URL: https://linuxfr.org/users/bubar/journaux/vos-avis Title: Vos avis Authors: bubarđŠ„ Date: 2010ćčŽ09æ21æ„T10:08:25+02:00 Tags: Score: 10 Bonjour cher journal, Le billet d'humeur de Lotso publiĂ© sur un journal ici mĂȘme concernant "la vague des romans participatifs" et son coup de gueule sur celui de tf1 m'a amenĂ© Ă cracher quelques lignes, en dĂ©tournant un petit bout de texte au chaud dans un coin. Cela n'avait rien de participatif, mais cela m'a amusĂ©. La note Ă©tant de 5, je prĂ©sume que malgrĂšs les fautes, ça n'a pas trop fait chier. Je vous propose donc de rĂ©-Ă©crire ce petit bout de texte restĂ© dans un coin pour le format des journaux de linuxfr. Et de tenir deux publications par semaine. Un mini roman journal, sans prĂ©tention aucune, sans assurance de qualitĂ© littĂ©rraire, ni d'intĂ©rĂȘt constant. Certainement avec des fautes, bien que, cher journal, il y a eu de l'amĂ©lioration de ce cĂŽtĂ© (ça doit ĂȘtre l'Ăąge ou l'influence des commentaires rabats-joies rendant ultra-strict linuxfr sur la langue française Ă©galement [merci Ă eux]) D'un autre cĂŽtĂ© il y avait dĂ©jĂ eu une tentative de 'strip' ici, constituĂ© d'un dialogue entre plusieurs personnages au sein d'une entreprise, dont le coeur du sujet est une illustration de l'advocacy-howto, un peu. Cette tentative a Ă©tĂ© avortĂ©e du fait des commentaires, et peut ĂȘtre du fait qu'il s'agissait d'un doublon. Ce qui amĂšne la question suivante. Trouveriez vous sympa de lire la suite du texte ci dessous, de la maniĂšre dĂ©crite plus haut ? En sachant qu'il ne sera pas reprĂ©sentatif des logiciels libres dans la mesure oĂč sa qualitĂ© ne sera pas celle d'un livre publiĂ©, en sachant que cinq ou six journaux devraient suffir pour terminer l'histoire, en sachant enfin que cela ne parle pas de logiciels libres (il y aura bien des rĂ©fĂ©rences mais certainement 'private' ou introuvables). Le seul lien Ă©tant que la publication est bien entendu sous licence libre. Bref trouveriez sympa de lire deux fois par semaine la suite d'une mini histoire, ici, sur votre site prĂ©fĂ©rĂ© ? VoilĂ , je ne cherche pas Ă gĂ©nĂ©rer du karma, oeufdecourse, (ni Ă gĂ©nĂ©rer du traffic autour d'un site perso en lançant une chti gueguerre, non rien :p), donc je vous propose simplement de "noter" ce journal si vous voulez lire les suites. Et de ne pas noter les suites (ou alors je prends un autre pseudo :p). Si vous trouvez cela nul Ă un moment, un commentaire bien notĂ© me disant d'arrĂȘter suffira... par contre j'Ă©pargne le dĂ©tournement de commentaire notĂ© pour savoir... Simplement : a plus de 5 comme note sur ce journal (et sans avis contraire des adm-mod-relecteurs de dlfp) je continue :) ############# Le Cercle NoĂ© ############# David se saisi de son tĂ©lĂ©phone : "on se voit ce soir" indique le message. Encore une fois il va devoir ruser. Mentir Ă sa femme, ne pas pouvoir jouer avec le second ce soir, ni aller chercher l'ainĂ©e Ă la sortie du lycĂ©e, c'Ă©tait dĂ©sormais une partie de sa vie. David a toujours Ă©tĂ© un peu timide, un peu rĂ©servĂ©, il s'Ă©tait constituĂ© un jardin secret, plus vaste que la moyenne, et avait appris rapidement comment le prĂ©server. Il ne s'agissait aujourd'hui que d'une prolongation organisĂ©e de ce trait de caractĂšre. Cet engagement l'exigeait. David regarda Marc-AndrĂ©. Un coup d'oeil suffit. Puis se leva, posa sa blouse et se rendi frapper Ă la porte de son chef de service. "Thierry, j'ai besoin de la journĂ©e de demain. Tu peux me noter en rtt ?". "Pas de problĂšmes, David, comme d'hab. Amuses toi bien". "M'amusez ? Sombre connard" pensa