URL: https://linuxfr.org/news/yvonne-choquet-bruhat-les-ondes-gravitationnelles-et-einstein Title: Yvonne Choquet-Bruhat, les ondes gravitationnelles et Einstein Authors: Ysabeau đŸ§¶ BenoĂźt Sibaud Date: 2025ćčŽ02月13æ—„T21:03:31+01:00 License: CC By-SA Tags: femme_de_science et yvonne_choquet-bruhat Score: 55 Yvonne Choquet-Bruhat (1923 - 2025) vient de s’éteindre Ă  l’ñge de 101 ans. Ses travaux sur les ondes gravitationnelles sont d’une importance majeure et lui ont valu une reconnaissance internationale. MĂ©daillĂ©e d’argent du CNRS, elle Ă©tait rĂ©cipiendaire des prix Dannie-Heineman de la SociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de physique et Marcel Grossmann. Elle Ă©tait membre de l’AcadĂ©mie des sciences de Paris et l’une des rares scientifiques Ă  avoir Ă©tĂ© dĂ©corĂ©e de la LĂ©gion d’Honneur au grade de grand-croix (2016), le plus Ă©levĂ©. Elle Ă©tait aussi grand-croix de l’ordre national du MĂ©rite depuis 2015. Parcours d’une grande scientifique. ---- [« Einstein m’a fĂ©licitĂ©e » : dĂ©cĂšs d'Yvonne Choquet-Bruhat](https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/particules/einstein-m-a-felicitee-deces-d-yvonne-choquet-bruhat-premiere-femme-elue-a-l-academie-des-sciences_184004) [Editorial note to: Existence theorem for the Einsteinian gravitational field equations... ](https://link.springer.com/article/10.1007/s10714-022-02916-5) [Yvonne Choquet-Bruhat, premiĂšre femme mĂ©daillĂ©e d’argent au CNRS](https://www.cnrs.fr/fr/actualite/yvonne-choquet-bruhat-premiere-femme-medaillee-dargent-au-cnrs) [Publications d’Yvonne Choquet-Bruhat](https://celebratio.org/ChoquetBruhat_Y/article/1071/) ---- # Une famille d’universitaires Yvonne Bruhat est issue d’une famille d’universitaires. Sa mĂšre, Berthe Hubert, est professeur agrĂ©gĂ©e de philosophie, son pĂšre, [Georges Bruhat](https://books.openedition.org/editionsulm/758), est physicien, il enseigne Ă  l’École normale supĂ©rieure et la FacultĂ© des sciences de Paris. Il est, notamment l’auteur, de 1924 Ă  1934, d’un _Cours de physique gĂ©nĂ©rale_ en quatre tomes qui connaĂźtra plusieurs rééditions jusque dans les annĂ©es 1960. Son frĂšre, [François Bruhat](https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Bruhat) sera aussi un Ă©minent mathĂ©maticien. Georges Bruhat est dĂ©portĂ© en 1944 pour avoir refusĂ© de donner Ă  la Gestapo les coordonnĂ©es d’un de ses Ă©lĂšves rĂ©sistant. Bruhat meurt le 31 dĂ©cembre 1944 ou le 1^er janvier 1945 au camp de concentration d’Oranienbourg-Sachsenhausen. L’arrestation de son pĂšre par la Gestapo ne sera pas sans incidence sur les relations d’Yvonne avec Einstein. # La rencontre avec Einstein Yvonne Bruhat est reçue au concours de l’École normale supĂ©rieure de SĂšvres (ENS) en 1943. Elle suit les cours de mathĂ©matiques de [Georges Darmois](https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Darmois), [Jean Leray](https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Leray) qui la prĂ©sentera Ă  Einstein et [AndrĂ© Lichnerowicz](https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Lichnerowicz) qui sera son directeur de thĂšse. EntrĂ©e premiĂšre Ă  l’ENS, elle sera aussi premiĂšre Ă  l’agrĂ©gation de mathĂ©matiques en 1946. Elle devient