URL: https://linuxfr.org/users/delafond/journaux/vive-la-simplification Title: Vive la simplification ! Authors: gerard delafond Date: 2010年07月03日T17:45:05+02:00 Tags: ubuntu et unetbootin Score: 15 Ce pourrait être un journal du vendredi, mais non. Ce petit mémo juste pour relater quelques déboires arrivés lors de l'installation d'une Lucid Lynx sur un ordi de bureau tout neuf. Et au passage demander un petit coup de main s'il y a unubuntu-maniaque dans la salle. Donc installation par clé usb (unetbootin) d'une LL 64 bits. Disons-le tout net : bluffant ! Fabrication de la clé bootable, installation, partitionnement, etc., tout bien. Temps de démarrage de quelques secondes entre le BIOS et le login graphique. Jusqu'à présent, ça va. Ont été reconnus sans histoire la carte réseau, la carte graphique ATI RS880 [Radeon HD 4200] avec le driver libre (effets 3D assurés), le son, la webcam, l'imprimante Samsung laser couleur clp-315 (juste le problème qu'elle imprime beaucoup trop sombre en couleur, mais le problème est le même avec toutes les distributions). On pourrait critiquer que l'imprimante scanner combinée brother cdp-135c ne soit pas installée automatiquement, mais les paquets d'impression sont dispo, et l'outil graphique d'installation fonctionne. Il y a juste les paquets de scanner qui ne sont pas dispo, et on se demande pourquoi (il faut aller chez Brother et bidouiller un peu à la main les fichiers de config). Si on veut vraiment chipoter, l'outil graphique de KDE propose les paramétrages de "L'imprimante" (pourquoi n'y en aurait-il qu'une seule ?), et propose l'installation d'une nouvelle imprimante réseau, mais pas USB. Sentant la ruse (de toutes façons, il n'y a guère d'autre choix), je demande l'installation de l'imprimante réseau, et on me propose, à ce moment-là seulement, l'installation de l'imprimante USB. Des malins, je vous dis ! Là où ça se gâte, c'est pour la définition de l'écran. La machine est raccordée à un écran 1600x1024 qui a la particularité de ne pas renvoyer d'information sur sa définition. Vu que tout est automatique, je me retrouve avec du 1024x768. Pas vraiment sympa. Le bidule graphique basé sur xrandr ne dit pas mieux. Et je ne trouve pas d'outil de configuration. Connaissant le problème, je me dis que je vais ajouter # 1600x1024 @ 60.00 Hz (GTF) hsync: 63.60 kHz; pclk: 136.36 MHz Modeline "1600x1024_60.00" 136.36 1600 1704 1872 2144 1024 1025 1028 1060 -HSync +Vsync à mon xorg.conf (merci gtf). Souci, il n'y a pas de xorg.conf (on vous l'a dit : c'est moderne !) Je suis donc amené à lancer X -configure sur une console de texte, X étant fermé, pour créer un xorg.conf. Nouveau souci : il n'y a pas de bouton pour quitter X. J'ai tenté des "init" avec un petit chiffre, mais rien ne m'a rendu la main avec une console texte pure. Pas de problème : je vais redémarrer l'ordinateur en mode réparation. Zut ! Je n'ai pas de menu de GRUB. Pas moyen d'intervenir sur le démarrage. OK OK, têtu comme je suis, je me dis que je vais bidouiller le fichier menu.lst de GRUB, mais encore non ! Il n'y a pas de menu.lst (ce qui explique peut-être qu'il n'y ait pas de menu à l'écran lors du démarrage). Automatique, on vous dit ! Donc, ça devient assez compliqué d'effectuer cette tâche autrefois simple. J'ai peur de me planter en bricolant un xorg.conf incompatible et de ne plus pouvoir redémarrer, vu le peu de maîtrise que j'ai sur le système. J'attends les rigolards me répondre : "bien fait, gros nase, ubuntu, c'est tout pourri ! Tu n'avais qu'à mettre archfedosuse" ou ce genre de chose. Malheureusement, mon expérience m'a montré qu'il n'en est rien (je n'en suis pas à ma première installation !). Quand je compare à la tant décriée Mandriva, ce n'est ni mieux, ni pire. On touche là la principale raison pour laquelle les assembleurs ne veulent pas mettre de Linux à leurs clients : ils ne veulent pas passer une journée entière à finaliser le bazar sur une machine où, il faut bien le reconnaître, 99% des choses s'installent facilement du premier coup. Quant aux "Mme Michu", n'ayant pas le réflexe google et voulant un fonctionnement sans faille sans taper la moindre commande, ce genre de mésaventure risque de les décourager rapidement. Bientôt 20 ans après, Linux, ça se mérite toujours !