URL: https://linuxfr.org/users/eqfm/journaux/test-de-la-manjaro-linux Title: Test de la Manjaro Linux Authors: eqfm Date: 2013年06月26日T15:48:58+02:00 License: CC By-SA Tags: debian, ubuntu, slackware, firefox, manjaro, archlinux et opensuse Score: 9 L’installeur de la Manjaro est entièrement graphique, depuis trop récemment pour que ce soit répercuté sur le site francophone. Pour rappel, Manjaro est une Arch Linux avec surcouche graphique. L’installeur de la Manjaro a détecté des partitions sde et sdf là où il y a du sda et du sdb. Je subodore que c’est dû à l’utilisation préalable en LiveDVD. Je redémarre l’ordinateur et tout rentre dans l’ordre. Les installeurs graphiques ne déconcertent pas d’une distribution à l’autre. Langue, clavier, fuseau horaire... Le clavier, il faut être déjà familiarisé avec Linux pour connaître la différence entre "français" (latin9) et "français-variante" (oss). Pas bien grave, et on peut tester, mais oss ne devrait-il pas être privilégié ? À l’étape suivante un partitionnement expert trop compliqué pour moi — par exemple, remplir à la main le /etc/fstab —, ou le partitionnement automatique. Oui, mais moi je ne veux pas d’un partitionnement automatique qui va comme d’habitude tout écraser sur son passage. Je réduis la fenêtre — l’installeur, repris de Linux Mint, le permet — et je firefoxe vers les sites de Manjaro. J’y apprends que le partitionneur automatique est en fait ce que d’autres distributions appellent autrement, avec total contrôle sur les opérations. Retour donc à l’installeur et va pour sdb4. Mais là, il fallait être déjà bien familiarisé avec Linux pour s’en sortir. Pas de /home, je monterai celui d’OpenSuse. Le swap, il y a déjà. L’installeur ne bronche pas si on entre un mot de passe pas assez sécurisé. Grub, à moi la balle : un point d’avance sur Mageia, précédemment testée, qui avait écrasé le MBR de sdb avec son Grub-legacy, et modifié l’ordre des disques durs sans requérir mon humble avis. Fin de l’installation. Un pacman -Syu histoire de mettre à jour. C’est un peu long vu que pratiquement exhaustif. Grosse différence avec Arch : ni à cette mise à jour ni aux suivantes je ne suis averti de modifications à effectuer manuellement. Est-ce absence de nécessité, ou la Manjaro s’en occupe-t-elle toute seule ? La suite nous le dira. L’interface graphique de Pacman est pamac-manager. Très forte ressemblance avec Synaptic. La classification des programmes y est encore assez brouillonne. Il ne demande pas de mot de passe et refuse à la fin les opérations demandées, faute de s’être correctement identifié. Il devient utilisable quand lancé avec sudo depuis un terminal. AUR : dans l’ensemble ça paraît compatible. Mais des pkgbuilds sont visiblement devenus obsolètes. Je n’ai pu installer qu’AfterStep. Dommage. Le gestionnaire de connexion de la version XFCE — l’alternative étant MATE — est lxdm. J’ai dû rajouter Blackbox et AfterStep dans le répertoire Xsessions pour qu’ils soient pris en compte. Il arrive qu’à la déconnexion on se retrouve sur la console. On s’en sort avec un startXFCE4 ou un sudo lxdm, à condition d’être déjà familiarisé avec Linux. Avec Arch, j’avais dû aller chercher un PPD pour mon imprimante. Et je m’étais fatigué de devoir la reconfigurer à chaque mise à jour de Cups. Le gestionnaire d’impression ne détecte rien avec Manjaro non plus. Mais il suffit que je demande une impression pour que tout fonctionne. Rien à redire sur l’utilisation. Manjaro est sympa, fluide, hautement personnalisable. C’est décidé, je l’adopte. Question Rolling release et à sécurité présumée équivalente, une sérieuse concurrente à Frugalware, grâce à l’impressionnante logithèque d’Arch. Dans les débats sur Linux prêt ou pas prêt pour le desktop, il me semble qu’on oublie systématiquement un élément prépondérant. Entre Madame Michu et Patrick_G grouille toute une gradation de linuxiens venus à Linux par curiosité, ou conviction, ou les deux, et qui s’en débrouillent très bien grâce à la documentation foisonnante et aux forums. Assez nombreux pour faire vivre une presse spécialisée. Je ne suis ni anglophone ni matheux ni informaticien, et même mon métier ignore les ordinateurs. N’empêche que j’ai longtemps utilisé Arch, après entre autres Debian et Slackware, sans aucun problème. Simplement en suivant le mode d’emploi. Mageia a la réputation d’être la solution adaptée à mon profil. Elle me rebute, et Ubuntu prend le même chemin, à force de s’interposer entre moi et le système. Je trouve le dépouillement et la clarté d’OpenSuse ou Arch plus pédagogiques, et au final plus accessibles. C’est bien que Mageia existe, chacun peut trouver chaussure à son pied. Mais Manjaro, plus proche dans la philosophie de PC-BSD que d’Ubuntu, avance vite. Avec le gros plus d’un site web dynamique, bien conçu et avec version francophone. Pas encore pour les newbies intégraux, au 26/06/2013 je leur conseillerai plutôt OpenSuse. En attendant l'étape suivante, Manjaro a trouvé son créneau : une Arch moins aventureuse, plus conviviale, et qui laisse plus de temps libre. Une fois passés les tâtonnements et si elle ne meurt prématurément comme d’autres avant elle, il ne m’étonnerait pas qu’elle supplante Arch et Ubuntu dans les controverses passionnées. Sur ce, il fait beau, je vais me promener. Je n’ai pas été trop long ?

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