professeure assistante Ă  l’ENS, Ă©pouse [LĂ©once FourĂšs](https://www.archicubes.ens.fr/lassociation/m%C3 %A9moire-normalienne/notices/foure%CC%80s-le%CC%81once-1943-s) dont elle divorcera ensuite. Elle commence Ă  acquĂ©rir, notamment sur le plan international, une rĂ©putation, sous le nom FourĂšs-Bruhat. Elle se fait connaĂźtre en 1950 avec un article : _ThĂ©orĂšme d’existence pour les Ă©quations de la gravitation einsteinienne dans le cas non analytique_ prĂ©sentĂ© Ă  l’AcadĂ©mie des sciences de Paris par [Jacques Hadamard](https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Hadamard), considĂ©rĂ© comme le mathĂ©maticien le plus important de son temps. Elle avait auparavant signĂ© d’autres articles seule ou avec AndrĂ© Lichnerowicz. Elle soutient sa thĂšse en 1950 : _ThĂ©orĂšme d’existence pour certains systĂšmes d’équations aux dĂ©rivĂ©es partielles non linĂ©aires_. À la suite de cela, elle sera invitĂ©e Ă  venir faire des Ă©tudes post-doctorales Ă  l’_Institute for Advanced Study_ de Princeton de 1951 Ă  1952 oĂč Albert Einstein et Jean Leray travaillaient. Ce dernier, dont elle Ă©tait l’assistante de cours, la prĂ©sente Ă  Einstein :> prĂ©cisant que j’avais fait une thĂšse sur « sa » relativitĂ© gĂ©nĂ©rale et que j’étais la fille de Georges Bruhat. À partir de ce moment, j’ai eu l’entiĂšre sympathie d’Einstein qui Ă©tait sensible Ă  tous ceux qui s’étaient opposĂ©s au nazisme. Il m’a invitĂ©e alors dans son bureau me demandant de lui expliquer ma thĂšse au tableau. Mon anglais n’était pas fameux malgrĂ© mes dix annĂ©es d’étude de la langue de Shakespeare... Il m’a dit de l’expliquer en français, langue qu’il comprenait, mais qu’il me rĂ©pondrait en anglais... (Yvonne Choquet-Bruhat, [interview Science et Avenir, 13 fĂ©vrier 2025](https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/particules/einstein-m-a-felicitee-deces-d-yvonne-choquet-bruhat-premiere-femme-elue-a-l-academie-des-sciences_184004)). Elle ira le voir assez souvent pendant son sĂ©jour Ă  Princeton. # Une carriĂšre couverte d’honneurs et de publications RentrĂ©e en France, elle rejoint son poste de maĂźtresse de confĂ©rence Ă  l’UniversitĂ© de Marseille. Elle repart Ă  Princeton pour une annĂ©e en 1955-1956, pour ensuite aller enseigner Ă  Reims. Elle devient professeure Ă  la facultĂ© des sciences de Paris, poste qu’elle occupe de 1960 Ă  1970, puis elle rejoint l’universitĂ© Pierre-et-Marie-Curie oĂč elle enseigne jusqu’à sa retraite en 1992. Elle reçoit de nombreuses distinctions, Ă  commencer par la mĂ©daille d’argent du CNRS en 1958, une mĂ©daille créée en 1954 qui « distingue des chercheurs et des chercheuses pour l’originalitĂ©, la qualitĂ© et l’importance de leurs travaux, reconnus sur le plan national et international » (CNRS)[^1]. En 1963, elle est rĂ©cipiendaire du prix Henri de Parville de l’AcadĂ©mie des sciences de Paris. Elle y sera Ă©lue en 1973, trois ans aprĂšs son Ă©poux le mathĂ©maticien [Gustave Choquet](https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Choquet)[^2]. Une acadĂ©mie qui a dĂ» trouver drĂŽle d’avoir une femme en son sein, la premiĂšre depuis sa crĂ©ation en 1666, et dont son fils, [Daniel Choquet](https://www.academie-sciences.fr/daniel-choquet) est membre depuis 2004. Elle est, de 1980 Ă  1983, prĂ©sidente de l’_International Society on General Relativity and Gravitation_ (ISGRG), une sociĂ©tĂ© savante dont l’objectif est de promouvoir la recherche sur la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale et la gravitation. 