URL: https://linuxfr.org/users/pirouette_07/journaux/a-propos-des-chiffres-du-ch%C3%B4mage Title: A propos des chiffres du chômage... Authors: pirouette_07 Date: 2007年03月30日T00:33:40+02:00 Tags: Score: 0 Bonjour, A l'occasion de la publication des chiffres officiels du chômage du mois de février 2007, j'ai découvert ACDC. Non, non ! pas le groupe antédiluvien de hard-rock, non. Le collectif "les Autres Chiffres Du Chômage". Ce collectif, dont la préoccupation principale semble être de rétablir la vérité sur la réalité du chômage en france, a bien sûr un site web: [http://acdc2007.free.fr/](http://acdc2007.free.fr/) sur lequel vous trouverez de nombreuses études, rapports, articles de presse etc... Si vous prenez la peine de vous attarder sur quelques uns de ces documents, vous risquez fort d'être surpris par la divergence de teneur entre les informations divulguées par ces documents et celle des mensongeschiffres officiels qu'on nous assène régulièrement. L'un de ces documents a particulièrement retenu mon attention tant ce qu'il relate va à l'encontre de ce que j'ai dû admettre être des préjugés. J'ai été d'autant plus surpris que je me croyais "homme averti" et "esprit critique"... Comme je me plais à la dire, on a beau savoir que c'est grave, on ne sait jamais à quel point ! Voici pioché ça et là, ce que l'on peut lire dans la Note N°3 intitulée Des chômeurs en déficit ([http://acdc2007.free.fr/acdc3.pdf).](http://acdc2007.free.fr/acdc3.pdf).) Ceux qui se donneront la peine de lire ce court document dans son ensemble pourront attester que ces phrases tirées de leur contexte ne dénaturent en rien le sens général du document. Allons-y:
Moins d’un chômeur sur deux est aujourd’hui indemnisé par l’Unédic.
Sur vingt-cinq ans, malgré la hausse considérable du chômage, le poids de l’indemnisation du chômage dans le PIB tend à diminuer.
Pourtant en réalité, selon les statistiques de l’Unédic, seulement 47,5% des chômeurs étaient indemnisés fin 2006 : moins d’un chômeur sur deux.
Depuis 2003, la proportion des chômeurs qui reçoivent une indemnisation est en chute libre.
Les données financières de l’UNEDIC affichent une baisse tout aussi impressionnante : les dépenses d’indemnisation ont diminué de 10,3% entre 2004 et 2006.
Au delà de cette moyenne, les inégalités entre chômeurs indemnisés sont mal connues : on estime qu’aujourd’hui entre 30% et 40% des chômeurs indemnisés perçoivent moins d’un demi-SMIC.
La couverture par les allocations de chômage est plus faible pour les femmes que pour les hommes : à tous les âges, les femmes sont moins souvent indemnisées que les hommes.
Depuis 25 ans les réformes successives de l’Unédic ont en effet progressivement durci les conditions d’accès pour les contrats précaires
La majorité des chômeurs est donc aujourd’hui exclue du Régime d’assurance chômage. Parmi ces exclus, seule une minorité perçoit une allocation du régime dit de « solidarité » (Allocation de solidarité spécifique - ASS ; allocation d’insertion – AI ; allocation équivalent retraite - AER). Les « bénéficiaires » de ces allocations représentent environ 10% du total des demandeurs d’emploi.
Le niveau de ces prestations de « solidarité » est bien plus faible que les indemnités versées par les ASSEDIC, pourtant déjà peu élevées. En 2006, le montant journalier de l’ASS représente moins de 2 heures de salaire au SMIC horaire ; celui de l’AI, moins d’1,3 heures.
En 1986, l’ASS moyenne représentait plus de 60% de l’indemnité moyenne accordée par les ASSEDIC : elle représente moins de 50% en 2006. L’AI est passée de plus de 50% de l’indemnité ASSEDIC moyenne en 1986 à moins de 35% en 2006.
Globalement, le niveau de l’ASS et de l’AI est aujourd’hui inférieur, en pouvoir d’achat, à ce qu’il était il y a vingt ans, en 1986.
Le niveau mensuel du RMI pour une personne seule, déjà peu élevé lors de son instauration en 1989, a considérablement baissé depuis en termes relatifs. En 2006, le RMI pour une personne seule représente chaque jour environ 1,8 heures de travail au SMIC horaire, contre 2,3 heures au moment de sa création en 1989, soit un décrochage de 22%.
Avec une indemnisation de plus en plus faible – ou inexistante- les chômeurs sont de plus en plus contraints d’accepter des « petits boulots » pour joindre les deux bouts. L’extension des possibilités de cumul entre l’indemnisation et le salaire a favorisé ce mouvement. Suite aux restrictions apportées par la réforme de 2003 (cf. fiche 1), la proportion de ces chômeurs-travailleurs, qui stagnait depuis 2000, a repris sa croissance pour atteindre aujourd’hui un niveau record. Aujourd’hui, chaque mois, environ un chômeur sur trois a exercé une activité rémunérée.
Le chômage augmente, mais son indemnisation coûte de moins en moins cher.
Malgré cette hausse considérable, la part du PIB consacrée aux prestations de chômage a eu tendance à diminuer depuis 25 ans (cf. graphique ci-dessous). Les dépenses consacrées au chômage augmentent quand la conjoncture se détériore, ce qui donne lieu à des effets cycliques de court terme. Mais sur une longue période, la tendance à la baisse des dépenses consacrées au chômage est très nette.
Une étude récente de la DREES confirme ces résultats. Autrement dit, le nombre de chômeurs augmente, mais l’effort financier consacré à leur indemnisation ne cesse de diminuer.
Depuis la création du RMI (Revenu minimum d’insertion) fin 1988, on observe un décrochage similaire pour cette prestation. Alors que le montant mensuel du RMI pour une personne seule représentait 68 SMIC horaires en 1989, ce montant s’élève en 2006 à 53 SMIC horaires
Aux plus curieux je recommande également la lecture de la Note N°1 "Les chômages invisibles" ([http://acdc2007.free.fr/acdc1.pdf).](http://acdc2007.free.fr/acdc1.pdf).) Pascal

AltStyle によって変換されたページ (->オリジナル) /