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Lyncodon patagonicus

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Lyncodon de Patagonie, Belette de Patagonie

Lyncodon patagonicus
Spécimen de Lyncodon patagonicus naturalisé. Musée de la Patagonie, San Carlos de Bariloche, (Argentine)
0.4–0 Ma
1 collection
Depuis le Pléistocène moyen (Lujanien) à l’Holocène (Présent).
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Ictonychinae
Tribu Lyncodontini

Genre

Lyncodon
Gervais, 1845

Espèce

Lyncodon patagonicus
(Blainville, 1842)[1]

Statut de conservation UICN

[画像:( LC )][画像:( LC )]
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Synonymes

Liste
  • Mustela Patagonica de Blainville, 1842 (Protonyme) [2]
  • Mustela Quiqui (Burmeister, 1861) [2]
  • Mustela anticola (Burmeister, 1869) [2]
  • Lyncodon lujanensis F. Ameghino, 1888 [2]
  • Lyncodon patagonicus F. Ameghino, 1888 [2]
  • Lyncodon patagonicum Matschie, 1898 [2]
  • Lyncodon patagonicus thomasi Cabrera, 1928 [2]
  • Lyncodon patagonica Osgood, 1943 [2]
  • Lyncodon patagonicus patagonicus Wozencraft, 2005 [2]

Le Lyncodon ou Belette de Patagonie (Lyncodon patagonicus), est une espèce de mammifère carnivore de la famille des mustélidés. Apparentée aux grisons auquels il ressemble beaucoup, il s’agit de la seule espèce du genre éponyme Lyncodon. Comme son nom l’indique c’est un animal dont la répartition s’étend sur une grande partie de la patagonie en Amérique du Sud. Bien que l'espèce ait une vaste répartition géographique, son histoire naturelle est très mal connue.

Dénominations

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L’étymologie du nom de genre Lyncodon, créé par Paul Gervais en 1847, est issue de la combinaison de deux racines du grec ancien : λύγξ (lunx), signifiant « lynx », et ὀδούς, ὀδόντος (odoús, odóntos), signifiant « dent » ; littéralement traduit par « dent de lynx ». Ce choix taxinomique s’explique par une particularité anatomique de l’espèce : sa formule dentaire est plus réduite que celle de ses proches parents, présentant une configuration des carnassières qui rappelle, par convergence, la denture plus réduite des du Lynx par rapport aux autres félins.

Illustration de Lyncodon paragonicus dans The Natural History of Animals par Carl Vogt et Friedrich Specht, 1880.

La toute première mention de l’espèce provient d’une mandibule étudiée par le Français Henri-Marie Ducrotay de Blainville, exposée parmi de nombreux autres restes d’ossements de mustélidés. Elle est étiquetés sobrement sous le nom de M. patagonicus[7] , un nom choisi par rapport au peu de ressources à disposition. Le genre Lyncodon fut décrit d’une manière tout aussi succincte par Paul Gervais quelques années plus tard, sur la base du nombre de prémolaires plus réduite[8] .

Sous-espèces

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Liste des sous-espèces selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) (2026年03月24日)[9] et ITIS (2026年03月24日)[10]
Sous-espèce Description
Lyncodon patagonicus patagonicus
(de Blainville, 1842)
Sous-espèce nominale. Elle occupe la partie centrale et méridionale de l'aire de répartition, depuis les provinces de Mendoza et Buenos Aires jusqu'à Santa Cruz et le sud du Chili. Sa localité type se situe aux environs du Río Negro[11] .
Lyncodon patagonicus thomasi
Cabrera, 1928
Cette sous-espèce représente la population septentrionale de l'espèce. Elle est confinée au district subandin du nord-ouest de l'Argentine (notamment dans la province de La Rioja), où elle fréquente des zones plus montagneuses et arides[11] .

Description

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 v · d · m   Formule dentaire
mâchoire supérieure
1 2 1 3 3 1 2 1
1 2 1 3 3 1 2 1
mâchoire inférieure
Total : 28
Dentition du Lyncodon[12] .

Le Lyncodon de Patagonie est l'un des plus petits représentants de la famille des Mustélidés en Amérique du Sud, avec une longeur corporelle de 30 à 35 cm, pour une queue de 6 à 9 cm[13] , pour un poids moyen de 2,5 kg[14] . Ce petit carnivore, semblable à un petit grison, au corps élancé et aux petites oreilles possède un pelage long et caractéristique[15] . Il se distingue principalement par deux traits distinctifs : une large bande frontale blanche qui se prolonge sur ses flancs, ainsi qu'une tache noirâtre sur la nuque[16] .

Répartition et habitat

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Il habite principalement les régions arides et semi-arides, ainsi que les steppes herbacées et arbustives de la Patagonie, en Argentine et au Chili[15] .

