URL: https://linuxfr.org/users/patrick32/journaux/le-plus-gros-probl%C3%A8me-du-web-cest-lensemble-des-webdesigner Title: "le plus gros problème du web, c'est l'ensemble des "webdesigners" aux choix techniques injustifiables." Authors: Patrick Trauquesègues Date: 2010年05月03日T21:15:12+02:00 Tags: Score: 35 On entend même tellement souvent l'inverse, qu'on aimerait que ce soit dit plus souvent. Les webdesigners (que je connais) n'ont aucune notion d'interopérabilité, seul le cliquant du résultat et la complexité de la technique semblent les attirer. Non seulement ils ne font aucun effort pour trouver des solutions, ou seulement même s'y intéresser, mais la difficulté d'accès technique leur paraît le principal attrait. Un logiciel cher, et qui fournit autre chose que des standards, est forcément idéal, puisqu'il permet de se *démarquer* de la masse. C'est un peu comme l'usage du français, quand c'est tellement tendance de parler avec des mots anglais qu'on ne comprend qu'à moitié, et qu'on est incapable de traduire, opposant que "ce n'est pas traduisible"... ça doit être tellement évolué que la langue française ne permet pas de l'exprimer avec un nom simple appliqué au concept. On retrouve aussi ce processus communautaire dans l'argot, à la différence que ce dernier, est - lui - créatif. C'est vrai pour les métiers de pointe, récents, comme le commerce ou l'informatique, mais aussi les médias. Par exemple, on préférera "channel" pour ne pas dire "traversée de la Manche", alors que "chenal" ou "canal "est non seulement la traduction exacte de channel, mais à l'origine du mot anglais. La dictature des webdesigners^wgraphistes vient de l'évolution du métier de l'imprimerie vers le numérique, les infographistes transposant leur savoir faire sans être capables de l'adapter et, c'est tout naturellement vers ces graphistes venant de l'impression que se tournent les entreprises qui recherchent à communiquer par Internet. C'est ainsi qu'on en arrive à des sites qui coûtent une petite fortune, mais n'ont aucun visiteur sans campagne payante additionnelle, parce qu'ils sont conçus comme des flyers^wdépliants qu'on pose sur un coin de table, espérant que la couverture attirera le chaland. Plus profonde dans notre société est la réponse que "l'utilisateur peut et n'a qu'à s'adapter". On en oublierait presque le but de toute entreprises : satisfaire le *client*. Et ce que veut le client final, le client du prestataire devrait le vouloir. Heureusement qu'en ces temps de crise, les entreprises qui ont une culture de respect de leurs clients semblent s'en sortir un peu mieux que les autres.