URL: https://linuxfr.org/news/fedora-25-est-disponible Title: Fedora 25 est disponible ! Authors: Renault Davy Defaud, M5oul, ZeroHeure, BAud, Nils Ratusznik, Jehan, bubarđŸŠ„, palm123, patrick_g, BenoĂźt Sibaud et Florent Zara Date: 2016ćčŽ11月10æ—„T00:40:03+01:00 License: CC By-SA Tags: snap, fedora, sortie_version, wayland, scientific_linux, libreoffice et firefox Score: 68 En ce mardi 22 novembre 2016, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 25. Fedora est une distribution communautaire dĂ©veloppĂ©e par le projet Ă©ponyme et sponsorisĂ©e par Red Hat, qui lui fournit des dĂ©veloppeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte Ă  inclure des nouveautĂ©s. Une des nouveautĂ©s majeures est l’activation par dĂ©faut de [[Wayland]] grĂące Ă  l’arrivĂ©e de [GNOME 3.22](https://linuxfr.org/news/gnome-3-22-karlsruhe-a-land-far-far-away). Fedora devient la premiĂšre distribution majeure Ă  le fournir, par dĂ©faut, pour GNOME. D’autres changements moins visibles amĂ©liorent le confort d’utilisation. Les dĂ©veloppeurs noteront l’amĂ©lioration de Flatpak pour faciliter leur gestion de logiciels et l’arrivĂ©e du compilateur pour le langage Rust. ![Fedora](http://img11.hostingpics.net/pics/163406fedoralogo.jpg) ---- [Site de la communautĂ© francophone de Fedora](http://www.fedora-fr.org/) [Site officiel du projet Fedora](https://getfedora.org/) [TĂ©lĂ©chargez Fedora 25 (torrents officiels)](https://torrent.fedoraproject.org/) [Les variantes officielles des autres bureaux graphiques de Fedora](https://spins.fedoraproject.org/) [Les variantes officielles des suites de productivitĂ© de Fedora](https://labs.fedoraproject.org/) [Notes de version](https://docs.fedoraproject.org/en-US/Fedora/25/html/Release_Notes/) [DĂ©pĂȘche sur la version prĂ©cĂ©dente](https://linuxfr.org/news/parution-de-fedora-24) [Annonce sur Fedora Magazine](https://fedoramagazine.org/whats-new-fedora-25-workstation/) ---- # PrĂ©sentation Fedora est une distribution communautaire dĂ©veloppĂ©e par le projet Fedora et sponsorisĂ©e par Red Hat, qui lui fournit des dĂ©veloppeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte Ă  inclure des nouveautĂ©s. Fedora garde un rĂŽle central dans le dĂ©veloppement de ces nouveautĂ©s via le dĂ©veloppement en amont. En effet, les dĂ©veloppeurs de la distribution contribuent Ă©galement directement au code d’un certain nombre de logiciels libres contenus dans la distribution, dont le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, _systemd_, la cĂ©lĂšbre suite de compilateurs GCC, etc. Cliquez [_ici_](https://fedoraproject.org/wiki/Red_Hat_contributions) pour voir l’ensemble des contributions de Red Hat. Par ailleurs, les distributions telles que RHEL, Scientific Linux ou CentOS (plus indirectement), avec un cycle de sortie plus espacĂ© permettant un support Ă  plus long terme, sont dĂ©veloppĂ©es Ă  partir d’une version de Fedora et mises Ă  jour environ tous les trois Ă  cinq ans. Notons que CentOS est un clone gratuit de RHEL, cette derniĂšre Ă©tant certes libre, mais payante, offrant ainsi un support technique, des certifications et une garantie. # Environnement bureautique ![logo de Wayland](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/99/Wayland_Logo.svg/langfr-240px-Wayland_Logo.svg.png) La nouveautĂ© la plus importante est sans conteste la **mise Ă  disposition par dĂ©faut de Wayland pour l’environnement bureautique GNOME**. Fedora devient ainsi