URL: https://linuxfr.org/users/fpolux/journaux/du-moutonimse Title: Du moutonimse ... Authors: Pol' uX Date: 2010年09月23日T21:15:54+02:00 Tags: Score: 1 Cher nourjal, Ayant été victime du moutonimse de grossiers lecteurs de linusqfr, je viens chercher du réconfort auprès de toi. Anéfé, je me suis fais violemment moinssé sans raison, pour avoir écrit le commentaire suivant : « _{{reference needed}} Pour moi il n'y aucune autre raison que celle de froisser les annonceurs qui financent le tout venant._ » en réponse à l'affirmation fautive qui précédait : « _A la TV on ne peut pas trop citer des marques pour ne pas se faire accuser de publicité clandestine._ » [https://linuxfr.org/comments/1141295,1.html](https://linuxfr.org/comments/1141295,1.html) L'instinct grégaire des indélicats qui m'ont moinssé à fait effet ; avec pour tout argument : « _si tu veux une référence va voir le site du CSA_ ». Soit. Je ferai fit de l'ignorance massive de mon disclaimer « Pour moi, » qui avait pour objet de montrer que je n'étais pas sûr de moi, donc dont on aurait pu inférer que j'étais en attente de précision sur le sujet, plutôt qu'en attente de [RTFM](https://linuxfr.org//~j_kerviel/30158.html). Mais je prends mon courage à deux mains, et va brièvement rechercher de l'info. Le soucis est alors qu'en allant sur le site du CSA, je ne trouve rien qui infirme mes dires, et je trouve plutôt en première approximation des éléments qui les confirmeraient. Mais comme je t'aime bien, nourjal, je te donne la référence : [http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=5934](http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=5934) : « _Article 9 La publicité clandestine est interdite. Pour l'application du présent décret, constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire._ » Or, dans le contexte de mon intervention, il n'était pas question de « présentation faite dans un but publicitaire », puisqu'il s'agissait de critiques. Par ailleurs, mon commentaire était l'appréciation libre d'une vieille information que je tenais d'UFC, mais dont je ne saurais retrouver de référence. Alors j'ose, je dénonce, je balance, je récidive, même. **Amha il n'y aucune autre raison que celle de froisser les annonceurs qui financent le tout venant.** Bref. Cher journal, merci pour cette catharsis. Et toi, as tu un avis éclairé sur la façon dont les médias sont aux ordres des pêcheurs de tanches[1] ? [1] En référence à _De la gratuité_, par Jean-Louis Sagot-Duvauroux, lisible par tous les non-anti-marximstes à l'adresse : [http://www.lyber-eclat.net/lyber/sagot1/gratuite1.html](http://www.lyber-eclat.net/lyber/sagot1/gratuite1.html) : « _Dans une pièce écrite en 2005 avec Alioune Ifra Ndiaye et créée par la compagnie bamakoise BlonBa, le personnage principal, une directrice d’association énergique et décidée, prépare un dîner pour séduire un important financeur. À son mari qui s’inquiète des frais engagés, elle répond: «Quand tu jettes ta ligne dans le marigot, le poisson que tu veux prendre, tu ne lui demandes pas de financer l’asticot.» Elle a raison. L’asticot est généralement gratuit pour les tanches. Les émissions enfantines du mercredi matin, les journaux gratuits, l’espace public colonisé par la pub ou encore le feu d’artifice des macarons jaunes fluo constellant d’invocations à la gratuité les rayons d’hypermarchés sont des opérations commerciales. Comme dans toute opération commerciale, un fournisseur et un client se marchandent un produit qui doit passer de l’un à l’autre. Le client, baptisé annonceur, est le plus souvent une firme industrielle ou commerciale. Le fournisseur est une société de service dont le savoir-faire consiste à conditionner les cerveaux. Le produit, c’est du conditionnement de cerveau. En bref, le client veut de la tanche. Le fournisseur sait ferrer la tanche. La tanche, c’est nous. Pour ferrer la tanche, il faut un asticot. L’asticot n’est pas gratuit. Il est 100% facturé par le fournisseur à son client. Mais la tanche ne le sait pas. La tanche, c’est-à-dire nous, se croit la cliente d’un asticot gratuit. La gratuité de l’asticot électrise son désir. «Bonne affaire, l’asticot!» pense la tanche. Elle se fait prendre. Elle se laisse prendre. Elle se donne. Elle donne même ses enfants. **La tanche, c’est nous.**_ »