URL: https://linuxfr.org/users/steckdenis/journaux/test-de-la-mandriva-cooker-future-20100 Title: Test de la Mandriva Cooker, future 2010.0 Authors: steckdenis Date: 2009年10月12日T19:26:42+02:00 Tags: debian, ubuntu et firefox Score: 6 Bonjour, D'Humeur à faire des tests, et bénéficiant depuis peu d'une connexion 30Mbps limitée à 30Gio/mois, je me suis mis en tête de télécharger la dernière bêta de Mandriva 2010.0 et de l'installer, histoire de tester et de découvrir Mandriva. En effet, comme dit dans [un de mes précédents journaux](https://linuxfr.org/~steckdenis/28737.html), j'ai trouvé la version 2009.1 de Mandriva exceptionnellement supérieure aux autres distributions, de mon point du vue. Je télécharge, écrit tout ça sur ma clef USB, et démarre dessus. Cette fois-ci, tout marche impeccablement. Je lance l'installateur, partitionne (cette fois-ci, c'est une partition Ubuntu 9.04 qui a valsé :-) ), configure, et installe. Au redémarrage, écran noir avec une boîte blanche au centre. Pas de panique, Ctrl+Alt+F1, et j'arrive dans une console virtuelle qui marche. Au passage, je remarque les joies du KMS : le switch est instantané, sans devoir changer le mode de mon écran :D ! Je lance un top, et voir qu'un grep utilise 11% de ma mémoire et 100% de mon IO. Je repasse en graphique, qui s'est curieusement débloqué. Je m'inscrit alors sur leur site comme c'est si gentiment proposé. Ensuite, le bureau démarre, toujours avec le grep en arrière-plan. Le tout est réactif, le défilement de l'utilitaire de présentation est fluide, la 3D marche (carte Intel + pilote libre), parfait. Je clique sur le menu K, et arrive, au bout de 5 secondes, sur leur petit menu de KDE3. C'est là que je remarque un bug bien embêtant que j'avais connu du temps de la sortie de KUbuntu 9.04 : le pilote Intel semble lent, très lent. Une fois que les composants sont affichés à l'écran, ça va, mais la création de fenêtre est d'une lenteur désolante. J'ai testé l'ancien menu, le nouveau, et Lancelot, avec et sans composition, c'est toujours aussi lent. Ouvrir une boîte de dialogue est également poussif. Je me dis qu'une mise à jour va corriger le problème. Magnifique, une jolie icône en forme de point d'exclamation s'est affichée. Ca change de mon temps sous Debian Sid, qui n'affiche pas cette icône. Je coche toutes les mises à jour, et remarque que ça va m'installer 800 paquets. Pas de panique, j'ai une connexion de monstre maintenant, donc j'appuie sur OK. Je n'aurais pas du. **2 heures**, oui, deux heures que ça a pris !! Je n'ai jamais vu un truc aussi lamentablement et ignoblement poussif. Je savais que comparé au .deb, le RPM n'était pas rapide, et que les outils Mandriva sont codées en perl, mais là, c'est clairement le programmeur qui a bu. J'ai 800 paquets à installer. Ça m'en télécharge 8, puis ça vérifie les signatures (et bien entendu, ça ne télécharge rien de plus, sinon ce serait trop beau), puis ça les installe un par un par un RPM poussif qui prend 5 secondes par paquet. Une fois le groupe fini, on télécharge les 8 paquets suivant, vérifie, installe, etc. Ce petit manège a duré des heures, pour finalement bien se terminer (en prenant tellement son temps, c'est impossible de rater). Quand je pense que pendant ce temps-là, je développe un [gestionnaire de paquets capable de télécharger, décompresser et installer en parallèle](http://logram-project.org/fr/node/430), je me dis que j'ai bien fait, tellement la fonctionnalité manque quand on ne l'as plus. Bon, par contre, la résolution des dépendances est rapide, plus que