la premiĂšre distribution majeure Ă  faire ce choix, pour promouvoir ce projet novateur annoncĂ© il y a maintenant huit ans. Wayland consiste en une remise Ă  plat du systĂšme d’affichage graphique historique des systĂšmes UNIX, [X Window version 11 (X11)](https://fr.wikipedia.org/wiki/X_Window_System) (qui a plus de 30 ans) et dont X.Org est l’implĂ©mentation actuelle sur GNU/Linux, en tenant compte de l’évolution des usages et de l’architecture de nos machines aujourd’hui. Wayland vise Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© du systĂšme, en Ă©vitant qu’une application quelconque puisse dessiner sur d’autres applications, par exemple. Il pourrait Ă  terme amĂ©liorer les performances, en exploitant pleinement l’accĂ©lĂ©ration matĂ©rielle par les cartes graphiques. En outre, il devrait fiabiliser le systĂšme, en amĂ©liorant l’architecture du programme et en facilitant sa maintenance. ![Pour revenir Ă  X.org, si besoin](http://pix.toile-libre.org/upload/original/1479037228.png) Cependant, si Wayland commence Ă  devenir mĂ»r, [de nombreuses fonctionnalitĂ©s restent Ă  proposer](https://fedoraproject.org/wiki/Wayland_features) par rapport Ă  l’expĂ©rience proposĂ©e par X11. C’est pourquoi, Ă  l’ouverture de la session GNOME, il reste possible de choisir X11. Pour ceux qui n’ont pas besoin de ces fonctions, l’usage de Wayland devrait ĂȘtre totalement transparent. Fedora espĂšre proposer toujours plus de technologies innovantes et modernes et rĂ©colter beaucoup de retours afin de les amĂ©liorer avant une Ă©ventuelle gĂ©nĂ©ralisation Ă  d’autres distributions. Notons que si les autres environnements comme KDE peuvent exploiter Wayland, la stabilitĂ© n’est pas encore jugĂ©e suffisante pour proposer cela par dĂ©faut pour ces environnements. Cette nouveautĂ© a Ă©tĂ© possible grĂące Ă  la **mise Ă  jour de [GNOME Ă  la version 3.22](https://linuxfr.org/news/gnome-3-22-karlsruhe-a-land-far-far-away)**. _Logiciels_ gĂšre nativement mais sommairement le format de paquets Flatpak de Freedesktop.org qui est un format concurrent de Snap de Canonical. Dans cette optique de cloisonnement, les applications doivent demander des autorisations pour accĂ©der Ă  certaines fonctions comme la gĂ©olocalisation, de maniĂšre similaire Ă  ce qui se fait sur tĂ©lĂ©phone. La stabilitĂ© de l’API des extensions est telle, que les versions prises en charge par les extensions ne sont plus vĂ©rifiĂ©es pour enrichir l’écosystĂšme. _Fichiers_ peut faire du renommage multiple, tirant parti des mĂ©tadonnĂ©es Ă©ventuelles dans ce but. _Fichiers_ est Ă©galement dissociĂ© de l’affichage du bureau lui‐mĂȘme, pour amĂ©liorer la stabilitĂ© du systĂšme. Et bien d’autres changements ! ![Fedora Media Writter](https://raw.githubusercontent.com/MartinBriza/MediaWriter/master/app/assets/icon/256x256/apps/mediawriter.png) Nous en avions parlĂ© pour Fedora 24, l’utilitaire **[_Fedora Media Writer_](http://developers.redhat.com/blog/2016/04/26/fedora-media-writer-the-fastest-way-to-create-live-usb-boot-media/) est la mĂ©thode de tĂ©lĂ©chargement de Fedora par dĂ©faut**. L’objectif est en effet que l’utilitaire tĂ©lĂ©charge et installe trĂšs simplement une version spĂ©cifiĂ©e de Fedora, qui peut ĂȘtre un Spin, par exemple. Cela Ă©vite notamment de devoir graver l’image disque Ă  la main sur clĂ© USB ou CD, Ă©tape compliquĂ©e pour trop d’utilisateurs potentiels. Cette fois, l’utilitaire est disponible pour Windows et