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Pétauriste

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Petaurista · Écureuils volants géants, Écureuils volants (Lato sensu )

Les pétauristes (Petaurista), plus communément désignés sous le nom d’« écureuils volants géants », sont un genre de mammifères rongeurs de la famille des Sciuridés. Ce sont des écureuils volants (tribu des Pteromyini) de grande taille que l'on trouve dans les forêts et autres habitats boisés d'Asie de l'Est [1] .

Ils sont principalement nocturnes et capables de planer sur de longues distances entre les arbres en étendant leur patagium, leur peau entre leurs membres. Ils se nourrissent principalement de matériel végétal, mais prendront également de petits animaux tels que des insectes[1] .

Ces animaux sont relativement méconnus en dehors de leur ère de répartition respectives, comme espèces notables, l’on compte le Pétauriste roux ou Taguan (Petaurista petaurista ) première espèce de grand écureuil volant décrite, notamment dans l’Histoire naturelle de Buffon ; le Pétauriste à joues blanches du Japon, ou Musasabi (Petaurista leucogenys ) popularisé par les mangas, les jeux vidéo et le tourisme au Japon, ou encore le magnifique Pétauriste roux et blanc (Petaurista alborufus ) popularisé par les touristes lors de leur voyages en Chine.

Dénominations

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Le nom de genre Petaurista et sa francisation Pétauriste provienne du grec ancien petauristêr, danseur de corde.

Le nom de genre Petaurista a été validement publié pour la première fois par le naturaliste allemand Heinrich Friedrich Link en 1795 dans le deuxième cahier du premier volume de ses Beyträge zur Naturgeschichte. Link y définit ce genre (le 15e de sa classification) par la présence d'une membrane de peau tendue entre les membres antérieurs et postérieurs, un caractère qui, selon lui, distingue radicalement ces animaux de tous les autres membres de leur ordre. Il note par ailleurs que la morphologie de leur tête et de leur corps les rapproche davantage des loirs (Myoxis) que des écureuils (Sciuris), et précise que la queue en forme de plume n'est pas constante dans le genre, étant principalement observée chez l'espèce Petaurista sagitta, aujourd’hui Hylopetes sagitta [2] .

La taxonomie des espèces est très complexe et n'est pas totalement résolue[3] . En 2005, l'ouvrage Mammal Species of the World reconnaissait huit espèces, mais des études ultérieures ont montré que certaines d'entre elles étaient hautement polyphylétiques [4] ,[5] ,[6] ,[7] . Les autorités taxonomiques récentes ont souvent élevé certaines des « sous-espèces » les plus divergentes au rang d'espèces valides[1] ,[3] ,[8] . Par ailleurs, trois nouvelles espèces ont été décrites dans le Nord-Est de l'Inde entre 2007 et 2013, bien que leur validité doive encore être confirmée[9] , et une dernière espèce a été décrite dans une publication de 2025.

Liste des espèces

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Liste des espèces selon Mammal Diversity Database (8 février 2026)[10]
Espèce Répartition Description Statut UICN
Petaurista albiventer
(Gray, 1834)
Pétauriste à ventre blanc[11]
Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan, Inde, Népal). Se distingue par son pelage dorsal brun-roux et sa face ventrale d'un blanc pur. (LC)
Petaurista alborufus
(Milne-Edwards, 1870)
Pétauriste blanc et roux[11]
Chine centrale et méridionale, Taïwan. Espèce bicolore de grande taille présentant de larges zones blanches. (LC)
Petaurista caniceps
(Gray, 1842)
Pétauriste à tête grise[11]
Himalaya (Sikkim, Népal, Bhoutan). Caractérisé par un pelage gris sur le sommet de la tête contrastant avec le reste du corps. (LC)
Petaurista elegans
(Müller, 1840)
Pétauriste tacheté[11]
Pelage roux parsemé de petites taches claires sur la surface dorsale. (LC)
Petaurista grandis
(Swinhoe, 1863)
Pétauriste de Swinhoe[11]
Endémique de l'île de Taïwan. Une des plus grandes espèces, avec un pelage d'un rouge brique profond. (LC)
Petaurista hainana
(G. M. Allen, 1925)
Pétauriste de Hainan[11]
Endémique de l'île de Hainan (Chine). Morphologiquement proche du pétauriste de l'Inde mais de taille plus modeste. (NT)
Petaurista lena
(Thomas, 1907)
Pétauriste de Taïwan[11]
Présent dans les zones montagneuses de Taïwan. Présente une face bicolore et une fourrure très dense. (LC)
Petaurista leucogenys
(Temminck, 1827)
Pétauriste à joues blanches[11] ou Musasabi
Reconnaissable aux taches blanches sur les joues et sa queue très fournie. (LC)
Petaurista magnificus
(Hodgson, 1836)
Pétauriste de Hodgson[11]
Fourrure brillante allant du marron au cerise avec une ligne dorsale sombre. (LC)
Petaurista marica
(Thomas, 1912)
Pétauriste marica[11]
Sud de la Chine, Laos et Vietnam. Petite espèce tachetée autrefois considérée comme une sous-espèce de P. elegans. (LC)
Petaurista nobilis
(Gray, 1842)
Pétauriste noble[11]
Pelage épais d'un brun doré, habitant les forêts de conifères himalayennes. (LC)
Petaurista nujiangensis
Li Quan et al., 2025
Vallée du Nujiang, Yunnan (Chine). Espèce récemment décrite, isolée dans les gorges du Nujiang. (DD)
Petaurista petaurista
(Pallas, 1766)
Pétauriste roux[11] ou Taguan
Espèce type du genre, arborant un pelage uniformément roux ou acajou. (LC)
Petaurista philippensis
(Elliot, 1839)
Pétauriste indien[11]
Grande espèce au pelage sombre, gris-brun à noir, très répandue. (LC)
Petaurista siangensis
Choudhury, 2013
Pétauriste du Siang[11]
Vallée du Siang, Arunachal Pradesh (Inde). Grande espèce endémique locale récemment identifiée. (DD)
Petaurista sybilla
(Thomas & Wroughton, 1916)
Pétauriste de Sybil[11]
Chine (Yunnan) et Myanmar. Espèce tachetée proche de P. elegans mais avec des teintes plus cendrées. (LC)
Petaurista xanthotis
(Milne-Edwards, 1872)
Pétauriste de Chine[11]
Endémique des forêts de montagne chinoises, remarquable par ses oreilles claires. (LC)