1985 est l’annĂ©e oĂč elle est Ă©lue Ă  l’[AcadĂ©mie amĂ©ricaine des arts et sciences](https://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_am%C3%A9ricaine_des_arts_et_des_sciences), une sociĂ©tĂ© dont l’objectif est de « cultiver chacun des arts et des sciences qui peuvent contribuer Ă  faire avancer l’intĂ©rĂȘt, l’honneur, la dignitĂ© et le bonheur d’un peuple libre, indĂ©pendant et vertueux ». En 2003, elle reçoit le prix Dannie-Heineman de physique mathĂ©matique, conjointement avec le physicien amĂ©ricain [James W. York](https://fr.wikipedia.org/wiki/James_W._York) qui a travaillĂ© avec elle sur l’équation de champ d’Einstein. Ce prix est dĂ©cernĂ© chaque annĂ©e par la SociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de physique et l’American Institute of Physics pour rĂ©compenser un travail remarquable en physique mathĂ©matique. L’annĂ©e suivante, toujours avec James W. York, elle est rĂ©cipiendaire [du prix Daniel Grossman](https://www.icra.it/mg/awards/), dĂ©cernĂ© par l’ICRA (International Center for Relativistic Astrophysics, un institut de recherche italien) pour leur travail sĂ©parĂ©ment ou ensemble « dans l’établissement du cadre mathĂ©matique pour prouver l’existence et l’unicitĂ© des solutions aux Ă©quations de champ gravitationnelles d’Einstein ». Elle devient grand-croix de l’ordre national du MĂ©rite en 2015 et de la LĂ©gion d’honneur en 2016. En 2023, [une journĂ©e spĂ©ciale est organisĂ©e en son honneur](https://indico.math.cnrs.fr/event/10606/timetable/) par le CNRS, le 8 dĂ©cembre. Le physicien [Thibault Damour](https://www.ihes.fr/professeur/thibault-damour/) de l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES) y dĂ©livre une confĂ©rence d’une heure (dans un anglais peu comprĂ©hensible) sur les recherches d’Yvonne Choquet-Bruhat. Ses publications s’étalent dans le temps de 1948, _« Sur une expression intrinsĂšque du thĂ©orĂšme de Gauss en relativitĂ© gĂ©nĂ©rale »_ Comptes-rendus hebdomasaires des sĂ©ances de l’AcadĂ©mie des Sciences de Paris, volume 226, pages 218–​220, Ă  2016. Ses deux derniers livres scientifiques _« General Relativity and the Einstein Equations »_, Oxford Mathematical Monographs. Oxford University Press (Oxford, UK), 2009 et _« Introduction to General Relativity, Black Holes & Cosmology »_, Oxford University Press (Oxford, UK), 2015. Elle a Ă©galement Ă©crit ses mĂ©moires en 2016 : _Une mathĂ©maticienne dans cet Ă©trange univers : mĂ©moires_. Odile Jacob (Paris). Lesquels ont Ă©tĂ© traduits en anglais en 2018. Son article _« ThĂ©orĂšme d’existence pour les Ă©quations de la gravitation einsteinienne dans le cas non analytique »_ paru en 1950 dans les Comptes-rendus hebdomadaires des sĂ©ances de l’AcadĂ©mie des sciences de Paris a Ă©tĂ© republiĂ© en 2022. # De l’importance de son travail L’astrophysicienne [Françoise Combes](https://linuxfr.org/news/l-exploration-et-le-calcul-de-l-espace-l-horlogere-l-astronome-et-l-astrophysicienne#toc-fran%C3%A7oise-combes-lastrophysicienne), prĂ©sidente