonga