URL: https://linuxfr.org/news/un-annuaire-des-producteurs-locaux-en-open-source Title: Un annuaire des producteurs locaux en Open-Source Authors: abriotde tisaac, palm123, bobble bubble, ted et Ysabeau đŸ§¶ Date: 2024ćčŽ02月13æ—„T13:28:26+01:00 License: CC By-SA Tags: local, open_source et openproduct Score: 38 J’ai le plaisir de vous prĂ©senter l’association OpenProduct qui se donne pour mission de faire connaĂźtre les producteurs locaux. Dans cette perspective, nous avons lancĂ© un site web ainsi qu’une application mobile avec une carte et un wiki. Tout est Open-Source, du code source des softs, aux comptes de l’association en passant par la base de donnĂ©e. ![Logo de OpenProduct](http://openproduct.fr/img/openproduct/logoOpenProduct.png) ---- [Site web principal](http://openproduct.fr/) [DĂ©pot Git](https://github.com/abriotde/) [Participation](https://fr.ulule.com/openproduct/) ---- PrĂ©sentation ============ Le but du projet est de constituer un annuaire des producteurs locaux le plus exhaustif possible. On considĂšre comme producteur une entreprise qui produit en France un produit destinĂ© au grand public (pas de constructeur de robots industriels par exemple). Je ne me limite pas aux artisans ni aux PME, mais je vois mal une multi-nationale non plus. Je pense que les plus grosses entreprises sont celles du textile avec Ă  peine une centaine d’employĂ©s maximum. J’ai aussi quelques biscuiteries peut-ĂȘtre. J’aimerais bien avoir de l’électronique par exemple, mais je n’ai pas trouvĂ© de source dessus. Attention, parfois la frontiĂšre est un peu fine, et il y a parfois des grossistes proches des producteurs qui peuvent un peu s’immiscer dans la base de donnĂ©es. L’idĂ©e n’est pas non plus de mettre tous les boulangers (scandale, ils fabriquent bien en France quoique parfois certains utilisent du surgelĂ© industriel). Mais par contre les boulangers qui fabriquent avec de la farine locale avec un four solaire ou au bois ont une raison d’y ĂȘtre. Pour faire simple (et simpliste) il faut rentrer dans l’ « esprit producteur local ». Le site web est assez basique avec une carte et pour chaque producteur son site web, son numĂ©ro, son courriel, son adresse (obligatoire pour se trouver sur la carte) et un texte descriptif. Il est possible de filtrer par catĂ©gorie, mais cet Ă©lĂ©ment gagnerait Ă  ĂȘtre largement amĂ©liorĂ©. Sur le site, on dispose d’un Wiki qui est pour le moment famĂ©lique. L’idĂ©e est qu’il serve de page web Ă  certains producteurs qui n’en disposeraient pas. Pour ceux qui ont un site complet, leur site est sans doute plus intĂ©ressant. La question reste ouverte de savoir si le wiki gagnerait Ă  ĂȘtre complĂ©tĂ© par d’autres informations. J’ai derniĂšrement ajoutĂ© des « Guides pratiques ». Aujourd’hui, l’on considĂšre que le site web, c’est seulement 30% du trafic. Une application mobile est dĂšs lors absolument indispensable. Une application Android existe et est installable avec l’APK (Disponible sur le site web). Évidemment, qu’à l’avenir, elle devra ĂȘtre rendue disponible le play store de Google (Et sur FDroid). En thĂ©orie, cette application pourrait ĂȘtre compilĂ©e pour iPhone et placĂ©e sur l’AppStore. Mais je n’ai pas encore investi dans ces magasins car le ticket d’entrĂ©e n’est pas nĂ©gligeable et que l’appli est encore perfectible (et c’est un euphĂ©misme). Historique ========== Au dĂ©part, mon idĂ©e Ă©tait, dans un but personnel, d’avoir des objets purement open-source (rĂ©parable, bidouillable...). Ne trouvant pas souvent mon bonheur, je me suis dit : « et si je crĂ©ais une entreprise qui produit un objet Open-Source ? » Peu importe lequel. Mais je me suis vite rendu compte que je n’arriverai jamais Ă  le vendre Ă  quelqu’un d’autre que moi... Les entreprises qui ont tentĂ© ont toutes abandonnĂ© genre NumWorks ou alors ont marginalisĂ© cette dĂ©marche au cours de leur croissance. A priori, la raison n’est pas que cela ne soit pas viable en