de l’AcadĂ©mie des sciences de Paris Ă©voque dans un hommage Ă  Yvonne Choquet-Bruhat son apport aux sciences mathĂ©matiques et physiques. Son apport essentiel a Ă©tĂ© la dĂ©monstration de l’existence des solutions Ă  l’équation d’Albert Einstein dans la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale, quelque chose de trĂšs complexe. Elle avait prĂ©dit les ondes gravitationnelles qui n’ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©es qu’en 2015. Albert Einstein avait aussi prĂ©dit ces ondes gravitationnelles mais sans trop y croire, car il Ă©tait impossible de les dĂ©tecter compte-tenu de leur taille : >pour observer le signal produit par la fusion de deux trous noirs de quelques masses solaires, il faut pouvoir mesurer des vibrations de l’espace correspondant Ă  des variations de longueur 10 000 fois plus petites que la taille d’un proton ! ([CNRS, le journal, Mathieu Grousson, 12 fĂ©vrier 2024)](https://lejournal.cnrs.fr/articles/ondes-gravitationnelles-un-nouvel-age-dor-pour-lastronomie). Une observation rendue possible grĂące aux Ă©quations d’Yvonne Choquet-Bruhat et Ă  l’augmentation de la sensibilitĂ© des dĂ©tecteurs. Une mesure de l’importance de son travail pourrait ĂȘtre apprĂ©hendĂ©e, outre par les rĂ©sultats concrets de la dĂ©couverte des ondes gravitationnelles et les honneurs qui lui sont rendus post-mortem, en examinant « le sort » fait Ă  ses publications. À peu prĂšs tous ses articles ont fait l’objet d’une traduction en anglais. Et, si on examine ses publications sur la plateforme [inspirehep.net](https://inspirehep.net) qui se revendique comme une « communautĂ© de confiance qui aide les chercheurs Ă  partager et Ă  trouver des informations scientifiques prĂ©cises dans le domaine de la physique des hautes Ă©nergies. », on voit qu’une de ses publications est assez citĂ©e : [_« Global aspects of the Cauchy problem in general relativity »_](https://inspirehep.net/literature/59617), co-Ă©crite par Yvonne Choquet-Bruhat et Robert Geroch en 1969 qui a Ă©tĂ© citĂ©e 334 fois depuis sa parution dont 121 de 2020 Ă  2024 inclus. # Au besoin, ces quelques liens L’annonce du dĂ©cĂšs d’Yvonne Choquet-Bruhat a fait l’objet d’un nombre assez important d’articles de qualitĂ© assez inĂ©gales. CĂŽtĂ© francophone, on insiste beaucoup sur le fait qu’elle a Ă©tĂ© la premiĂšre femme admise Ă  l’AcadĂ©mie des sciences. Ce qui est assez agaçant parce qu’elle y a Ă©tĂ© admise pour ses travaux qui passent un peu Ă  la trappe de fait. Cette sitographie est donnĂ©e sans ordre particulier. Les articles mis dans les « Liens » sont, Ă  mon avis, vraiment les plus intĂ©ressants aussi parce qu’il s’agit d’entretiens avec la mathĂ©maticienne. - Mort d’Yvonne Choquet-Burhat, la scientifique qui a Ă©merveillĂ© Einstein, un article en catalan du journal catalan [El Punt Avui+ (cat)](https://www.elpuntavui.cat/article/29-necrologiques/2507087-mor-yvonne-choquet-bruhat-la-cientifica-que-va-meravellar-einstein.html). Son auteur, LluĂ­s Simon considĂšre que l’Europe a perdu, avec la disparition d’Yvonne Choquet-Bruhat, une des plus influentes mathĂ©maticiennes et physiciennes. - [Elle discutait avec Einstein Ă  Princeton, la mathĂ©maticienne