Mac OS X Ă©galement, d’oĂč sa mise en avant pour cette version. ![Capture d’écran de Media Writer](https://raw.githubusercontent.com/MartinBriza/MediaWriter/master/dist/screenshots/expanded.png) La distribution propose de **mieux exploiter les machines avec deux cartes graphiques**, une intĂ©grĂ©e au processeur et une autre externe. Cette configuration, trĂšs populaire sur les ordinateurs portables rĂ©cents, permet en temps normal d’avoir une carte graphique minimale suffisante pour la bureautique qui consomme peu d’énergie et d’utiliser la carte externe pour les applications gourmandes. Jusqu’ici, sans outil externe, votre environnement fonctionnait avec une carte graphique seulement et sans possibilitĂ© de changer celle en fonction Ă  chaud. Aujourd’hui, celle intĂ©grĂ©e au processeur est utilisĂ©e par dĂ©faut. Puis, en cas de besoin, vous pouvez lancer un logiciel sur l’autre carte graphique. Cela nĂ©cessite de lancer le programme avec la variable d’environnement `DRI_PRIME=1` ou via un clic droit pour lancer l’application dans l’interface GNOME Shell. ![Lancer une application sur la carte graphique externe](https://fedoraproject.org/w/uploads/8/82/Gnome-shell-discrete-gpu-menu.png) # Administration systĂšme Fedora poursuit le changement opĂ©rĂ© par Fedora 24, avec la **suppression des algorithmes de sĂ©curitĂ© obsolĂštes [[RC4]] et SSL 3.0 dans la bibliothĂšque NSS**. AprĂšs les bibliothĂšques OpenSSL et GnuTLS, cela concerne donc cette fois les applications de Mozilla ou cURL. Cela permet d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des applications en empĂȘchant l’utilisation de ces protocoles qui ne sont plus sĂ©curisĂ©s. Dans la mĂȘme veine, les certificats 1 024 bits provenant d’autoritĂ©s de certification ont Ă©tĂ© supprimĂ©s du systĂšme. **Deux liens symboliques liĂ©s Ă  SSH sont supprimĂ©s** : `slogin` et `sshd-keygen`. Le premier Ă©tait un lien symbolique vers `ssh` lui‐mĂȘme pour la compatibilitĂ© avec d’anciens systĂšmes, mais qui a Ă©tĂ© supprimĂ© par le projet officiel il y a peu, et Fedora a dĂ©cidĂ© d’en faire autant. Le second Ă©tait un script, notamment d’initialisation, pour gĂ©nĂ©rer les clĂ©s SSH. Cependant, avec le passage Ă  _systemd_, il a Ă©tĂ© supprimĂ© et les applications qui ont besoin des clĂ©s SSH disponibles sur le systĂšme devront dĂ©pendre du service systemd _sshd-keygen.target_. ![Logo d’OpenSSH](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/65/OpenSSH_logo.png) **La bibliothĂšque UDisks2 a Ă©tĂ© remplacĂ©e par Storaged.** Cette bibliothĂšque est en fait un _fork_ de UDisks2 pour proposer des greffons orientĂ©s pour l’entreprise pour gĂ©rer les volumes LVM2 et iSCSI. Elle gĂšre aujourd’hui Ă©galement Btrfs, BCache, LSM et ZRam. Cependant la compatibilitĂ© binaire et avec DBus a Ă©tĂ© prĂ©servĂ©e. Cela concerne la plupart des logiciels qui s’occupent des espaces de stockages, tels que GVFS, GNOME Disques, blivet ou Cockpit. **AmĂ©liorations dans l’utilitaire Cockpit.** Cet utilitaire, prisĂ© par les administrateurs systĂšme, dispose maintenant d’un module similaire au rapporteur graphique des anomalies constatĂ©es par SELinux, avec la suggestion de correction si l’anomalie est lĂ©gitime. Les clĂ©s SSH de l’hĂŽte sont affichĂ©es dans le tableau de bord pour identifier plus facilement les changements opĂ©rĂ©s sur celui‐ci. En outre, il devient possible d’utiliser l’identification par deux facteurs, pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© d’accĂšs. **FreeIPA, le systĂšme de gestion d’identitĂ© progresse Ă  la version 4.4.