soi mais plutĂŽt que pour croĂźtre, ils ont dĂ» faire appel Ă  des investisseurs qui n’achetaient pas le concept d’Open-Source. Et s’ils n’ont pas pu grossir sans ces investisseurs, c’est qu’il est trĂšs difficile de vendre (pas vraiment de fabriquer). En fait, les gens ne voient pas l’intĂ©rĂȘt de l’Open-Source si c’est « rĂ©parable ». Autrement dit, il « suffit » pour l’entreprise de dire qu’elle continue de vendre les piĂšces dĂ©tachĂ©es. Mais si l’entreprise ne fournit ni piĂšces, ni plans, c’est trop galĂšre Ă  faire soi-mĂȘme (ou trop cher par un rĂ©parateur). Il y a un autre problĂšme qui se cumule, c’est la multiplication des versions. Il n’y a pas 1, 5 mais prĂšs d’une centaine de lave-vaisselles diffĂ©rents, aucune communautĂ© ne pourra modĂ©liser toutes les versions en service (pas seulement celle commercialisĂ©e, mais aussi toutes celles qui l’ont Ă©tĂ© depuis 15 ans). En fait si je fabrique moi-mĂȘme un produit open-source, je vais avoir Ă©normĂ©ment de mal Ă  en faire la promotion. Mais je ne suis pas le seul dans ce cas, tous les petits producteurs locaux connaissent ce problĂšme. Ils ont des articles de bien meilleurs qualitĂ© que le commerce standard (certes un peu plus cher) mais ils peinent Ă  se faire connaitre. Ils utilisent gĂ©nĂ©ralement assez peu de brevets et c’est bien ça qui attire le client, il sait d’oĂč ça vient, comment c’est fait (en gros). Sa force, c’est donc de ne pas cacher sa chaine de production, c’est donc en quelque sorte au minimum d’ĂȘtre open-source sur la chaine de production. Et on peut les aider Ă  ĂȘtre plus transparents. D’oĂč OpenProduct. Enfin, c’est l’idĂ©e Ă  long terme. Le lancement ============ Tout ça en serait restĂ© au stade d’idĂ©e si je n’avais pas Ă©tĂ© au chĂŽmage. Au dĂ©part j’ai fait des travaux dans la maison puis faute de finance et de courage, j’ai dĂ» rĂ©duire. Je me suis donc attelĂ© Ă  la tĂąche. La tĂąche la plus simple pour moi c’était de faire le site web (je ne parle pas du design). Il n’y avait lĂ  aucune difficultĂ© majeure, j’ai pas mal travaillĂ© avec HTML/JavaScript/PHP dans mes prĂ©cĂ©dentes activitĂ©s professionnelles et un peu avec Leaflet. Je voulais penser performances et sĂ©curitĂ©. Et pour moi, le plus Ă©vident c’était de faire du statique. Cela ne demande que les ressources minimales pour le serveur et c’est inattaquable. Aujourd’hui, on peut faire beaucoup en JavaScript. En plus, comme c’est statique, je n’ai pas de cookies... Donc pas cette satanĂ©e popup ce qui rend tout de suite le site plus plaisant. Il y a bien du dynamique tout de mĂȘme (dont les scripts), et lĂ , j’avais envie d’explorer des technos que je trouve performantes : - j’ai utilisĂ© Julia comme langage interprĂ©tĂ© pour les scripts et pour le Web (Avec le framework Genie) - j’ai utilisĂ© Svelte pour un formulaire « dynamique » en JavaScript. - j’ai choisi React-Native pour le dĂ©veloppement mobile car c’est du multi-plateforme et en JavaScript. Je pensais rĂ©utiliser le code javascript du web mais au final c’est tellement diffĂ©rent, qu’un autre langage n’aurait pas changĂ© grand-chose. Du coup, je pense que Flutter aurait Ă©tĂ© plus performant (Il compile vraiment en langage machine : Java sous Android.) Existant ======== Mais il existe dĂ©jĂ  plein de solutions qui marchent trĂšs bien pensez-vous. Je vous ferrai une rĂ©ponse de normand (bien que je sois breton) « Oui et non ». Il existe des sites publics qui recensent certaines catĂ©gories : - l’alimentaire avec jours-de-marche.fr et mon-producteur.com. - Les mĂ©tiers d’arts avec annuaire-metiersdart.com. - Ou encore dans l’habillement comme cocorico.store et madefrance.fr mais ils n’identifient mĂȘme pas toujours les producteurs. - Des offices de tourisme mais chacun a une politique diffĂ©rente et l’on ne s’y retrouve pas facilement. - Parfois des sites publics de dĂ©partements/rĂ©gions... - Des groupes Facebook Ă  la pelle. Mais aucun ne propose une carte de localisation