URL: https://linuxfr.org/users/drfreuderick/journaux/this-is-not-a-valid-free-content Title: This is not a VALID free content Authors: Frédérick Diot Date: 2006年02月17日T17:25:08+01:00 Tags: Score: 0 _Je sais pas si on peut écris des petits coups de gueule ici, je vais m'y essayer._ Il y a quelques temps, j'ai posté une nouvelle qui est passée sur linuxfr.org ( ici : [http://linuxfr.org/2005/10/05/19677.html](http://linuxfr.org/2005/10/05/19677.html) ). Le titre initial, ouvertement provocateur, "La plus libre des Bibliothèques fête son anniversaire". Et cela pourquoi ? Parce que la plupart des discussions que j'avais avec des personnes du monde informatiques étaient exaspérantes. D'abord, il y avait les personnes qui étaient ravies, d'autres non, et une grande partie qui me tenait un discours qui ressemblait à peu près à ça: " Ta bibliothèque est loin d'être libre, elle utilise des formats non ouverts, et en plus elle a le culot d'interdire de rediffuser à notre tour les fichiers, elle enferme des oeuvres du domaine public sous son « copyright »" Mais de quelle liberté parlez vous ? La nébuleuse GPL a complètement aveuglé ses adhérents, du moins la partie évoquée. Tous hallucinés par les préceptes logiciels, ils concentrent leurs hystéries sur le contenant, sur le flux, sur la norme. Et cela, persuadés que leurs appréciations de la liberté globale doit se baser les points clefs et fondateurs de la très fétiche licence libre. Pourtant même ne "parle" pas cette architecture formelle, il reste le plus important : les architectes. Des hommes, des femmes, totalements indépendants qui se consacrent à la numérisation des ouvrages francophones tombés dans le domaine du public. Il y a la numérisation en format texte, mais aussi la collaboration avec des universités, ainsi que des auteurs qui cèdent des droits (et c'est bien là, une des impossibilités d'attribuer une licence CC par exemple). Sans pressions, sans influences et quand bien même, ils en ont eu ( l'épisode avec les presses universitaires de France), ils ont continué dans la peur (celle que peut ressentir des particuliers face à l'attaque d'une institution), a soutenir leurs propres initiatives. Il y a beaucoup plus de liberté de cette entreprise que la mise a disposition du code d'un logiciel, qui ne permet pourtant pas tout aux contributeurs. Lorsque que les informaticiens seront obligés d'insérer du code du support DRM, de la restriction logiciel, là, on pourra reparler de liberticide. Il n'y pas de verrou dans la culture qu'offre les professeurs de l'université du Chicoutimi, il y a un agencement de travail collaboratif qui impose certaines règles. Certes, les oeuvres de Freud ou de Marx numérisées par les Classiques ne pourront pas inonder passivement les réseaux (et pour quel gain ?). Je refuse alors, pour les raisons que je viens d'évoquer, de lire ou d'entendre que cette bibliothèque n'est pas libre. Elle ne l'a jamais été autant. Ce n'est pas une entreprise tentaculaire qui se livre à la numérisation drastique de tout ce qui bouge pour alimenter les flux des réseaux, comme une peur virale de manquer le constant et aveugle remplissage; mais des amoureux des littératures des sciences sociales, ému par la grâce des possibilités technologiques, qui agissent selon leurs morales et leurs convictions en s'adonnant avec joie dans des louanges à la culture pour tous et ses bienfaits, sans oppressions, sans contraintes, Libres.