URL: https://linuxfr.org/users/tal/journaux/crying-freeman Title: Crying Freeman Authors: Tal Date: 2002年10月19日T01:44:17+02:00 Tags: Score: 0 Très cher journal, ce soir, après moult tergiversations, il a bien fallu me rendre à l'évidence : je n'avais rien à foutre. [*] Aussi décidais-je de profiter de cette occasion pas vraiment rarissime pour parfaire ma culture cinématographique en matant en film qui traînait innocemment par là. Mon choix finalement assez réduit se porta sur le très encensé à l'époque de sa sortie, y compris par des amis à moi, Crying Freeman. A ce sujet et si je puis me permettre de digresser, laisse moi te narrer une petite anecdote pour remettre les choses dans leur contexte. Je peux ? Merci journal adoré, j'étais sûr que tu approuverais aussi vivement que silencieusement, c'est bon d'avoir des amis comme toi, toujours à l'écoute. Vois-tu, ce film, j'aurai pu le voir au cinéma il y a de cela fort longtemps. Avec quelques amis nous étions partis pour une soirée ciné, sans bien sûr avoir vraiment décidés quel serait le chef d'oeuvre du 7ème art qui aurait nos faveurs ce soir là. Or donc, arrivés devant le cinéma, une majorité se dégagea promptement (on dirait pas comme ça, mais ça peut jouer des coudes quand ça veut, une majorité) en direction du susnommé Crying Freeman. Toutefois, un village peuplé de deux irréductibles gaulois (dont votre serviteur) résistais encore et toujours à l'envahisseur. Pas fous, nous avions vu la bande annonce, lus quelques critiques, et ce film s'annonçait comme un beau navet assaisonné d'une insupportable dose de niaiserie pour rehausser un peu les litres fades de conneries en sauce. Après de longues délibérations, qu'il serait vain et ennuyeux de retranscrire ici, ce qui devait arriver arriva, et nous forkîmes (forkâmes ? forkèrent ? HO JOURNAL? TU DORS ? Bordaile t'es pas d'un grand secours en tous cas). Et c'est ainsi que j'allais voir avec mon compagnon de résistance un film irlandais, dont je ne me rappelle plus le nom mais dont je garde un souvenir agréable et enrichissant. Mais voilà, depuis ce jour une pensée me hante, nourrie par les commentaires élogieux des traîtres perfides ayant choisis la voie de la facilité et du film à gros budget : avais-je eu tord de faire mon gros chieur et de ne pas voir ce qui était peut-être un chef d'oeuvre du cinéma moderne ? Et bien, crois le si tu veux, mais la réponse est non. [*] post-scriptum : oui, tu peux constater que je n'ai toujours rien à foutre, mais que ça ne t'empêche surtout pas de continuer à fermer ta gueule, enculé de journal. Et puis maintenant que les retour à la ligne ont l'air d'être pris en compte (même si ils préféreraient sûrement être pris sur la table à manger, ces saaaallll....), il fallait bien que je retente un journal, non ?