Yvonne Choquet-Bruhat vient de dĂ©cĂ©der Ă  101 ans !](https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-elle-discutait-einstein-princeton-mathematicienne-yvonne-choquet-bruhat-100-ans-110461/), Futura-sciences. - [Mort d’Yvonne Choquet-Bruhat, la premiĂšre femme Ă©lue Ă  l’AcadĂ©mie des sciences](https://www.humanite.fr/sciences/academie-des-sciences/mort-dyvonne-choquet-bruhat-la-premiere-femme-elue-a-lacademie-des-sciences), Anna Musso, L’HumanitĂ©, 13 fĂ©vrier 2022. - [La mort d’Yvonne Choquet-Bruhat, pionniĂšre des Ă©tudes sur les ondes gravitationnelles](https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2025/02/12/la-mort-d-yvonne-choquet-bruhat-pionniere-des-etudes-sur-les-ondes-gravitationnelles_6543990_3382.html), David Larousserie, 12 fĂ©vrier 2025. - [Yvonne Choquet-Bruhat, les mĂ©dailles d’argent du CNRS (et Wikif)](https://wikif.hypotheses.org/2136). - [Disparition d’Yvonne Choquet-Bruhat](https://www.institutdefrance.fr/actualites/disparition-dyvonne-choquet-bruhat/), Institut de France, c’est trĂšs court. - [DĂ©cĂšs d’Yvonne Choquet-Bruhat, une pionniĂšre des mathĂ©matiques et de la physique](https://www.academie-sciences.fr/deces-dyvonne-choquet-bruhat-une-pionniere-des-mathematiques), AcadĂ©mie des sciences, il y a une courte vidĂ©o ou Françoise Combes rend hommage Ă  Yvonne Choquet-Bruhat, 12 fĂ©vrier 2025. - [Page WikipĂ©dia](https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvonne_Choquet-Bruhat). - [Yvonne Choquet-Bruhat (1923-2025)](https://www.ihes.fr/yvonne-choquet-bruhat/), IHES, 11 fĂ©vrier 2025. - [Disparition d'Yvonne Choquet-Bruhat, scientifique et pionniĂšre](https://information.tv5monde.com/terriennes/disparition-dyvonne-choquet-bruhat-scientifique-et-pionniere-2762587), Terrienne, Liliane Charrier, TV5Monde, 13 fĂ©vrier 2025. Le compte-rendu des sĂ©ances hebdomadaires de l’AcadĂ©mie des sciences de janvier Ă  juin 1950 peut ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ© au format PDF uniquement (texte-image) sur [Gallica-BnF](https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3182n/f618.item). La sĂ©ance qui nous intĂ©resse est pages 620-624 du PDF, 618-622 pour la publication. Le PDF a 2492 pages et pĂšse 136 Mio. On devrait pouvoir retrouver celui d’autres sĂ©ances passĂ©es. Si les ondes gravitationnelles vous intĂ©ressent, le CNRS y a consacrĂ© un [dossier](https://lejournal.cnrs.fr/dossiers/lere-des-ondes-gravitationnelles). [^1]: À noter, l’équipe de Wikif (WikipĂ©dia et les femmes de science) a relevĂ© la liste des noms des titulaires des mĂ©dailles du CNRS. Dans le [dossier N°20130496](https://wikif.hypotheses.org/901), on voit en face du nom d’Yvonne Bruhat : mĂ©daille de bronze 1955 / mĂ©daille d’argent 1956. [^2]: Fait intĂ©ressant : il semble que l’encyclopĂ©die Universalis, Ă  laquelle on peut accĂ©der avec un [pass BnF lecture/culture](https://www.bnf.fr/fr/pass-bnf-lecture-culture) ait une notice sur Gustave Choquet, mais pas sur Yvonne Choquet-Bruhat. C’est d’autant plus intĂ©ressant quand on compare avec WikipĂ©dia oĂč la page de cette derniĂšre est traduite en vingt-et-une langues, quand celle de son Ă©poux ne l’est qu’en neuf langues.

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