URL: https://linuxfr.org/users/lagou/journaux/faut-il-interdir-linuxfr-aux-18-ans Title: Faut-il interdir LinuxFR aux -18 ans ? Authors: lagou Date: 2025年06月09日T15:02:20+02:00 License: CC By-SA Tags: Score: -78 Au nom de Dieu, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux, Produire du contenu pérenne sous licence libre est difficile, c'est vrai. Il est également plus simple d'être un libriste revendiqué ne faisant rien (ou presque) si ce n'est diviser au nom d'une énième névrose identitaire (GIMP ou The Gimp ? Homophilie ou homophobie ?) Un dernier journal au titre obscène questionne également les motivations de libristes identitaires. Doit-on protéger les mineurs visitant sur linuxfr.org de toute sexualisation ? La culture rampante pornographe est-elle la bienvenue partout ? Se pose donc la question du rapport entre sexualité, identité sexuelle et licences libres. Reformulée, cette question renvoie à l'aspect politique des licences licences qui interdisent l'application de toute morale, quelle qu'elle soit. La réponse est ainsi dans la question : aucun. Il n'y a aucun rapport entre les licences libres qui sont une notion orthogonale à la morale/politique. Que chacun garde la sienne pour lui et les bien communs s'en trouveront renforcés. Si vous n'êtes pas capable de collaborer avec quelqu'un de différent pour renforcer les bien communs, peut-être que les bien communs en question ne vous intéressent finalement pas tant que ça. Discuter avec un antagoniste, et lui avec vous, nécessite de mettre les différences en second plan. Les identitaires (de gauche comme de droite, des notions européennes au demeurant) s'égarent à ce titre. Linuxfr.org ne peut y déroger et se faire totalisant (=! totalitaire) sans cesser d'être libriste. Ce serait un comble malgré certaines efforts manifestes. Je remets ici un commentaire à ce propos qui a fini masqué malgré une note de zéro (ce qui est pas mal vu la position engagée prise) : > Les licences libres sont une notion orthogonale à la morale. Les licences libres invitent à l'action collective et empêchent l'évocation de la légitimité de cette même action puisque vous ne pouvez interdire l'usage du code selon sa finalité. Les licences libres empêchent la solidarité et rendent inutile son appel. Les licences libres sont ainsi des notions anti-sociales. Elles interviennent uniquement sur du code et permettent ainsi la constitution de communs par des gens que rien ne rassemble. Intel est un gros contributeur historique du noyau Linux et représente 70% des exportations de la colonie sioniste (lui reconnaître le caractère juif est plus délicat). Il ne faut pas chercher dans les licences libres quelque chose qu'elles ne peuvent pas fournir. C'est le paradoxe des licences libres : elles permettent la constitution de biens communs sur des sujets parce qu'elles fixent un cadre collectif d'actions individuelles entre personnes possiblement génocidaires et exterminées parce que c'est leur intérêt commun toute chose égale par ailleurs (tant que ça ne se produit pas). Les licences libres ne sont pas une notion totalisante (à ne pas confondre avec totalitaire). Vouloir y mettre de la morale serait renoncer à la possibilité de démilitariser des domaines entiers. Elles ne permettent cependant pas de démilitariser tout sujet. Vouloir y mettre de la morale serait devoir renoncer à utiliser ce que Intel a bien voulu partager et qui peut servir à le combattre. Il y a suffisamment de domaines de conflictualité comme ça et Intel ou toute autre institution prônant la suprématie du capital aura toujours plus de moyens que quiconque : la résorption permise par l'informatique sous licence libre de l'asymétrie de ce rapport de force est donc importante. Cette interdiction d'interdire à des fins de constitution d'un commun fait l'utilité et la réussite des licences libres. Si elle empêche au passage la solidarité (ce qui est instinctivement gênant), elle invalide également l'identité ce qui est utile à l'ère de l'identité sans solidarité. Cela se retrouve ici où il y a une habitude d'identitaires (de gauche pour changer) aux discours victimaires qui sont finalement assez peu libristes et actuellement silencieux sur le parti colonial. Votre message est le premier message sur le dernier carnage sioniste en six mois. L'absence globale de réaction est également notable. Je vous invite à trouver un cadre collectif permettant l'action collective universaliste, les licences libres ou la dénonciation non-suivie d'action ont leurs limites. [Texte du lien](https://linuxfr.org/forums/general-hors-sujets/posts/free-gaza#comment-1954910) In fine se pose simplement la question de la motivation sur tout sujet : diviser ou rassembler ? construire ou détruire ? Permettre l'action collective ou l'empêcher ? Produire ou consommer ? Faire de l'universel ou du particulier ? Le reste importe peu. L'absence de tout tabou et toute limite et de toute solidarité dans les régions identitairement européennes interroge quand même. L'individu, qui est pourtant de moins en moins de choses, quelle que soit la prévalence de son identité, y aspire à la toute-puissance. Une toute-puissance de l'individu ou de l'humanité qui n'est pourtant ni vraie ni souhaitable ni envisageable car seul Dieu est Grand.