URL: https://linuxfr.org/users/zylabon/journaux/mon-raspberry-pi-a-un-uptime-de-14-jours Title: Mon Raspberry pi a un uptime de 14 jours ! Authors: Zylabon Date: 2013年01月09日T18:48:32+01:00 License: CC By-SA Tags: serveur, raspberry_pi et scientific_linux Score: 44 Bonjour ! Mini retour d'expérience : Depuis environ un an j'ai mon propre serveur mail et jabber, un machine qui date un peu, genre AMD double cœur, 2Go de ram... derrière une freebox. Je trouvais que ça consommait scandaleusement trop, sans compter le bruit. Donc fin juillet j'ai commandé un [raspberry pi](http://www.raspberrypi.org/), avec l'alimentation et le boîtier qui vont bien (j'avais pas tellement envie de bricoler, mais je regrette un peu ce choix) Une facture de 53€. Je l'ai reçu début décembre, et la version à 512Mo alors que j'avais commandé celle à 256, aussi plaisant qu'inutile vu mon usage. Une fois les vacances arrivée, j'ai pu mettre tout ça en place. #Installation de [Raspbian](http://www.raspbian.org/)# Un coup de dd pour mettre l'image système sur la carte, gparted pour adapter la taille de la partition à celle de la carte. Sans problème. J'ai branché le bousin sur une télé HDMI quelques minutes. Ça a l'air tout à fait utilisable en bureautique. Ça rame infiniment moins qu'un G4 à 700Mhz et 512Mo de RAM. C'est comparable à un netbook un peu mou. #Configuration de base# J'ai changé le nom d'hôte, j'ai viré le compte par défaut "pi" et son mot de passe par défaut. Et surtout le truc qui m'a un peu gonflé, je me suis rendu compte que les clés du serveur SSH n'avaient pas été générées au premier boot, elles étaient dans l'image. Le /home est déplacé sur un disque USB, qui ne peut pas se mettre en veille, c'est dommage. J'aurais dû bricoler un peu plus et utiliser un disque en 5Volts qui aurait pu se mettre en veille et qui partagerait la même alimentation que le raspberry pi. J'ai également déplacé le "swapfile" sur le disque dur dans l'idée de limiter les écritures sur la carte SD. J'ai eu un peu peur car à deux reprises j'ai retrouvé le raspberry pi avec un noyau déconnant, les droits de plusieurs fichiers dont /dev/null qui avaient changé, ou le disque dur USB qui ne répondait plus du tout (impossible de monter, démonter, lire...). #L'installation de démons# Malheureusement je n'ai pas pu faire de copier-coller des fichiers de conf de l’ancienne machine (sous Scientific Linux). J'aurais sûrement pu adapter, mais je ne connais bien aucun des soft en question. * postfix pas de problème, super simple, à part le fait qu'il essaye d'écouter en IPv6 et que le module n'est pas chargé au démarrage. * dovecot pour imap, même problème pour l'IPv6, rien de grave. * ejabberd c'était un peu plus galère. Ça plantait, ça bouclait, après de multiples désinstallations/réinstallations et de kill -9, ça s'est mis à marcher inexplicablement. Devise Shadock : « plus ça rate, plus ça a de chances de marcher ». La procédure pour migrer les bases de données d'ejabberd me semblant affreusement compliquée, j'ai fais l'impasse. Ensuite j'ai appris qu'il ne suffisait pas de changer le serveur et de ré-ajouter ses contacts, j'ai dû leur demander à tous de me supprimer et de m'ajouter à nouveau. Niveau ressources, ejabberd consomme en gros autant que tout le reste, 20Mo pour l'OS tout nu, 10Mo pour les services avec un utilisateur connecté, et... 40Mo pour ejabberd. Sur 486Mo de RAM disponible (il y a 16Mo qui partent pour la carte graphique, et 10 de plus je ne sais pas où...), l'utilisation ne monte qu'à 70Mo. La version à 256Mo aurait été largement suffisante. Si c'était à refaire j’utiliserais un autre serveur jabber, plus simple. #Pour et contre# ##Les avantages :## * ça consomme rien * ça marche (je croise les doigts). * le silence... * ça brille comme un sapin de noël et c'est très très beau * c'est pas cher * c'est largement assez puissant pour mon usage * ça contribue à la cause de la Raspberry Pi Foundation. Même si pour l'heure, dans mon cas, la contribution est extrêmement limitée. ##Les inconvénients :## * ce n'est pas parfaitement silencieux, il y a une espèce de sifflement strident pour mes jeunes oreilles, je ne pourrais pas dormir dans la même pièce par exemple. * je pensais qu'on pouvait s'en servir de NAS, mais les entrée sortie sur le port réseau sont affreusement lentes. J'ai pas réussi à faire passer plus de 3Mo/s par le port Ethernet, même en écrivant un programme stupide en C qui ne fait que ça. En revanche, il est possible de lire un disque USB à 30Mo/s * j'ai eu l'impression d'avoir eu beaucoup de chance. * très loin d'être une panacée libriste, ça tourne avec beaucoup de logiciels libres, certes, mais pas que, et c'est bourré de DRM. Sur le site officiel on trouve des pages aussi hallucinantes que celle là pour [acheter des clés pour débloquer des fonctionnalités matérielles](http://www.raspberrypi.com/license-keys/). Je ne suis pas sûr que ce soit très charitable pour le coup, d'exporter ce genre de délire dans les pays pauvres. L'éducation numérique n'est pas que technique. #Conclusion# L'auto-hébergement est encore plus simple grâce à ce genre de machine. C'est absolument cool.