URL: https://linuxfr.org/users/thinkaboutit/journaux/comment-freedesktop-divise-le-desktop Title: Comment Freedesktop divise le desktop. Authors: Aujourd'hui Date: 2012年11月29日T20:54:07+01:00 License: CC By-SA Tags: freedesktop, kde, gnome, franglais, systemd et troll Score: 60 Freedesktop est vu, par beaucoup, comme une solution à la diversité des bureaux sur Linux, mais dans ce journal je veux montrer que au contraire, Freedesktop n'est qu'un outil utilisé par deux entreprises pour imposer leur points de vues. Ces entreprises sont RedHat et Collabora. Freedeskstop fut créé début des années 2000 par un groupe de développeurs venant principalement de GNOME. Leur but était d'améliorer l'intégration des différents logiciels entre eux. Revenons 5 ans en arrière : Le desktop sous GNU/Linux et autres Unix libre était composé de tout un tas d'applications indépendantes les unes des autres. Chacune faisait les chose à sa manière et le tout résultait en un ensemble hétérogène. C'est pour résoudre ce problème que KDE fut créé, avec comme objectif de créer un environnement de bureau homogène. Les applications réutilisent les même briques et s'intègrent bien entre elles. Pour aider, KDE ré-utilise des bibliothèques ou en introduit de nouvelles, pour combler des vides. Par exemple, DCOP fut créé pour permettre aux applications de communiquer facilement entre elles. [](http://www.kde.org/screenshots/kde2shots2.php) Mais GNOME (GNU Network Object Model Environement, ne me demandez pas ce que ça signifie) fut créé en opposition à KDE. GNOME fut rapidement soutenu par pas mal d'entreprises qui n'aimaient pas Qt, dont RedHat, ce qui lui permit de se développer malgré les choix techniques que l'on peut considérer comme inférieurs (C au lieu de C++, le compliqué Bonobo à la place de dcop et KParts...)  Nous voici donc de retour à la case départ, avec deux environnements incompatibles. Avec KDE comme environnement dominant. Donc, les gens de Freedesktop arrivent avec la noble intention de réunifier les bureaux. Ils commencent bien avec Une spécification pour faire des thèmes d'icônes en collaboration avec KDE. Ils travaillent aussi sur un successeur de DCOP qui pourra être utilisé par GNOME. Le tout hébergé sur leur site (freedesktop.org) Ces projets furent un succès et la réputation de freedesktop est bonne : Ils sont vus comme des sauveurs du desktop.  Le problème est qu'ils ne s'arrêtent pas là et développent tout un tas d'autres spécifications et logiciels, mais cette fois sans consulter les autres bureau ou même, volontairement, en ignorant KDE. Chacun fait ce qu'il veut et ce n'aurait pas été un problème si freedesktop.org n'était pas vu comme une référence, un peu comme un organisme de normalisation. Pour leur défense, ils n'ont jamais prétendu être ça. Ce qu'est réellement freedesktop est juste une forge comme les autres (sourceforge...). Et les admins, eux seuls, on le droit de choisir ce qui est hébergé. Et il se fait que les admins sont tous des employés de redhat et collabora, qui sont tous avec un focus sur Gnome. Leurs critères sont assez bizarres. Par exemple, ils ne veulent pas de C++ ; par contre, pas de problème pour avoir des dépendences vers GLib et GObject. Quand KDE était encore le bureau dominant, ils étaient obligés de collaborer. Mais ce n'est absolument plus le cas. Vu la popularité de ce qui est hébergé par freedesktop, KDE a essayé de faire héberger ses spécifications sur Freedesktop, mais dans tous les cas, ce fut refusé. Par exemple, la spec pour les icônes de systray. Pas moyen de faire accepter des logiciels comme strigi (C++ only) ou akonady (dépend de Qt Core) car « ils utilisent C++ » [https://bugs.freedesktop.org/show_bug.cgi?id=15711] Résultat : KDE est vu comme celui qui ne participe pas à la collaboration car GNOME est derrière toutes les technologie « partagées ». Certains, vont même jusqu'à carrément comparer KDE à des sangsues, qui profite des technologies développées pour freedesktop, sans rien contribuer en retour. Autre exemple : Telepathy, un framework over-engineered pour faire de l'IM dont le but à moitié avoué était de contourner la GPL des client de messagerie libre pour faire des application de chat proprio pour smartphone. Bref, Freedesktop n'est au final qu'un outil permettant d'imposer les technologie comme Telepathy et (pour terminer mon journal en beauté) systemd.