URL: https://linuxfr.org/users/j_kerviel/journaux/facebook-google-twitter-etc-libres Title: Facebook, Google, twitter, etc. libres ? Authors: j_kerviel Date: 2011年10月03日T15:33:11+02:00 License: CC By-SA Tags: humeur, troll, fud, brevets, richard_stallman et postgresql Score: 61 Eh oui, Jules-Édouard, c'est proprement hallucinant. Figurez vous que si je prends ma plume numérique, c'est que pas plus tard que ce matin, je [naviguais aléatoirement](http://fr.wikipedia.org/wiki/Sérendipité) sur le grand nain Ternent quand soudain, je suis tombé sur une révélation qui fit l'effet d'une bombe. L'[article en question](http://blog.developpez.com/sqlpro/p10328/langage-sql-norme/les-dangers-du-logiciel-libre-ou-comment/) se trouve sur developpez.com, un site dont la réputation de fiabilité n'est plus à faire. Morceaux choisis :> Pourtant la grande majorité des jeunes développeurs croient que l'on peut impunément utiliser des logiciels libres et en commercialiser les applications, c'est à dire rendre "propriétaire" Mais c'est pas incroyable ça ? Des développeurs qui commercialisent des applications libres, alors que c'est spécifiquement interdit par RMS. Et d'ailleurs Red Hat n'existe pas. Fort heureusement, MS ne se doute pas qu'il suffit de commercialiser du logiciel libre pour le rendre propriétaire. Sinon, il lui suffirait de commercialiser tous les logiciels libres pour en finir une bonne foi pour toute.> tant que le code produit a besoin d'un outil "libre" pour fonctionner, le produit devient libre par contamination. Et là on apprend qu'il n'existe que des licences copyleft dans le libre. Décidément, cet article est plein de révélations. Mais la meilleure révélation est à suivre :> Il faut donc penser que les applications développées à l'aide de systèmes de bases de données "libres", comme MySQL ou PostGreSQL doivent par contamination, tomber dans le domaine public. Alors, nous l'avons vu plus tôt, il n'existe pas de licences non copyleft, donc PostGreSQL est sous GPL. Ensuite, tout ce qui utilise MySQL et PostGreSQL est libre (ah non, carrément dans le domaine public même). Donc facebook, twitter, google search (et tous les service google de manière générale) etc. sont libres ? \o/ Alors mon cher Nal, c'est pas de la révélation à t'en décrocher les moules du bouchot ça ? Enfin, c'est libre jusqu'à ce que quelqu'un le commercialise ce qui va le rendre de facto propriétaire, jusqu'à ce qu'il l'utilise avec une base de donnée libre, ce qui va le libérer. Hou là là, c'est vachement compliqué en fait. Heureusement, l'auteur nous donne un exemple. C'est toujours plus simple de comprendre avec des exemples biens parlants plutôt que d'argumenter précisément. Cet exemple, c'est le gif. Parce que bien évidemment, le droit des brevets et le droit d'auteur étant tous les deux présents dans le fourre-tout (comme Jean René, ha ha) de la « propriété intellectuelle », c'est forcément comparable. Passons. Il y a quelques années, une obscure boite tentait de racketer les utilisateurs d'images gif, comme quelques années plus tard, kodak a fait avec java et la mpegla avec le h.264. Quelle leçon tire-t-on de cet exemple ? Que les brevets logiciels c'est le mal ? Qu'il faut se baser sur des logiciels libres et des standards ouverts et interopérables ? Eh ben non. Ça nous apprend qu'il faut faire attention à ne pas utiliser de logiciels libres parce que c'est un vilain cheval de Troie. Rappelons le nom de ce grand penseur des fois que l'article disparaisse (aucune raison bien sûr, mais ne sait-on jamais) : Frédéric Brouard, MVP Microsoft SQL Server (mais ça n'a bien sûr pas influencé sa rédaction). Car bien sûr, il est intègre cet homme là. Et ça, comme dirait Hugues, c'est pas bas, Nal. Yep.