des producteurs et aucun n’est gĂ©nĂ©raliste (Alimentaire, art et autres). Pire, ils ne recensent pas tous les producteurs (sans doute car ils demandent de l’argent) et en plus ils ne sont pas toujours Ă  jour. Je soupçonne certains d’ĂȘtre un peu dĂ©laissĂ©s. Si bien que ce n’est pas si simple de connaitre les producteurs quand on se promĂšne dans une rĂ©gion alors que pourtant la demande est lĂ . Aujourd’hui, les petits producteurs locaux peinent Ă  se faire connaĂźtre. En fait, une part importante de leur travail est consacrĂ©e Ă  cet effort ou ils ne sont pas toujours trĂšs bons. Ils mettent beaucoup d’énergie Ă  faire un site web, Ă  faire leur promotion sur les rĂ©seaux sociaux, Ă  se vendre auprĂšs de leurs amis et voisins pour le bouche-Ă -oreille. Mais c’est en grande partie en vain. En fait, ils comptent surtout sur quelques clients fidĂšles et sur un bouche-Ă -oreille de connaisseurs/passionnĂ©s. Or nous ne sommes pas tous connaisseurs/passionnĂ©s mais juste intĂ©ressĂ©s. Pire, mĂȘme connaisseurs, quand nous traversons une rĂ©gion, nous ne pouvons pas y connaĂźtre les producteurs locaux. Je pense qu’OpenProduct peut aider Ă  dĂ©velopper un tourisme de producteurs. Financement =========== La question que l’on me pose souvent : mais quel est votre business-plan ? Mais ici, peut-ĂȘtre est-on entre personnes un peu plus sensibilisĂ©es Ă  l’open-source et son financement. Alors tout d’abord, je n’ai clairement pas un objectif de rentabilitĂ© avec ce projet. Ensuite, je ne vois pas comment je pourrais demander de l’argent aux producteurs alors que je n’ai pas de visiteurs (ou si peu aujourd’hui). De toute façon, concrĂštement, un hĂ©bergement web ne coute pas grand-chose (j’ai payĂ© 50 euros pour un an). Par contre Ă©videmment, que si je veux publier mon application sur Android et Apple, il faudra un peu plus de sous. Ensuite il y a un travail Ă©norme Ă  accomplir pour amĂ©liorer la base et l’IHM donc Ă©videmment que j’aimerais des financements. - Mon objectif premier serait de financer le projet avec des dons de producteurs et consommateurs qui seraient sensibilisĂ©s Ă  la cause. - Ensuite, j’aimerais, en tant qu’association d’utilitĂ© publique (J’estime en quelque sorte ĂȘtre un annuaire universel) rĂ©ussir Ă  toucher des fonds publics. - Enfin, il me faudra sans doute rendre certaines options payantes. Tout dĂ©pendra du rĂ©sultat au bout d’un an environ. Vous le comprenez, la variable d’ajustement, ce sont les fonds disponibles Ă©tant donnĂ© qu’il y a trĂšs peu de charge fixe. Le projet n’en est pas dĂ©pendant pour survivre. D’ailleurs je pense que pour un site web ĂȘtre payant n’est pas vraiment une option pour percer. J’entends par lĂ , que l’essentiel est avant tout d’arriver Ă  gĂ©nĂ©rer du trafic et Ă  devenir important. Si de base vous bridez que ce soit cĂŽtĂ© producteurs ou cĂŽtĂ© consommateurs vous devenez in-intĂ©ressant pour les deux (Ă  moins d’ĂȘtre rĂ©servĂ© Ă  une « Ă©lite »). C’est un peu ce qui se passe actuellement avec la plupart des existants (jours-de-marche.fr et mon-producteur.com). Pour prendre un autre domaine, c’est ce qui plombe un peu Twitter (il perd 30% des utilisateurs ce qui entraine une baisse de 60% de ses revenus et c’est un cercle vicieux). C’est aussi ce qui fait la force de Facebook ou Google. Ce n’est pas d’ĂȘtre gros qui importe mais d’ĂȘtre trĂšs gros pour ça, il n’y a pas 36 solutions. Je suis peut-ĂȘtre un peu ambitieux mais je sais que sans ça, il est Ă©vident que le projet ne grossira pas assez pour vivre bien. Il doit sans doute miser, plus que sur l’argent, sur la coopĂ©ration d’une communautĂ© façon WikipĂ©dia/LinuxFR. C’est pourquoi je suis ouvert aux contributions. Cela peut-ĂȘtre du code mais mĂȘme pour des informaticiens ce n’est pas simple (il faut rentrer dans le code installer... il faut compter des heures) mais aussi et surtout pour complĂ©ter la base de donnĂ©e. Vous me signalez les producteurs qui