David. Un mĂštre quatre vingt pour 72 kilos de muscles et une tĂȘte d'Ă©ternel adolescent, les outrages de la vie l'avaient Ă©pargnĂ©. David respirait la santĂ© et faisait tout pour la conserver. A presque quarante ans, il en paraissait Ă peine vingt cinq. MĂ©lant activitĂ©s cardiaque et respiratoire mineures Ă la pratique intensive du volley-ball, il reprĂ©sentait Ă merveille cette catĂ©gorie d'hommes utilisant toujours leur potentiel Ă bon escient et Ă bon rythme. De retour devant les paillasses communes, il continua son travail plus tard que prĂ©vu, ce soir lĂ encore. VoilĂ six mois que son Ă©quipe se consacre Ă l'une de ses dĂ©couvertes. Ce qui lui a value une promotion de facto au sein de son Ă©quipe, il en dirigeait aujourd'hui les orientations techniques. C'Ă©tait une mutation dans une colonie de bactĂ©ries, dĂ©couverte presque par hasard, qui valait aujourd'hui Ă son Ă©quipe de travailler Ă temps plein sur la reproduction de cette mutation. Il y avait de quoi ĂȘtre fier. A la clef, la possibilitĂ© de servir de telle colonie comme substrat pour un champignon, une mousse, la mousse. David travaillait sur un potentiel chainon manquant qui permettra un jour d'implanter la mousse TĂ©ta2 en lui fournissant substrat et synthĂšse minimale d'oxygĂšne. DĂ©couverte presque par hasard, la nature fait bien les choses... Tout le monde peux le reproduire : tout est dans un cafard ! un ver, un parasite, rendant fou le cafard commun allemand. Lorsque le ver est extrait vivant, il vit cinq minutes en dehors de l'hote. Pratiquez une petite incision Ă mi hauteur, placez le dans un bocal et attendez ... Vous verrez une petite boule mousse blanche sortir environ 48 heures aprĂšs : les bactĂ©ries se dĂ©veloppent. Videz alors le bocal de l'oxygĂšne ou remplaçant l'air par un gaz neutre quelconque... le mĂȘme rĂ©sultĂąt se produit encore et encore : les bactĂ©ries s'organise en structure pyramidale. Un peu comme une mousse, un peu comme un flocon de neige, en plus simple et aĂ©rĂ©. le ver fini ne finira pas entourĂ© d'une mousse... Les bactĂ©ries se structurent en petits conglomĂ©rats pyramidaux, parfaitement visibles Ă l'oeil nus. Et se mettent Ă produire de l'oxygĂšne en faible quantitĂ©. Le cycle finit sur une mort lente par auto-empoisonnement : l'oxygĂšne qu'elles produisent les tue si rien n'Ă©quilibre. C'est un candidat idĂ©al, David le savait, son Ă©quipe le savait, la Sifa le savait. Ils tenaient lĂ un candidat, peut ĂȘtre parmis les cinquante meilleurs, qui permettrait un jour Ă Teta2 de se dĂ©velopper ailleurs qu'en laboratoire, ailleurs que sur Terre, en toute autonomie et sĂ©curitĂ©. Dix neuf heures. David et Marc-AndrĂ© Ă©taient dĂ©sormais seuls. Les habituĂ©s des heures tardives, logique aussi lorsqu'on prends une rtt le lendemain... Ils scrutaient l'entrĂ©e du complexe : "ça y est, la sĂ©cu change, toujours Ă l'heure". Moins de cinq minutes aprĂšs, un nouveau message sur le tĂ©lĂ©phone, bref : "ok". "Ok on est clean" dit David "va chercher le dossier". Marc bougona un peu, il n'aimait pas Ă avoir Ă faire Ă la sĂ©curitĂ©, mais s'exĂ©cuta. Revenant il jeta Ă son collĂšgue "c'est un standart". David alla chercher un rack d'Ă©prouvettes dans le frigo scellĂ© du laboratoire . "HĂ©! on a rien Ă faire cette fois ! il a interceptĂ© le colis retour du fabricant au dentiste, on remplace, et hop ! Elle est pas belle la vie ?" David et lui se regardĂšrent et laissairent Ă©chapper un rire moqueur. "combien de temps veut il ?" "il s'en moque, si c'est long il faut s'assurer que les futurs enfants soient touchĂ©s, le dossier n'est qu'un T".