Description

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Un spécimen de (Petaurista philippensis) planant avec son patagium déployé.

Les membres de ce genre possèdent un patagium. Le Taguan (Petaurista petaurista ) présente une longueur tête-corps de 398 mm, une queue de 422 mm et un poids de 1 750 g[12] .

Le pétauriste tacheté (Petaurista elegans ) se distingue par la présence de ses taches sur son pelage dorsal[13] .

Notes et références

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  1. a b et c (en) Jackson, S.M., Gliding Mammals of the World, CSIRO Publishing, , 112–135 p. (ISBN 978-0-643-09260-0)
  2. (de) Heinrich Friedrich Link, Beyträge zur Naturgeschichte, t. 1, Rostock, K. C. Stiller, (lire en ligne), partie 2, p. 78
  3. a et b (en) Jackson, S.M. et R.W. Thorington Jr., « Gliding Mammals – Taxonomy of Living and Extinct Species », Smithsonian Contributions to Zoology, vol. 638, no 638,‎ , p. 1–117 (DOI 10.5479/si.00810282.638.1 , lire en ligne)
  4. (en) Oshida, T., C.M. Shafique, S. Barkati, Y. Fujita, L.-K. Lin et R. Masuda, « A Preliminary Study on Molecular Phylogeny of Giant Flying Squirrels, Genus Petaurista (Rodentia, Sciuraidae) Based on Mitochondrial Cytochrome b Sequences », Russian Journal of Theriology, vol. 3, no 1,‎ , p. 15–24 (DOI 10.15298/rusjtheriol.03.1.04 )
  5. (en) Yu, F.R., F.H. Yu, J.F. Peng, C.W. Kilpatrick, P.M. McGuire, Y.X. Wang, S.Q. Lu et C.A. Woods, « Phylogeny and biogeography of the Petaurista philippensis complex (Rodentia: Sciuridae), inter- and intraspecific relationships inferred from molecular and morphometric analysis », Mol. Phylogenet. Evol., vol. 38, no 3,‎ , p. 755–766 (PMID 16414285 , DOI 10.1016/j.ympev.200512002 )
  6. (en) Oshida, T., « Phylogenetics of Petaurista in light of specimens collected from northern Vietnam », Mammal Study, vol. 35,‎ , p. 85–91 (DOI 10.3106/041.035.0107 )
  7. (en) Li, S., K. He, F.-H. Yu et Q.-S. Yang, « Molecular Phylogeny and Biogeography of Petaurista Inferred from the Cytochrome b Gene, with Implications for the Taxonomic Status of P. caniceps, P. marica and P. sybilla », PLOS ONE, vol. 8, no 7,‎ , e70461 (PMID 23922995 , PMCID 3724786 , DOI 10.1371/journal.pone.0070461 )
  8. (en) Francis, C.M., A Guide to the Mammals of Southeast Asia, New Holland Publishers, (ISBN 978-1-4729-3497-0), p. 164–167, 362–364
  9. (en) Krishna, M.C., A. Kumar, O.P. Tripathi et J.L. Koprowski, « Diversity, Distribution and Status of Gliding Squirrels in Protected and Non-protected Areas of the Eastern Himalayas in India », Hystrix: The Italian Journal of Mammalogy, vol. 27, no 2,‎ , p. 1–9 (DOI 10.4404/hystrix-27.2-11688 )
  10. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 8 février 2026.
  11. a b c d e f g h i j k l m n o et p (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 388-389
  12. (en) Newlin, S. et J. Bradshaw, « Petaurista petaurista », Animal Diversity Web, (consulté le )
  13. (en) Ryckman, E, « Petaurista elegans », Animal Diversity Web, (consulté le )

Liens externes

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Articles connexes

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Liens externes

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