APT/Aptitude (Aptitude est plus lent que APT), ça a du prendre une demi seconde pour la mise à jour de 800 paquets. Bon, une fois ces paquets installés, je découvre les magnifiques outils de configuration de Mandriva. Là encore, c'est beau, c'est fluide, et on a le choix. Ce truc, je suis certain qu'il sait faire le café si on trouve le bon bouton ! Je trouve l'endroit où on installe les paquets, sélectionne «Tout» à la place de «Uniquement les applications graphiques» (très bon ce filtre, ce sera repris dans ma GUI), et recherche "libqt4-dev". J'installe libqt4-devel, puis kdelibs4-devel (qui m'installe 300 autres paquets, dont cups-common o_O), et installe. Là aussi, ça prend son temps. J'en profite pour aller lire mes mails, c'est à dire configurer Kontact. Ce doué d'installateur, à qui j'avais bien dit que j'ai une partition /home, l'a bien monté comme il faut mais a écrasé mon dossier de mails dans KMail pour aller mettre ce petit mail de présentation de Mandriva pour m'accueillir. Pof, a plus les 150 mails que je gardait, et les 8000 autres dans la corbeille. Il y a aussi d'autres petits machins qui ne vont pas, en particulier les paquets. En quoi ais-je besoin de gnome-common ? Toujours ces foutues applications qui dépendent de GNOME alors qu'elles ne devraient pas, et Mandriva qui m'installe Ekiga alors que je n'ai rien demandé. J'ose à peine imaginer le nombre de trucs qu'on aurait pu faire rentrer sur le LiveCD si on n'avait pas la moitié de GNOME qui vient avec (au hasard, GIMP). Du côté système, Mandriva est très bon. Il y a ce KMS qui marche bien, et la chaîne de démarrage qui est magnifique. GRUB 1 graphique (ça j'aime pas trop, trop _hackish_ pour moi, j'aurais préféré GRUB 2), Plymouth qui marche à merveille, et des thèmes spéciaux pour KDM et KSplash. Le tout démarre très vite, et en 20 secondes, on est sur le bureau. Par contre, ils ont joué le Windows là. En 20 secondes, je suis sur le bureau, le disque à l'arrêt. Je me dis «Tiens, mes applications que j'avais lancées ne sont pas réouvertes, je vais les relancer». J'ouvre donc un Konqueror, et une Konsole s'ouvre ! Et oui, le démarrage des services (dont la restauration de session) est fait quelques secondes après le login. Ce n'est donc qu'une impression de bureau prêt, même si c'est vrai que c'est agréable d'avoir la main très tôt. En clair, j'aime bien Mandriva. Quand on est resté sur une Debian Sid pendant plus de deux mois, c'est agréable de toucher à nouveau à une distribution pour débutant. Je vais pouvoir me concentrer sur mon code (en plus GCC 4.4 est installé à la place du vieux 4.3 de Debian), et le système se gère tout seul. Il suffit de faire les mises à jour, et ça roule. Le gestionnaire de paquets graphique avec les applis classées par catégories est super. On n'y pense pas, mais c'est très agréable quand on s'ennuie d'explorer la catégorie Jeux et d'en installer un au hasard. Qui sait, peut-être qu'un jour je contribuerai à un des jeux répertoriés là-dedans. Une dernière note pour les versions : au menu, noyau 2.6.31.4 (alors que l'officiel est encore le .3, ils sont trop forts chez Mandriva), le pilote Intel 2.9.0 (donc le dernier), KDE 4.3.2 (donc le dernier), et tout un tas d'autres softs (dont FireFox 3.5, et ses dépendances GNOME 2.28). Moi, je signe. J'ai peut-être dit un peu beaucoup de mal du gestionnaire de paquets, mais je l'aime bien. En quelques clics, on a le Logiciel Libre à sa portée. Franchement, chapeau aux développeurs de Mandriva. C'est la distribution qui devrait être à la place d'Ubuntu.