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Belvì

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Belvì
Belvì
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sardaigne Sardaigne 
Province Nuoro  
Code postal 08030
Code ISTAT 091007
Code cadastral A776
Préfixe tél. 0784
Démographie
Population 529 hab.[1] (2026)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 57′ 38′′ nord, 9° 11′ 03′′ est
Superficie 1 810 ha = 18,1 km2 [2]
Divers
Saint patron Sant'Agostino
Fête patronale 28 août
Localisation
Localisation de Belvì
Localisation dans la province de Nuoro.
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
Liens
Site web Site officiel
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Belvì est une commune italienne de moins de 1 000 habitants située dans la province de Nuoro, dans la région Sardaigne. Elle a donné son nom à l'une des Barbagie de la province.

Géographie

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Cartographie interactive (cliquer pour afficher)

Carte
Carte dynamique

Belvì est un village sarde situé aux pieds du massif du Gennargentu, dans la région historique de la Barbagia di Belvì. Le territoire communal s’étend sur environ 1 889 hectares de reliefs montagneux, avec une altitude moyenne de 660 mètres. Le paysage est marqué par deux types de montagnes : à l’ouest, les spectaculaires tacchi (it) calcaires, et à l’est, la chaîne du Gennargentu, qui culmine à Punta La Marmora (1 834 m). La végétation est variée, avec des forêts de noisetiers, noyers, châtaigniers, chênes verts, et des arbres fruitiers comme les cerisiers. La vallée de S’Iscara, traversée par un ruisseau, est particulièrement remarquable pour ses vergers et ses arbres centenaires.

Le territoire abrite également plusieurs sites archéologiques, dont des domus de janas (tombe préhistoriques creusées dans la roche), notamment en localité Nadalia, ainsi que des traces d’habitats néolithiques près du tacco de Pitz’e Pranu. La commune est traversée par la ligne de chemin de fer Isili-Sorgono, utilisée à des fins touristiques depuis 1997, et possède une gare historique, la station de Belvì-Aritzo, qui a joué un rôle clé dans le désenclavement du village à partir du XIXe siècle.

Le nom de Belvì (Belbì en sarde) apparaît pour la première fois dans le traité de paix entre Éléonore d'Arborée et Jean Ier d’Aragon, signé le . À partir de cette date, le village passe sous domination aragonaise et intègre la seigneurie de la Barbagia di Belvì. Pendant toute la période médiévale, Belvì est un centre stratégique du Judicat d'Arborée, puis, après la chute de ce dernier, il est soumis au système féodal imposé par les Catalano-Aragonais. Les conflits répétés entre seigneurs et population locale conduisent, en 1507, à l’intégration de Belvì au patrimoine royal, administré par un officier choisi parmi les représentants des habitants.

Au XVIIe siècle, le village est encore marqué par des tentatives de soumission à de nouvelles seigneuries, ce qui provoque des tensions. Cependant, en 1838, avec l’édit royal piémontais, les habitants rachètent leur territoire, mettant fin à l’expérience féodale. Le XIXe siècle est une période de modernisation, notamment avec la construction de la voie ferrée Mandas-Arbatax (1888-1890), qui inclut le tunnel de S’Arcu, le plus long de Sardaigne, et qui permet de rompre l’isolement géographique de Belvì. La gare de Belvì-Aritzo, toujours en activité pour le tourisme, devient un symbole de cette transformation économique et sociale.

Le XXe siècle voit le développement de l’artisanat local, notamment la production de tuiles, briques et chaux, ainsi que la commercialisation de châtaignes, noisettes et noix, produits emblématiques de la région.

Patrimoine

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La gare historique de Belvì-Aritzo, symbole du patrimoine industriel et touristique de la commune.

Le patrimoine de Belvì est à la fois naturel, archéologique et architectural.

  • Les Domus de janas : ces tombes préhistoriques, creusées dans la roche, datent du Néolithique moyen et sont disséminées sur tout le territoire, notamment en localité Nadalia.
  • La gare de Belvì-Aritzo (it) : construite à la fin du XIXe siècle, elle est un témoignage de l’histoire ferroviaire sarde et un point de départ pour le Trenino verde, une ligne touristique traversant les paysages montagneux de la Barbagia.
  • Le Musée des Sciences Naturelles : il abrite des collections minéralogiques et faunistiques, dont une remarquable collection de papillons, ainsi que des fossiles et des artefacts archéologiques locaux.
  • L’église paroissiale Saint Augustin : édifiée au XVIe siècle, elle conserve des autels en bois du XIXe siècle et est un exemple de l’architecture religieuse barbaricine.
  • La forêt de Uatzo : l’une des plus grandes attractions naturelles de la région, avec une végétation luxuriante et des sentiers de randonnée offrant des vues sur les aigles et les faucons.

Le patrimoine immatériel inclut également des légendes locales, comme celles des Gianas (fées ou sorcières) et du Maschinganna, ainsi que des traditions artisanales (taille du bois, travail du fer) et gastronomiques, notamment les Caschettes, des pâtisseries typiques à base de noisettes et de miel.

Communes limitrophes

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Aritzo, Atzara, Desulo, Meana Sardo, Sorgono, Tonara

Évolution démographique

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Habitants recensés


Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
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