n’existe plus ou ceux oubliĂ©s. Pour l’instant cela ce fait par mail. Je souhaite aussi dĂ©velopper le Wiki avec des comptes « administrateurs ». J’ai un ersatz d’interface d’administration pour les producteurs... Open-Source =========== Je suis un archi-convaincu du bien fondĂ© de l’Open-Source et de l’Open-Data en gĂ©nĂ©ral. C’est pourquoi j’essaye de pousser le concept d’Open-Source le plus loin possible. Tout mon code est sous licence GPL y compris la base de donnĂ©e et pour ce qui ne rentre pas dedans (images ou autres) c’est CrĂ©ative Common Attribution. Cependant je ne me suis pas penchĂ© sur la question plus que cela. Je pense notamment au logo/marque. Je n’ai pas envie de m’attribuer le concept OpenProduct, mais je n’ai pas envie qu’on en fasse n’importe quoi non plus. Faut-il un systĂšme Ă  la Firefox ? En tout cas, en l’état mon logo n’intĂ©resse personne. Il y a aussi la question de la version de GPL. Je dirais la derniĂšre v3 mĂȘme si j’avoue ne pas avoir Ă©tudiĂ© les diffĂ©rences. Je sais qu’il y a des rĂ©sistances sur la v2. S’il y en a qui sont partisans, merci de me le dire en commentaires. ConcrĂštement ------------ Sur mon dĂ©pot Github (Ouais, ce serait mieux Gitlab), il y a six repository concernant ce projet: - openproduct-web : Le projet principal (Il contient la partie web statique et dynamique) - openproduct-web-svelte : C’est un sous-projet web destinĂ© Ă  svelte. On y trouve le formulaire svelte. - openproduct-app-android : C’est le repository de ma toute premiĂšre application Android. C’est un simple navigateur web sur la page web d’OpenProduct... Une sorte de marque-page. Elle est obsolĂšte. - openproduct-app : C’est une application React-Native destinĂ© Ă  Android (Qui doit pouvoir tourner sous Apple en thĂ©orie). Elle est loin d’ĂȘtre parfaite mais c’est vrai que c’est mieux que le web sur smartphone. - openproduct-docs : Ce n’est pas du public dans les entreprises/associations normales, mais ce sont toutes les ressources autres. On y trouve: - les scripts de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es pour la DB. - Les documents administratifs de l’association - Les comptes financiers. - Les dĂ©marches de communications externes. - openproduct-db : Il contient la database (mysqldump). Parmi les astuces, je ne sais pas si c’est une pratique courante, j’utilise le format plat pour les fichiers de LibreOffice. FODT au lieu d’OST, FODS au lieu d’ODS... Par dĂ©faut le format est un tar-gz de fichier XML, autrement dit c’est en quelque sorte du binaire. Or sur Git, il vaut mieux Ă©viter le binaire. Git ne fait pas de diff sur du binaire, et de ce fait chaque modification renvoi tout au lieu de n’ajouter que les diffĂ©rences. L’architecture ============== Pour celles et ceux que ça amuse, voici quelques dĂ©tails au sujet de l’architecture technique. En fait openproduct-web est un projet en langage Julia du Framework Genie. Pourquoi ? Tout simplement car j’avais envie de tester et que normalement, Julia est un langage trĂšs performant (Il est utilisĂ© pour le calcul scientifique en « successeur » de Pascal). J’ai dit que le site web est statique. C’est vrai pour l’essentiel: La page d’accueil, la carte... Il est stockĂ© dans openproduct-web/public. Mais j’ai un wiki qui est dynamique sur openproduct-web/wiki (Pas sur Git, c’est dĂ©jĂ  un repo Git: mĂ©diawiki). Et j’ai aussi la page "unsubscribe.php" qui est dans openproduct-web/around/var.www.openproduct.wiki.unsubscribe.php. Dans openproduct-web/around est un peu un fourre tout des fichiers qui doivent ĂȘtre mis Ă  un endroit prĂ©cis mais hors du projet. On trouve ma config NGinX, ma config Wiki (Enfin la version de mon PC de dev, pas celle de prod Ă  cause des mots de passe). Le fichier unsubscribe.php (Il est dynamique et seul mon rĂ©pertoire wiki est dynamique sur mon PC). La partie dynamique pour l’essentiel est en Julia. Elle ne peut pas tourner sur le serveur qui est un hĂ©bergement