** Cette version apporte dans l’interface Web la possibilitĂ© de visualiser et de modifier la topologie du systĂšme. Cette mĂȘme interface peut ĂȘtre accessible via une identification par clĂ©s de sĂ©curitĂ© ou certificats. L’intĂ©gration d’Active Directory progresse, avec l’ajout de fonctions pour les environnements professionnels, comme les utilisateurs qui peuvent changer leurs informations via la ligne de commande ou encore le solveur DNS qui gĂšre les conflits d’espaces de noms. Et bien d’autres choses encore ! # DĂ©veloppement **La bibliothĂšque standard Glibc progresse Ă  la version 2.24.** Comme souvent, _glibc_ renforce sa stabilitĂ© et sa sĂ©curitĂ© par des correctifs mineurs. Fedora en a profitĂ© pour crĂ©er deux paquets _glibc-nss-devel_ et _libcrypt-nss_ pour tout ce qui concerne NSS, afin d’allĂ©ger les systĂšmes n’en ayant pas besoin. Dans ce but Ă©galement, les binaires `sln` et `ldconfig` sont maintenant identiques, car ils avaient beaucoup de code en commun. Comme _busybox_, l’usage de la partie spĂ©cifique de l’un ou de l’autre dĂ©pendra du nom de la commande d’invocation. **Pour Python, il est possible d’installer des versions concurrentes ensemble.** Auparavant, Fedora ne proposait que les derniĂšres versions de Python des branches 2._x_ et 3._x_. Aujourd’hui, il existe des paquets pour exploiter Python 3.5, 3.4, 3.3, 2.7 et 2.6 au sein d’un mĂȘme systĂšme, pour faciliter le travail des dĂ©veloppeurs sur des applications pas toujours compatibles. **Le compilateur de Haskell, GHC, passe Ă  la version 7.10.** Cette version introduit des changements majeurs, rompant la compatibilitĂ© avec le passĂ©. Par exemple, la classe _Applicative_ devient une superclasse de _Monad_. Parmi les amĂ©liorations importantes, GHC se dĂ©barrasse des conditions spĂ©cifiques accordĂ©es Ă  la bibliothĂšque C GMP pour gĂ©rer les grands nombres, dorĂ©navant c’est une bibliothĂšque comme les autres. Les greffons peuvent aussi modifier le comportement du vĂ©rificateur de type, qui, lui‐mĂȘme, peut gĂ©rer une signature de fonction partielle pour la traiter en dĂ©tail dans un second temps. **Le reluisant langage Perl Ă©volue Ă  la version 5.24.** Cette version apporte la gestion de l’Unicode 8.0 et le _hasbang_ redirige maintenant vers le futur Perl 6. Certains comportements sont mieux dĂ©finis, comme les dĂ©calages d’entiers nĂ©gatifs (avec `<<` ou `>>`) ou les fonctions `printf()` et assimilĂ©es qui peuvent changer la prĂ©cision des arguments. Les noms de variables en ASCII doivent ĂȘtre des caractĂšres visibles. Et bien d’autres choses encore... ![Logo de Node.js](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7e/Node.js_logo_2015.svg/langfr-320px-Node.js_logo_2015.svg.png) Pour les amateurs de JavaScript, c’est **Node.js qui utilise la branche 6.x** (6.9, plus prĂ©cisĂ©ment). En effet, Fedora avait repoussĂ© ce changement pour des raisons de durĂ©e de vie des versions de ce projet. Parmi les amĂ©liorations notables, nous avons une meilleure gestion des erreurs dans beaucoup de modules. Il y a aussi une meilleure sĂ©curitĂ©, par la mise Ă  jour de nombreuses dĂ©pendances (comme OpenSSL ou V8) mais aussi par des changements de comportement comme `url.resolve()` qui n’envoie pas un couple identifiant-mot de passe en cas de changement de l’hĂŽte par exemple. Et bien d’autres changements, qui peuvent nĂ©cessiter une adaptation des modules ou applications. ![Logo de Rust](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Rust_programming_language_black_logo.svg/200px-Rust_programming_language_black_logo.svg.png) **Le compilateur pour le langage Rust est enfin disponible.