Comparaison asymptotique
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En mathématiques, plus précisément en analyse, la comparaison asymptotique est une méthode permettant d'étudier le comportement d'une fonction.
En présence d'une fonction sans irrégularité particulière on peut par exemple étudier sa vitesse de croissance: ainsi la fonction exponentielle croit plus vite qu'une fonction linéaire.
Lorsque en revanche la fonction étudiée est plus erratique on peut par exemple étudier l'amplitude de ses oscillations: ainsi la fonction de reste du théorème des nombres premiers prend, de façon quantifiable, des valeurs de tailles arbitrairement grandes aussi bien positives que négatives.
La comparaison asymptotique permet d'étudier une fonction quelconque par rapport à une fonction considérée comme plus « simple ». Celle-ci est souvent choisie sur une échelle de référence, contenant en général au moins certaines fonctions dites élémentaires, en particulier les sommes et produits de polynômes, d'exponentielles et de logarithmes [1] . La comparaison s'effectue en l'infini ou alors au voisinage d'un point.
Le concept de comparaison asymptotique est aussi utilisé en informatique, par exemple pour décrire la complexité de certains algorithmes [2] . En effet, la comparaison asymptotique est intéressante en l'infini, car on s'intéresse au comportement d'un algorithme sur des données arbitrairement grandes. Cette méthode de comparaison est également employée en théorie analytique des nombres pour évaluer finement l'erreur commise en remplaçant une fonction irrégulière, comme celle comptant les nombres premiers, par une fonction de l'échelle choisie.
La méthode a été introduite par les travaux de Paul du Bois-Reymond à partir de 1872[1] ; pour faciliter les calculs et la présentation des résultats, diverses notations ont été développées, en particulier par Bachmann (1894), Landau (1909), Hardy (1910), Hardy et Littlewood (1914 et 1916), et Vinogradov (c. 1930).
Exemples de comparaison
[modifier | modifier le code ]La relation de prépondérance
[modifier | modifier le code ]Exemple
[modifier | modifier le code ]Soit f et g les fonctions réelles définies par les formules{\displaystyle f(x)=\cos(x)+2{\text{ et }}g(x)=x.}
Par une étude des deux fonctions, on sait que g prend des valeurs aussi grandes que l'on veut au voisinage de l'infini, tandis que f ne peut prendre des valeurs qu'entre 1 et 3. Le quotient g divisé par f au voisinage de l'infini ne cesse d'augmenter et n'est pas borné. Dans ce contexte, on peut dire que f est négligeable devant g, ou que g est prépondérante devant f, au voisinage de l'infini, on écrit (notation de Landau[3] ) :
ou (notation de Hardy[1] ,[4] , désuète[5] )
La notation de Hardy permet d'enchaîner les relations de prépondérance, par exemple :
Définition formelle lorsque la fonction g ne s'annule pas
[modifier | modifier le code ]Pour définir formellement cette propriété on considère le comportement du quotient {\displaystyle {\frac {f}{g}}}.
Soit ;-\infty \right\}.} {\displaystyle a\in \mathbb {R} \cup \left\{+\infty ;-\infty \right\}.}
Soient f et g deux fonctions de la variable réelle x. On suppose que g ne s'annule pas sur un voisinage de a[6] . On dit que f est négligeable devant g, ou que g est prépondérante[7] devant f en a, et on note {\displaystyle f(x)={\underset {\overset {x\rightarrow a}{}}{o}}(g(x))}, lorsque