URL: https://linuxfr.org/news/le-top-500-de-novembre-2013 Title: Le Top 500 de novembre 2013 Authors: patrick_g Davy Defaud et palm123 Date: 2013年11月18日T16:30:06+01:00 License: CC By-SA Tags: top500 Score: 40 Le quarante‐deuxième _Top 500_ des supercalculateurs mondiaux est sorti aujourd’hui à l’occasion de la conférence [_Supercomputing SC13_](http://sc13.supercomputing.org/) de Denver (Colorado). Rappelons que le _Top 500_ se base sur une soumission volontaire (de nombreuses machines puissantes mais classifiées ne participent pas à la course) et sur un comparateur de performances spécifique extrêmement parallélisable (le code [[LINPACK]], qui concerne la résolution de systèmes d’équations linéaires). L’analyse dans la suite de la dépêche. ---- [La liste du Top 500 ](http://www.top500.org/list/2013/11/) [Les principales nouveautés ](http://www.top500.org/lists/2013/11/highlights/) [La news LinuxFr.org sur le classement de juin 2013](https://linuxfr.org/news/sortie-du-top-500-de-juin-2013) ---- ##Stabilité ou stagnation ? Cette liste de novembre 2013 est placée sous le signe de la stabilité en tête du classement, puisque les cinq premiers ne changent pas et que leurs scores respectifs restent identiques. La machine chinoise [Tianhe-2](http://www.top500.org/system/177999) reste en tête avec un score de 33,86 pétaFLOPS. Cette puissance de calcul est obtenue à l’aide de 16 000 nœuds de calcul. Chacun de ces nœuds est constitué de deux processeurs Intel Xeon à douze cœurs cadencés à 2,2 GHz, ainsi que de trois cartes accélératrices Intel Xeon Phi ayant chacune 57 cœurs de calcul à 1,2 GHz. En seconde position, on retrouve le supercalculateur Titan du laboratoire d’Oak Ridge. Le score obtenu est de 17,59 pétaFLOPS, avec une excellente efficacité énergétique (consommation de 8,21 MW, ce qui équivaut à 2,1 GFLOPS/W). Enfin, la médaille de bronze reste la propriété du laboratoire Lawrence Livermore, avec le calculateur Sequoia (un modèle IBM BlueGene/Q). Son score ne bouge pas avec 17,17 pétaFLOPS et 1 572 864 cœurs de calcul PowerPC cadencés à 1,6 GHz. Viennent ensuite le K Computer japonais et ses processeurs Fujitsu SPARC64 VIIIfx (10,5 pétaFLOPS), suivi par le calculateur Mira, encore un BlueGene/Q, à 8,5 pétaFLOPS. Il est à noter que le monde du calcul haute performance semble prendre du retard par rapport à la feuille de route qui avait été fixée il y a quelques années. Alors qu’il était question de franchir la barrière symbolique de l’exaFLOPS en 2018, c’est maintenant l’année 2020 qui est évoquée. La clé sera l’efficacité énergétique des machines qui va devoir progresser de façon importante (voir [ce dossier de _HPC magazine_](http://www.hpcmagazine.fr/en-couverture/efficacite-energetique-le-saint-graal-du-calcul-intensif/)). ##Les autres machines Il faut attendre la sixième place pour trouver une nouveauté, le calculateur suisse [Piz Daint](http://www.top500.org/system/177824) installé au CSCS (_Centro Svizzero di Calcolo Scientifico_) de Lugano. Il s’agit d’un Cray XC30 ayant obtenu 6,27 pétaFLOPS lors de son test LINPACK. Cette machine possède une architecture hybride, puisque les 5 272 Intel Xeon E5-2670 à 8 cœurs sont renforcés par 73 808 cartes NVIDIA K20x. La machine Piz Daint fixe un nouveau record d’efficacité énergétique, puisqu’elle ne consomme que 2,33 MW au total, soit 2,7 GFLOPS/W. Elle devient également la plus puissante machine d’Europe. Le vieux continent ne s’en tire pas trop mal, puisqu’il place encore deux machines dans le top 10 : les calculateurs allemands JUQEEN et SuperMUC sont respectivement huitième et dixième, avec 4,29 et 2,9 pétaFLOPS. ##Statistiques sur la liste Le ticket d’entrée pour accéder à cette liste _Top 500_ de novembre 2013 est de 117,8 TFLOPS. Il était de seulement 96,6 TFLOPS il y a six mois. Si l’on s’intéresse à la puissance cumulée des 500 machines, on arrive à un total de 250 pétaFLOPS. Là encore, l’évolution est notable, puisque le score cumulé était de 230 pétaFLOPS en juin dernier, et de 162 pétaFLOPS il y a un an. On trouve maintenant trente‐et‐un supercalculateurs à plus d’un pétaFLOPS dans la liste, alors qu’ils n’étaient que vingt‐six il y à six mois. ##L’évolution par pays Les trois machines européennes dans le top 10 masquent en partie un déclin du vieux continent, qui passe de 112 machines il y a six mois, à seulement 102 dans le nouveau classement. Ce sont les États‐Unis qui renforcent leur position en passant de 264 machines (52,8 %) à 277 (55,4 %). Il semble que l’Asie (et en particulier la Chine) ait atteint un plateau aux alentours de 120 calculateurs. On ne retrouve plus la croissance effrénée qui avait caractérisé ces dernières années. La première machine française est toujours le calculateur [Pangea](http://www.top500.org/system/178071), propriété de la firme Total, avec un score de 2 098 TFLOPS. Il passe de la onzième à la quatorzième place dans ce nouveau classement. Au sein de l’Union européenne, la France (22 machines) se classe entre la Grande‐Bretagne (23 machines) et l’Allemagne (20 machines). ##Les systèmes d’exploitation : un _one OS show_ ! Pour finir, penchons nous maintenant sur la répartition par système d’exploitation, afin de voir si la domination écrasante de GNU/Linux se maintient dans ce nouveau classement. Et la réponse est... oui ! Elle s’accentue même, puisque les calculateurs du _Top 500_ fonctionnant sous GNU/Linux sont maintenant au nombre de 482 (soit 96,4 % du classement), alors qu’ils n’étaient que 476 (soit 95,2 %) il y a six mois. Il semble évident que le monde des supercalculateurs est devenu depuis plusieurs années la chasse gardée exclusive de GNU/Linux, et que les autres systèmes d’exploitation n’ont qu’une importance réduite et résiduelle dans ce domaine.

AltStyle によって変換されたページ (->オリジナル) /