URL: https://linuxfr.org/news/privatebin-securise-vos-partages-de-texte-en-version-1-1 Title: PrivateBin sécurise vos partages de texte en version 1.1 Authors: cmal Davy Defaud, Florent Zara, palm123 et bubar🦥 Date: 2016年12月27日T14:11:23+01:00 License: CC By-SA Tags: privatebin et pastebin Score: 23 [PrivateBin](https://privatebin.info) est un service libre de [_pastebin_](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastebin), qui permet d’héberger et de partager des données textuelles. Sont pris en charge le texte brut, le code, et les documents [Markdown](https://fr.wikipedia.org/wiki/Markdown). La version 1.1 vient de sortir, mais avant d’en reparler, voyons un peu ce qu’est PrivateBin et quelles en sont les fonctionnalités clefs.  ---- [Journal à l’origine de la dépêche](http://linuxfr.org/users/cmal/journaux/privatebin-securise-vos-partages-de-texte-en-version-1-1) [PrivateBin](https://privatebin.info) [Présentation de Zerobin sur LinuxFr.org](https://linuxfr.org/news/zerobin-un-pastebin-securise) [Liste des instances publiques PrivateBin](https://github.com/PrivateBin/PrivateBin/wiki/PrivateBin-Directory) [Contribuer au code](https://github.com/PrivateBin/PrivateBin) [Flux ATOM des nouvelles du projet](https://privatebin.info/feeds/news.atom.xml) ---- # Un panier sécurisé pour vos partages de texte # Né des cendres de Zerobin, qui a déjà été [présenté](https://linuxfr.org/news/zerobin-un-pastebin-securise) en dépêche il y a quelques années, PrivateBin met l’accent sur la sécurité des données. L’hébergeur n’ayant pas accès à la clef pour déchiffrer le contenu, Privatebin est ce que l’on appelle communément — et par abus de langage — un service de type « _Zero Knowledge_ ». Lorsque l’on crée un document, le navigateur compresse puis chiffre les données avant de les transmettre au serveur et se garde bien de lui envoyer la clef. Le serveur renvoie alors au navigateur l’identificateur du document chiffré créé, ce qui permet à ce dernier en retour de générer une adresse URL de la forme _https://SERVEUR/?DOCUMENT#CLEF_.  Pour retrouver et déchiffrer le document, il nous faut donc entrer l’adresse complète. Par exemple, [https://paste.unixcorn.org/?84ae3a39a305d229#1aV00MLZfFe125TO05dJve6je6fIMy0JeBHpGTbaLnA=](https://paste.unixcorn.org/?84ae3a39a305d229#1aV00MLZfFe125TO05dJve6je6fIMy0JeBHpGTbaLnA=). Dans ce cas, le navigateur ne transmet au serveur que le début de l’adresse URL, omettant l’identificateur de fragment (la partie après le `#`) qui contient la clef de déchiffrement.  Au‐delà de ça, PrivateBin offre la possibilité de protéger par mot de passe l’accès au contenu chiffré, ce qui offre une couche de protection supplémentaire dans le cas où l’adresse du document finit entre de mauvaises mains. Alors est‐ce vraiment 100 % sécurisé ? Oui et non. Comme expliqué sur la [page d'’accueil](https://privatebin.info/) du projet, PrivateBin ne protège pas d’abus de la part des administrateurs et administratrices gérant le service, qui pourraient — volontairement ou sous la menace — distribuer un bout de JavaScript exposant les clefs des documents auxquels vous accédez. Mais ce problème n’est pas lié spécifiquement à PrivateBin ; c’est là le fléau des applications Web et de l’exécution de code non signé. # Quoi de neuf dans la version 1.1 ? # La version 1.1 de PrivateBin apporte relativement peu de changements visibles... pour les francophones ! Deux nouvelles langues ont été ajoutées dans cette version : l’italien et le russe. Sous le capot, une [faille de sécurité XSS](https://github.com/PrivateBin/PrivateBin/issues/137) a été corrigée, et des [nouveaux en‐têtes HTTP](https://github.com/PrivateBin/PrivateBin/issues/91) viennent en renfort de la [politique de sécurité des contenus](https://fr.wikipedia.org/wiki/Content_Security_Policy) (ou CSP, en anglais). Cette dernière [a été mise à jour](https://github.com/PrivateBin/PrivateBin/issues/96) pour éviter de divulguer l’adresse du document lorsque l’on clique sur un lien en son sein (via les en‐têtes « _referer_ »). Enfin, un Dockerfile a été ajouté pour permettre de déployer rapidement PrivateBin sur une infrastructure [[Docker]]. # Conclusion # PrivateBin est facile de prise en main et semble prendre la question de la sécurité des données au sérieux, même si le développement se passe sur la plate‐forme centralisée GitHub. C’est donc une alternative très sérieuse à Pastebin, GitHub Gist et autres services non libres et centralisés du même acabit. Enfin, pour celles et ceux qui se demandent si l’on ne pourrait pas faire d’autres choses super intéressantes avec les technologies employées par PrivateBin, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à [Cryptpad](https://cryptpad.fr), qui met en place — avec une [chaîne de blocs](https://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEne_de_blocs) au milieu — un service d’édition collaborative (_pads_) intégralement chiffré.