URL: https://linuxfr.org/news/petite-selection-de-memoires-publies-apres-2010 Title: Petite sélection de mémoires publiés après 2010 Authors: Benoît Sibaud Date: 2014年01月04日T18:53:36+01:00 License: CC By-SA Tags: thèse, mémoire, interopérabilité, informatique_déloyale, copyleft, éducation_populaire et richard_stallman Score: 37 Petite sélection de mémoires publiés après 2010 et susceptibles de vous intéresser : * thèse de Jan Eilhard, soutenue en mai 2010, intitulée « [L'implication des entreprises aux logiciels libres](http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/52/81/21/PDF/these_EILHARD.pdf) » (140 pages, disponible en PDF) ; * thèse d'Antoine Moreau soutenue en mai 2011, intitulée « [Le copyleft appliqué à la création hors logiciel. Une reformulation des données culturelles ?](http://antoinemoreau.org/index.php?cat=these) » (800 pages, sous licence Art Libre, disponible en OpenDocument, PDF et ePub) ; * thèse de Sebastien Broca soutenue en janvier 2012, intitulée « [L'utopie du logiciel libre. La construction de projets de transformation sociale en lien avec le mouvement du free software](http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/66/22/83/PDF/THESE.BROCA.pdf) (394 pages, disponible en PDF). À noter la [publication déjà signalée ici](//linuxfr.org/news/utopie-du-logiciel-libre) sous CC CC-By-NC-ND de son ouvrage « Utopie du logiciel libre » de 288 pages aux éditions Le passage clandestin ; * thèse de Dhakouane Ennifar de mars 2012, intitulée « [Les logiciels libres au sein des ministères français](http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00683422) » (61 pages, disponible en PDF) * thèse de Jaap Boender de mai 2012, intitulée « [Étude formelle des distributions de logiciel libre](http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/69/86/22/PDF/main.pdf) (140 pages, disponible en PDF) ; * mémoire de master de Laurent Costy soutenu en octobre 2013, intitulé « [Les associations d’éducation populaire : évolution de leurs rapports aux communs de la connaissance - Quelles appropriations des logiciels libres et des modes libres de diffusion des savoirs par les associations en France ? »](http://communication-mediations.u-bourgogne.fr/wp-content/uploads/2013/10/Me%CC%81moire-MasterII-SIC-LC.pdf) (105 pages, sous licence CC By-SA, disponible en OpenDocument et PDF) ; * mémoire de master d'Ebticem Krouna publié en août 2013 « [Le secure Boot : de l'informatique de confiance à l'informatique déloyale](http://www.april.org/le-secureboot-de-linformatique-de-confiance-linformatique-deloyale) » (52 pages, sous licence CC By-Sa, disponible en OpenDocument et PDF). * mémoire de concours de Benjamin Vidal, en août 2013, intitulé « [Le logiciel libre dans le secteur public, un état des lieux en juin 2013](http://fr.slideshare.net/beny75/memoire-version-ccdefinitif) » (59 pages, CC By-Nc-SA, [diapos de soutenance](http://www.slideshare.net/beny75/presentation-23998961)) * en préparation : thèse de Marie Duponchelle sur le [Le droit à l'interopérabilité- étude de droit de la consommation](http://www.theses.fr/s90544) (licence encore inconnue) ---- ---- Nb.: n'allez surtout pas croire que je les ai tous lus ; pour certains d'entre eux, j'ai été informé par l'auteur de la publication, et je me suis dit autant en faire profiter LinuxFr.org. Vous pourrez trouver sur [Thèses En Ligne (TEL)](http://tel.archives-ouvertes.fr/) des thèses sur d'autres sujets (DRM, interopérabilité, etc.) ou plus anciennes. Et sur [Hyper Articles en Ligne (HAL)](http://hal.archives-ouvertes.fr/) figurent de nombreux articles évoquant le logiciel libre. # Résumé de la thèse « L'implication des entreprises aux logiciels libres »> La participation des entreprises aux logiciels libres touche des domaines différents aux sciences économiques et sciences sociales. Elle est parmi d'autres une expérience naturelle pour la production des biens publics, pour l'innovation collective, pour les technologies disruptives, pour l'externalisation des technologies ou pour les organisations décentralisées. Cette thèse se concentre sur la production des biens publics, l'innovation collective et l'externalisation des technologies. Dans notre analyse, nous utilisons une base de données de 10 000 logiciels libres trouvables sur SourceForge et lions l'information des développeurs aux profils académiques, salariés et bénévoles. # Résumé de la thèse « Le copyleft appliqué à la création hors logiciel. Une reformulation des données culturelles ? »> Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres qui autorise, dans le respect des droits de l'auteur, la copie, la diffusion et la transformation des œuvres avec l'interdiction d'en avoir une jouissance exclusive. C'est le projet GNU de la Free Software Foundation initié par Richard Stallman avec la première licence libre copyleft pour logiciels : la General Public License.