** Le langage dĂ©veloppĂ© par Mozilla va servir de base aux changements Ă  venir du moteur de rendu de Firefox : _Gecko_. En fait, ce langage a Ă©tĂ© conçu dans l’optique de remplacer le C ou le C++, avec des performances similaires mais une fiabilitĂ© Ă  l’exĂ©cution accrue en rĂ©alisant beaucoup de vĂ©rifications en amont ou de par sa gestion de la concurrence permettant de tirer profit sans grand risque du parallĂ©lisme de nos processeurs. Cette mise Ă  disposition permettra Ă  la communautĂ© autour de ce langage d’y travailler depuis Fedora plus simplement. **Le langage Go fonce Ă  la version 1.7.** Le langage de Google bĂ©nĂ©ficie surtout d’un changement de ses outils pĂ©riphĂ©riques, le langage lui‐mĂȘme bĂ©nĂ©ficiant de changements mineurs. Google s’est attaquĂ© Ă  de nombreuses optimisations, principalement pour l’architecture x86-64. Par exemple, le compilateur est basĂ© sur une nouvelle architecture [SSA](https://godoc.org/golang.org/x/tools/go/ssa) permettant d’identifier plus rapidement des portions de code inutiles, afin de gagner du temps Ă  l’exĂ©cution et en taille de binaire. Le ramasse‐miettes et le compilateur ont Ă©tĂ© optimisĂ©s Ă©galement, tout comme le format d’exportation des binaires. Selon Google, les binaires pourraient ĂȘtre de 20 Ă  30 % plus lĂ©gers, et la vitesse d’exĂ©cution de 5 Ă  35 % plus rapide. **Le langage fonctionnel Erlang 19 est Ă  l’honneur.** Cette version apporte beaucoup de choses, comme une amĂ©lioration des performances des fonctions cryptographiques via l’ajout d’une interface permettant l’usage plus poussĂ© d’OpenSSL. Une nouvelle machine d’état _gen_statem_ est proposĂ©e, destinĂ©e Ă  remplacer _gen_fsm_ en Ă©tendant ses fonctionnalitĂ©s comme les Ă©vĂšnements qui peuvent ĂȘtre repoussĂ©s. Mais aussi l’ajout expĂ©rimental de la gestion des _UNIX Domain Sockets_, ouvrant la voie Ă  l’interaction d’Erlang avec _journald_, _systemd_ ou encore _dbus_, que le nouveau paquet _erlang-dbus_ permet. **Le cadriciel [_Ruby on Rails_](https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruby_on_Rails) est sur les rails vers la version 5.0.** Il met Ă  disposition _ActionCable_ pour interagir avec les [WebSockets](https://fr.wikipedia.org/wiki/WebSocket), _API mode_ pour concevoir des API serveur plus facilement, ou encore le nouvel utilitaire _Rake_ pour exploiter Rails en ligne de commande. ![Logo de PHP](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/27/PHP-logo.svg/250px-PHP-logo.svg.png) **Le langage PHP s’impose avec la [version 7.0](https://linuxfr.org/news/sortie-de-php-7-0-un-nouveau-depart).** Cette version majeure garde une bonne compatibilitĂ© ascendante avec la prĂ©cĂ©dente. Une bonne partie a Ă©tĂ© réécrite pour amĂ©liorer les performances de consommation mĂ©moire et de temps d’exĂ©cution (de l’ordre de 50 % pour chaque, pour les gros sites). Mais l’API interne a beaucoup changĂ©, ce qui a impliquĂ© beaucoup de réécriture des extensions en C et la suppression de toutes celles qui n’ont pas su tenir le rythme. **Inclusion de Jekyll**, un utilitaire qui transforme vos fichiers textes au format Liquid et Markdown en site