URL: https://linuxfr.org/users/maximegb/journaux/langages-pour-desktop Title: Langages pour desktop Authors: maximegb Date: 2005年11月23日T11:34:13+01:00 Tags: Score: 0 Je rebondis sur le journal "Quel langage pour quel utilisation" ( [http://linuxfr.org/~hrod/20037.html](http://linuxfr.org/~hrod/20037.html) ) pour m'interroger sur les raisons et la pertinence du choix de langages interpretés pour des applications de "desktop". Je pense en particulier à des applications comme : - Perlpanel, une barre de taches proposant une trentaine de plugins, écrite en Perl. - Pypanel, une barre de taches plus modeste, écrite en Python. - L'environnement Rox, ou de nombreux plugins sont écrit en Python, et au moins un en Ruby - Les environnements d'applet de bureau gdesklets et adesklets Pour les environnements traditionnellement développés en C ou C++ comme XFCE, Gnome ou KDE, on voit murir des bindings Python, Perl, Ruby, voire Mono ou Java. Cet engouement pour les langages interprétés est-il : - Une critique du modèle monolithique de Gnome ou de KDE "tout en C" ou "tout en C++" ? - Une critique de la complexité des librairies de ces environnements ? - Une critique du cycle de développement sous ces mêmes environnements (et Klik serait une autre réponse à ce problème) ? On peut déplorer la dilution des performances et l'occupation mémoire accrue de ces applications face à des langages compilés. Cependant, le principal "gaspillage" réside à mon sens, plus dans la multiplicité des interpreteurs utilisés que dans l'usage, en soi d'un interpréteur. La multiplicité des interpréteurs se conjugue avec la multiplicité déjà contre-productive des librairies graphiques, ce qui fait qu'on peut craindre un appauvrissement du desktop linux face à l'homogénéité de Windows. On peut aussi se réjouir que la marche d'entrée pour développer sa propre applet, sa propre extension de bureau, s'abaisse au cours du temps, et constitue en soi un avantage du desktop linux face à Windows. Enfin, on peut espérer que le temps fera son affaire de la diversité des interpreteurs et fera emerger un standard "de fait".