>> Notre recherche concerne le copyleft appliqué à la création hors logiciel telle que nous l'avons initiée en 2000 avec la Licence Art Libre. À travers la pratique que nous en avons et par l'observation de ses effets, nous nous interrogeons sur la place de l'auteur à l'ère du numérique et de l'internet. Nous découvrons une histoire, une histoire de l'art, qui n'est plus déterminée par une fin mais qui débouche sur des créations infinies réalisées par une infinité d'artistes mineurs et conséquents. Nous observons que le copyleft n'est pas un processus de création ordinaire, mais de décréation. Il s'agit d'affirmer, par la négative et la faille, non la négation ou la faillite, mais la beauté d'un geste qui s'offre gracieusement. Ce geste conjugue éthique et esthétique, il est « es-éthique ». Nous comprenons qu'avec le copyleft, la technique est au service d'une politique d'ouverture « hyper-démocratique », à l'image de l'hypertexte du web qui troue les pages et ouvre sur l'altérité. Il s'agit d'articuler le singulier au pluriel en un écosystème qui préserve le bien commun de la passion du pouvoir. Une économie élargie excède, sans le nier, le seul marché. Des œuvres copyleft affirment cette réalité politique et culturelle où l'art forme la liberté commune à tous et à chacun. # Résumé de la thèse « L'utopie du logiciel libre. La construction de projets de transformation sociale en lien avec le mouvement du free software »> Dans le mouvement d'extension de la portée sociale du logiciel libre s'est constituée une utopie, qui constitue un pan de l'imaginaire politique contemporain. Cette utopie s'étend désormais bien au-delà de son milieu socio-culturel d'origine (le milieu hacker), du fait des liens tissés entre " libristes " et défenseurs des " biens communs ", du poids croissant de l'approche open source, et à proportion de l'intérêt suscité par le logiciel libre chez certains intellectuels critiques à partir de la fin des années 1990. Reprenant l'idéal cybernétique de libre circulation de l'information, l'utopie du logiciel libre se présente comme une contestation de la vision néolibérale de la propriété intellectuelle, et comme une critique des formes d'organisation du travail caractéristiques du capitalisme industriel. Elle se déploie en tant qu'" utopie concrète " (E. Bloch), mettant en jeu des pratiques de collaboration en ligne, des créations juridiques originales, et des formes de militantisme. Elle embrasse un idéal d'auto-organisation de la société civile, fondé sur la valorisation d'un domaine d'activités sociales distinct tant de l'État que du marché. Elle est toutefois condamnée à demeurer en deçà de cet idéal, et reste par ailleurs toujours menacée par les séductions du mythe et les renoncements de l'idéologie. # Résumé de la thèse « Les logiciels libres au sein des ministères français »> Ce document est divisé en trois parties à travers lesquelles il est présenté une analyse de l’intégration des logiciels libres au sein des ministères français et de leurs administrations. La première partie donne un aperçu du concept ainsi que du monde du libre et des logiciels qui le forment. Le but de cette partie est d’acquérir une meilleure compréhension du domaine « Open source ». On y trouve ainsi la présentation d’un rapide historique, d’une définition du terme et des caractéristiques des logiciels libres, des principaux enjeux qui résultent de cette technologie et de son cadre juridique, tous aspects qui constituent l’environnement dans lequel s’inscrit l’orientation des ministères vers le « libre ».> La deuxième partie réunit le résultat d’une phase d’enquêtes menées auprès de différents ministères français, de leurs administrations et des responsables des directions des systèmes d’information respectifs. Il y est exposé les principales migrations vers les logiciels libres au sein de ces ministères avant de caractériser plus précisément le choix de cette reconversion, ses intérêts et ses éventuelles difficultés. > > La dernière partie de ce document s’attache à examiner les suites de changement. Inévitablement, des réactions antagonistes se manifestent mais qui, n’empêchent pas une réelle réflexion sur l’avenir des logiciels libres au sein des ministères. En tout état de cause, ceux-ci apparaissent comme un tremplin pour