Web ou _blog_ automatiquement. GitHub Pages repose sur cette solution, par exemple. # Internationalisation La norme **UNICODE 9.0 fait son entrĂ©e** dans Fedora 25. Cette mise Ă  jour apportĂ©e aux bibliothĂšques de base de la distribution, telle que _glibc_ permet de la rĂ©percuter sur l’ensemble des applications. Elle apporte prĂšs de 7 500 caractĂšres, environ 70 emojis et ajoute ou amĂ©liore la gestion de certaines langues asiatiques et africaines. ![Logo d’Unicode](https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ab/Unicode_logo.svg/180px-Unicode_logo.svg.png) L’assistant Ă  la saisie [[iBus]] a bĂ©nĂ©ficiĂ© de plusieurs amĂ©liorations importantes. Tout d’abord, vous connaissiez peut‐ĂȘtre dĂ©jĂ  la saisie de n’importe caractĂšre Unicode en rentrant son code hexadĂ©cimal aprĂšs `Ctrl` + `Maj` + `U` ? Bien pratique parfois, mais nĂ©anmoins peu utilisable gĂ©nĂ©riquement, Ă  moins de connaĂźtre par cƓur tout Unicode. Or, typiquement, les « caractĂšres emojis » ne sont pas disponibles par dĂ©faut sur les claviers. Ainsi, plutĂŽt que d’insĂ©rer manuellement les codes de caractĂšres Unicode, il sera maintenant possible de rentrer des [mots‐clĂ©s aprĂšs `Ctrl` + `Maj` + `E`](https://fedoraproject.org/wiki/Changes/IBus_Emoji_Typing), ce qui proposera une liste d’emojis correspondants. Les mots clĂ©s sont tirĂ©s de la liste des [annotations emoji](http://unicode.org/emoji/charts/index.html#col-annotations), lesquelles sont localisĂ©es. ![castle emoji](https://mike-fabian.github.io/ibus-typing-booster/images/emoji-castle.png) Mais iBus propose Ă©galement une **aide Ă  la saisie rapide** qui a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e pour [suggĂ©rer des emojis](https://fedoraproject.org/wiki/Changes/Ibus-typing-booster_multilingual_support). Ce mĂȘme assistant — qui suggĂšre des mots durant la frappe — peut dorĂ©navant proposer [plusieurs langues Ă  la fois](https://mike-fabian.github.io/ibus-typing-booster/documentation.html#multilingual-input). Ainsi, il est possible d’auto‐complĂ©ter le terme en cours en anglais alors que la phrase est en français et inversement. ![Several languages](https://mike-fabian.github.io/ibus-typing-booster/images/hindi-english-example.png) # Du cĂŽtĂ© du Projet Fedora **L’image minimale de base de Fedora ne dispose plus des paquets Perl** pour l’allĂ©ger d’environ 20 Mio et simplifier sa maintenance. Cette image de base, qui pĂšse aujourd’hui 527 Mio, est utilisĂ©e par Koji pour tester l’installation d’un ensemble de paquets essentiels pour toutes les images de Fedora. Elle est aussi exploitĂ©e par les empaqueteurs pour s’assurer du bon fonctionnement d’une mise Ă  jour ou d’un nouveau paquet. Cela leur offre donc Ă©galement un gain de temps important Ă  terme. **Un nouvel outil pour gĂ©rer la crĂ©ation des images officielles a Ă©tĂ© conçu.** NommĂ© _Release Engineering Automation Workflow Engine_, il met en Ɠuvre une centralisation dans la communication entre certains composants de l’infrastructure, afin de collecter les journaux associĂ©s et de proposer un vĂ©ritable espace de travail pour simplifier ce processus. Le tout reposant sur Ansible, il permet de remplacer un bon nombre de scripts et autres tĂąches planifiĂ©es _cron_ et de simplifier l’infrastructure existante. Cela permettra au processus de devenir plus flexible Ă  l’avenir car plus fiable et rapide, notamment dans le cadre de _Fedora.NEXT_, mais aussi de former plus