mutualisĂ© ou Julia n’est pas disponible. Elle tourne donc seulement sur mon PC (le PC de dev : https://openproduct.freeboxos.fr/ quand je la lance). Elle est destinĂ©e Ă  ceux qui voudraient m’aider Ă  complĂ©ter corriger la base de donnĂ©e. Elle permet de renseigner des producteurs dans la table openproduct.producer sans avoir Ă  connaitre MySQL (Ni mĂȘme Ă  utiliser DBeaver). La communication ================ Ce n’est pas vraiment mon fort mais c’est assez essentiel en ce moment. Maintenant que c’est en ligne il faut absolument que je crĂ©e une dynamique pour qu’il prenne. Ma premiĂšre Ă©tape a consistĂ© Ă  prĂ©venir les producteurs par mail, du moins ceux dont j’ai le mail. Évidemment, j’en profite pour leur demander de me faire un peu de promotion. J’ai donc Ă©crit un script qui se connecte Ă  ma boite Gmail (ouuuuuh pas bien) et qui envoie les mails Ă  la chaine. Le problĂšme, c’est que mon compte de l’association est en fait un compte standard limitĂ© en nombre de mail envoyĂ©. J’ai donc saturĂ© les envois, je suis passĂ© avec ma boite perso. Par paquets de 200 Ă  300, il m’a fallu cinq jours pour envoyer les 3 584 mails dont je dispose sur les 5 050 producteurs. Et j’ai reçu 720 mails d’erreurs... j’ai donc Ă©crit un script pour lire ces mails et les noter dans ma base. J’ai aussi reçu des retours pour me corriger des erreurs (adresse, tĂ©lĂ©phone, cession d’activitĂ©...) et quelques encouragements. J’ai reçu un seul retour nĂ©gatif car il estimait que son art ne devait pas ĂȘtre mĂȘlĂ© a de vulgaires produits. Parmi les retours, j’ai eu la remarque intĂ©ressante qu’il me manquait un flyer. Je me suis donc dĂ©pĂȘchĂ© de faire un flyer. Je ne suis vraiment pas expert dans l’exercice. Ensuite mon moyen de promotion est Facebook. J’ai créé une [page](https://www.facebook.com/profile.php?id=61555907266444) et je me suis inscrit Ă  tous les groupes de producteurs. Et j’y publie partout une annonce. J’ai quelques retours, mais la plupart de mes annonces sont encore en attente de modĂ©ration. Il faudrait la diffuser sur d’autres rĂ©seaux sociaux. Mais je n’ai pas envie d’installer les applications privatrices et je constate qu’à part Facebook, il n’existe pas beaucoup de rĂ©seaux ou l’on peut s’inscrire sans installer une application sur smartphone... Maintenant, il faudrait aussi passer Ă  l’étape supĂ©rieure : la presse. On va dire que LinuxFr constitue mon premier pas. Pour le reste on verra, ça peut encore attendre. J’ai une autre Ă©tape Ă  faire : solliciter les services publics pour des subventions. J’ai lĂ©gĂšrement commencĂ© mais tant que je n’avais rien en ligne j’étais peu crĂ©dible. Depuis j’ai simplement envoyĂ© au dĂ©partement des CĂŽtes d’Armor qui est mon dĂ©partement (peut-ĂȘtre pas le plus riche ;) ). Anecdotes ========= Question piĂšge : que reprĂ©sente mon logo ? ![Logo OpenProduct](https://openproduct.fr/img/openproduct/logoOpenProduct.png) RĂ©ponse: une hutte de Hobbit avec la porte en bois et la Hutte en terre. La lumiĂšre verte qui en sort, est la couleur exacte du logo OpenSource, et si vous regardez, elle forme un O ouvert comme dans le Logo OpenSource (Pour cette raison mĂȘme). Cette cabane symbolise, selon moi, le lieu de fabrication d’objets mystĂ©rieux. Et on entre-ouvre la porte pour laisser y Ă©chapper les secrets ou pour que le client y entre. Vous ne l’aviez pas devinĂ© ? C’est normal, c’est du made in moi. Mon frĂšre est susceptible de le refaire en 3D. Conclusion ========== Je pense me concentrer plus sur le non-alimentaire car le domaine alimentaire est dĂ©jĂ  pas mal investi par d’autres. Pour le reste, il y a un grand besoin. J’aimerais avoir plus de producteurs « petit-industriels » ou du moins d’objets. Et mettre Ă  part les producteurs d’arts (d’objets d’arts : ferronnerie, verrier, potier, vannerie...). Il reste beaucoup de travail Ă  faire. On verra si la graine prend. ;)

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