URL: https://linuxfr.org/forums/general-general/posts/mon-exp%C3%A9rience-freebsd Title: Mon expérience FreeBSD Authors: Zylabon Date: 2011年06月05日T21:58:00+02:00 Tags: freebsd, debian, fedora, slackware et firefox Score: 18 Je voulais vous faire part de ma fraîche expérience FreeBSD. Je ne sais pas si ça a sa place ici. Mais ça me semble important. Je voulais m'y mettre depuis longtemps mais j'étais échaudé par les fanboy *BSD avec le fameux troll « Linux c'est de la merde et personne ne s'en rend compte » et le « La liberté d'interdire doit être protégée ». En mettant ça de coté, j'ai décidé de m'y mettre ! J'espère ne pas dire de connerie dans la suite, s'il y en a, merci de me corriger. 1) Le choix de l'image : Il y a trois branches FreeBSD, un peu à l'image de Debian "RELEASE" qui est l'équivalent du "Stable" Debian "STABLE" qui est l'équivalent de "Testing" Debian "CURRENT" qui est l'équivalent de sid J'ai courageusement opté pour "RELEASE 8.2" c'est la plus stable, celle susceptible de poser le moins de problème, j'ai téléchargé et gravé le DVD. 2) Ça boot, l'installateur se lance, avec une interface semi-graphique, les questions faciles sur les langues... Et l'étape de partitionnement des disques... mes petits /dev/sda /dev/sdb s'appellent maintenant /dev/ad0 /dev/ad1 /dev/da0 et impossible de savoir qui est qui ! Je suis retourné sur Linux et j'ai noté les tailles des disques au secteur près pour les différencier. Le partitionnement se fait sans trop de problème avec fdisk (très rudimentaire au demeurant, il affiche les tailles des partitions en secteurs par exemple). Sous freeBSD avec le système UFS2, les partitions étendue s'appellent des tranches (et il est possible d'en avoir 4, contre une seule partition étendue pour Linux) et les partition sont désignée par une lettre. Par exemple, la seconde partition de la seconde tranche du disque ad0 est /dev/ad0s2b (c'est un peu plus compliqué pour les partitions suivantes, la troisième partition étant réservée) 3) l'installation. Je ne sais pas quoi dire, très simplement cet installateur est le pire que j'ai jamais vu. Tout est mélangé, l'installateur du système, la configuration, l'installation de paquets supplémentaire, on est sans cesse en train de se perdre dans les menus. Mon conseil serait de ne pas chercher à faire de zèle. Juste, partitionnez, installez le système de base, configurez le réseau, les "ports", le mot de passe root, et rebootez, c'est bien plus simple de faire le reste depuis le système installé (de plus il est possible de relancer l'installateur après, c'est pratique si l'on a raté quelque chose) 4) Le système de paquetages. C'est bien fichu. Il y a en fait deux approches. La première c'est le port. Dans /usr/ports il y a un arbre qui contient des scripts pour installer des logiciel depuis les sources en une seule commande. par exemple, vous voulez installer wget : $ whereis wget wget: /usr/ports/ftp/wget $ cd /usr/ports/ftp/wget $ make install clean Et make se charge de récupérer les sources, compiler, et installer. L'autre méthode consiste à installer un paquet pré-compilé avec pkg_add -r wget. C'est plus rapide évidement. 5) La configuration du système. C'est pour ça qu'il faut absolument essayer FreeBSD ! C'est super simple ! Il n'y a que quelques fichiers de configuration, dont la syntaxe est simplissime. Plus simple que Arch encore. À des années lumière de Debian ou Fedora. Par exemple, un bout de mon fichier /etc/rc.conf hostname="bureau" ifconfig_nfe0="DHCP" #ntf0 c'est eth0 de linux, ici un chipset nvidia, d'où le nom. hald_enable="YES" linux_enable="YES" #le démon de compatibilité binaire linux Pour charger des modules, c'est dans le /boot/loader.conf, avec une syntaxe similaire : nom_module_load="YES" /etc/sysctl.conf pour les réglages du noyau. 6) La compatibilité des systèmes de fichiers avec GNU/Linux. C'est la cata (valable pour fedora 15 et freeBSD 8.2): UFS2 : lisible seulement en lecture seule sous Linux (et j'ai même pas réussi à en monter un d'ailleurs) ZFS : la version implémentée dans FreeBSD est trop vielle pour lire les volumes faits avec zfs-fuse, de plus zfs n'est pas très adapté, il y a une procédure spéciale pour monter volume avec différents systèmes d'exploitation tour à tour. FAT32 : (no comment) NTFS : (no comment) EXT2 : FreeBSD ne supporte pas l'inode de 256 octets, aujourd'hui le standard sous Linux. Il faut formater un volume avec l'option -I128 pour que ça marche (c'est la solution que j'ai choisi) Si je devais faire un pour/contre pour freeBSD je dirais : Pour : La qualité de la doc Le principe KISS scrupuleusement respecté La simplicité d'administration La qualité et la solidité du système Contre : Les commande pas GNU ! Dieu que c'est chiant de ne plus être capable d'utiliser "ls" sans devoir lire le man ! Bon, c'est pas du tout "contre FreeBSD" mais c'est vraiment chiant de devoir réapprendre à faire des truc aussi con. je sens que je vais me faire une collection d'alias pour GNUifier les commandes BSD, les commandes GNU sont plus "user friendly" par exemple sous BSD les options ne peuvent pas être mise après les arguments alors que GNU s'en accommode (le plus souvent). Les shell par défaut très rudimentaire (sh pour les utilisateurs non-privilégiés et csh pour root. Je ne peux pas me passer de bash personnellement) La compatibilité des FS avec linux Le manque de popularité, c'est pas vraiment un "contre" mais sous n'importe quelle distro GNU/Linux, copiez coller un message d'erreur dans google, et vous trouvez une solution à votre problème. Avec freeBSD, à coté de la doc officielle il n'y a pas grand chose. Problèmes de compatibilité matériel, les leds de mon clavier merdouillent un peu par exemple, j'ai pas testé de wifi, j'ignore s'il existe un "network manager". Ni pour ni contre, mais à noter. Les versions de *certains* logiciels de RELEASE datent un peu : gcc 4.2, firefox 3.6.13 par exemple. Il y aussi KDE 4.5 et gnome 2.32.1 Bref ! Pour tout ceux qui veulent un système d'exploitation performant, solide, et simple, FreeBSD mérite une place dans la balance à coté de Slackware par exemple. Le plus gros défaut de FreeBSD c'est de ne pas être GNU/Linux. Même si je pense qu'un utilisateur Arch sera moins dépaysé en passant à FreeBSD qu'en passant à Fedora par exemple (modulo les outils GNU). Je vais m'amuser encore un moment avec FreeBSD et ensuite j'ai très envie de faire mumuse avec Dragonfly-BSD et son HammerFS et OpenIndiana et ZFS.

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