facilement de nouveaux contributeurs dans cette Ă©quipe de livraison. # Les nouvelles de la traduction Pour Fedora 25, les traducteurs se sont chargĂ©s de traduire intĂ©gralement _ibus-typing-booster_, qu’on pourrait appeler l’accĂ©lĂ©rateur de saisie ! Il vise Ă  l’origine Ă  faciliter l’écriture de langues asiatiques, mais peut aussi permettre aux occidentaux, outre l’accĂ©lĂ©ration de la saisie par prĂ©diction, d’accĂ©der Ă  leurs propres symboles : les Ă©moticĂŽnes ! Dans la continuitĂ©, nous avons Ă©galement traduit ou finalisĂ© des outils plus anciens _ibus_, _ibus-anthy_, _ibus-chewing_ et _ibus-libpinyin_, permettant la saisie en japonais et chinois. Évidemment, l’outil _Fedora Media Writer_, qu’on appellerait l’installateur de mĂ©dias, est intĂ©gralement traduit pour faciliter l’installation. Les sites Internet et tous les outils principaux sont toujours complĂštement traduits. L’outil de signalement automatique ABRT et ses dĂ©pendances devraient ĂȘtre Ă©galement complĂštement traduits pour faciliter la remontĂ©e de rapports d’anomalie, ainsi que Storaged pour le partitionnement. L’équipe de documentation a toujours besoin de bras pour actualiser ses documents et publier nos traductions. [Ils refondent leurs outils et chaĂźnes de production](http://www.winglemeyer.org/technology/2016/09/20/fedora-docs.html), n’hĂ©sitez pas Ă  les aider ! ## Que faire pour aider ? DĂšs que vous voyez un logiciel (que vous utilisez) qui est incomplet voire non traduit : * remontez jusqu’à son code ; * trouvez sa plate‐forme de traduction ; * battez‐vous pour obtenir une traduction Ă  100 % ; * relisez trois fois pour un 100 % en qualitĂ© ; * suivez son cycle de parution pour s’assurer que les nouvelles traductions parviennent jusqu’à votre ordinateur. La derniĂšre Ă©tape peut prendre du temps. Traduisez Ă©galement les notes de version de vos logiciels et outils pour faciliter leur comprĂ©hension. ## Un doute dans la traduction d’un programme ? Vous pouvez prĂ©ciser dans quelle langue lancer le programme en surchargeant la valeur de la variable d’environnement `LANG`. Par exemple, si votre systĂšme est configurĂ© en français, vous pouvez tout de mĂȘme lancer l’éditeur OpenStreetMap en anglais, en faisant : ```bash LANG="en_US" josm ``` ## Organisation de Fedora L’organisation de la traduction d’une distribution est particuliĂšre de par la diversitĂ© des sources des contenus fournis Ă  l’utilisateur. La communautĂ© Fedora : * utilise majoritairement Zanata comme [plate‐forme de traduction de ses productions internes](http://fedora.zanata.org/) ; * on y trouve, par exemple, [les sites Web](https://fedora.zanata.org/version-group/view/web) ; * les outils majeurs, tels que [l’installateur ou le gestionnaire de paquets DNF](https://fedora.zanata.org/version-group/view/main). Des logiciels peuvent ĂȘtre majoritairement utilisĂ©s par Fedora, mais ĂȘtre pensĂ©s dans une optique plus large, on les retrouvera sur la plate‐forme « publique » de Zanata. C’est d’ailleurs lĂ  qu’on trouvera Zanata ou Publican : . Pour tout le reste, il faut remonter Ă  la source du code pour trouver oĂč traduire. Voici quelques exemples parmi les plus connus : * [Thunderbird et Firefox](https://wiki.mozilla.org/L10n:Home_Page) ; * [LibreOffice](https://fr.libreoffice.org/community/localization/) ; * [GNOME](https://l10n.gnome.org/) ; * [KDE](http://l10n.kde.org/).

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