les logiciels libres dans les différents secteurs. # Résumé de la thèse « Étude formelle des distributions de logiciel libre »> Les quatre sujets principaux abordés dans cette thèse se résument comme suit :> > D’abord, nous présentons un modèle formel qui réunit les propriétés principales des systèmes de paquetage les plus courantes, et nous identifions des relations sémantiques entre paquets qui peuvent être utilisées pour trouver des erreurs et assurer la qualité des distributions de logiciel libre ;>> Ensuite, nous présentons des algorithmes efficaces pour manipuler des dépôts de paquets et calculer les relations mentionnées ci-dessus ; tous ces algorithmes ont été implémentés dans la langage de programmation OCaml, et incorporés dans une librairie de manipulation et analyse de paquets qui s’appelle dose3>> Nous avons encodé notre modèle dans l’assistant de preuves Coq, et utilisé cet encodage pour vérifier quelques-uns des théorèmes les plus importants qui correspondent aux étapes les plus compliquées des algorithmes déjà présentés ;> > Finalement, nous avons validé nos algorithmes sur des distributions de logiciel libre existantes, et nous présentons une analyse extensive de la structure générale de ces distributions, notamment les caractéristiques dites «petit monde» de la structure du graphe sous-jacent. # Résumé du mémoire « Les associations d’éducation populaire : évolution de leurs rapports aux communs de la connaissance »> Les associations d’éducation populaire revendiquent de longue date une mission d’émancipation du citoyen, qui se doit de devenir acteur et d’être impliqué dans la société. Dans une première partie, nous regarderons l'histoire de l'éducation populaire et les valeurs qui la traverse au fil des années. Nous nous attacherons à montrer aussi la difficulté à définir précisément son périmètre et à établir clairement une liste de structures qui la compose.>> Plus récemment, au milieu des années 1980, les logiciels libres – que l’on peut qualifier de communs de la connaissance – vont donner naissance à un mouvement qui fonde sa philosophie sur la liberté de circulation de l’information. Nous retracerons les différentes étapes de sa courte histoire et regarderons les figures qui marquent ce mouvement.>> Ces deux univers – l’éducation populaire et ce mouvement de « libristes » – sont donc potentiellement liés par cette dimension de partage de la connaissance et de libre circulation de l’information. Pourtant, sur le terrain, même si l’on constate des appropriations avancées de logiciels libres par certaines associations, le processus de coopération peut sembler lent.> > Nous nous attacherons donc à faire un état des lieux de l’appropriation de ces communs de la connaissance par les associations d’éducation populaire et montrerons que cette appropriation reste limitée par de nombreux facteurs, à la fois propres à l’histoire des mouvements, mais également imposés par des éléments extérieurs. Nous regarderons enfin comment les intérêts communs de ces deux univers peuvent se rejoindre pour promouvoir les valeurs de chacun. # Résumé de la thèse en cours « Le droit à l'interopérabilité- étude de droit de la consommation »> L'interopérabilité est indispensable au développement d'outils numériques. Ainsi, le temps de l'ordinateur comme unique porte d'accès au monde numérique est révolu. De nouvelles plates-formes de communication bousculent les habitudes de consommation de contenus numériques et la connexion devient nomade avec le développement des smartphones ou des tablettes tactiles. Les téléphones, les téléviseurs, mais aussi les véhicules sont, de nos jours, connectés, voire interconnectés et leurs utilisateurs veulent pouvoir accéder à leurs contenus, de manière indifférenciée, sur l'un ou l'autre de leurs outils. Or, impossible de répondre à cette attente de l'utilisateur si lesdits outils ne peuvent se comprendre, partager les informations qu'ils contiennent et réutiliser les informations échangées. En d'autres termes, une société numérique ne peut se construire sans interopérabilité. Un acteur est au cœur de cette exigence : le consommateur. Incontestablement, c'est principalement vers lui, en qualité d'utilisateur final, que sont tournés les développements des outils numériques. Dès lors, il convient de s'attarder sur l'interopérabilité au-delà de son aspect purement technique et de s'interroger sur la pertinence d'un « droit à l'interopérabilité », non plus seulement pour les professionnels du secteur des technologies de l'information et de la communication, mais bien pour le consommateur.