Alors que les données historiques indiquaient que cet animal avait principalement une activité crépusculaire et nocturne, des spécimens ont été observés et photographiés en pleine journée, entre 11 h et 16 h. Cela prouve que le Lyncodon de Patagonie peut également être actif le jour[15] .

Régime alimentaire

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Le Lyncodon se nourrit de rongeurs fouisseurs. Un individu a notamment été photographié en train de traîner dans sa gueule un rongeur du genre Ctenomys pour l'introduire dans une cavité au sol, probablement un terrier[15] .

Prédateurs et concurrents

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L'animal a été filmé par un piège photographique à 3 h 41 du matin en . L'élément le plus remarquable de cette découverte est l'enregistrement d'une interaction directe avec un araguachay (Lycalopex gymnocercus ). La vidéo montre les deux animaux se pourchassant tour à tour. C'est la toute première fois qu'une telle interaction est documentée entre ces deux petits carnivores. Les chercheurs pensent qu'il s'agit d'une compétition agonistique pour les ressources, car les deux espèces se nourrissent de petits mammifères fouisseurs. Le Lyncodon, étant nettement plus petit que le canidé, subirait un désavantage lors de ces confrontations directes[16] .

Le Lyncodon et l’Homme

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L'histoire naturelle de ce petit carnivore est très peu connue. La grande majorité des informations proviennent de fossiles, de collections de musées ou d'observations très anciennes. Il n'existe que 28 signalements de l'espèce depuis 1950. Il est par ailleurs considéré comme « quasi menacé » en Argentine[15]  ; Ses principales menaces sont l'urbanisation, la perte et la fragmentation de son habitat, la capture, et la prédation par les chiens domestiques[16] .

L'histoire naturelle de ce petit carnivore est très peu connue. C'est une espèce rare, catégorisée comme quasi vulnérable, notamment à cause de sa faible abondance et du peu de signalements ces dernières années. Ses principales menaces sont l'urbanisation, la perte et la fragmentation de son habitat, la capture, et la prédation par les chiens domestiques[16] .


Notes et références

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  1. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 4 juin 2013.
  2. a b c d e f g h et i ASM Mammal Diversity Database, consulté le 24 mars 2026.
  3. ASM Mammal Diversity Database, consulté le Date de 8 mai 2026.
  4. Paul Gervais, Histoire naturelle des mammifères, vol. 2, Paris, L. Curmer, , passage=115
  5. Encyclopédie des Sciences et Techniques, t. Zoologie 3, Paris, Grange Batelière / Éditions Atlas, (lire en ligne), p. 213
  6. Alcide d'Orbigny, Voyage dans l'Amérique méridionale, t. 4, Paris, P. Bertrand, (lire en ligne), 2 (Mammifères), p. 20
  7. Henri-Marie Ducrotay de Blainville, Ostéographie, ou Description iconographique comparée du squelette et du système dentaire des Mammifères récents et fossiles, Paris, J.B. Baillière et fils, 1839-1864, 4 vol. de texte, 4 vol. de planches (DOI 10.5962/bhl.title.127351 , lire en ligne)
  8. Charles Henry Dessalines d'Orbigny, Dictionnaire universel d'histoire naturelle, t. 4, Paris, Renard, Martinet et Cie, (lire en ligne), p. 685
  9. Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le 2026年03月24日.
  10. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 2026年03月24日.
  11. a et b (es) Ángel Cabrera, Catálogo de los mamíferos de América del Sur, t. 1, Buenos Aires, Coni, (lire en ligne), p. 257-258
  12. Myers, P., R. Espinosa, C. S. Parr, T. Jones, G. S. Hammond, and T. A. Dewey. The Animal Diversity Web (online). Accessed at https://animaldiversity.org, consulté le 2026年03月25日.
  13. UICN, consulté le 2026年03月25日.
  14. Myers, P., R. Espinosa, C. S. Parr, T. Jones, G. S. Hammond, and T. A. Dewey. The Animal Diversity Web (online). Accessed at https://animaldiversity.org, consulté le 25/03/2026.
  15. a b c d et e (es) Guillermo Sferco, Martín Toledo, Elvira Canio et Agustina Tello, « Nuevo registro del huroncito patagónico (Lyncodon patagonicus, Carnivora: Mustelidae) para le centro de Argentina y aportes sobre su historia natural », Acta zoológica lilloana, vol. 62, no 1,‎ , p. 36–41 (DOI 10.30550/j.azl/2018.62.1/4 , lire en ligne)
  16. a b c et d (es) F. J. Prevosti, S. Rodriguez-Soto, A. E. J. Valenzuela et G. Lillo, « Lyncodon patagonicus (de Blainville, 1842) », Notas sobre Mamíferos Sudamericanos, vol. 5,‎ (DOI 10.31687/saremNM昭和23年05月2日 , lire en ligne)

Voir aussi

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